Les écoles de commerce, pépinières d’entrepreneurs

Par Clémentine Rigot, publié le 02 Decembre 2020
6 min

En 2020, nombreuses sont les écoles qui proposent un parcours axé sur l’entrepreneuriat pour accompagner les élèves dans la création de leur future entreprise. Incubateurs de start-up, coaching, spécialisations en master… Quelles options les écoles offrent-elles pour apprendre à entreprendre ?

A l’heure de la "start-up nation" et du numérique, de plus en plus d’élèves d’écoles de commerce se rêvent en chefs d’entreprise. Et les écoles l’ont bien compris : elles se sont adaptées à la demande grandissante d’outils d’accompagnement, en infusant l’envie d’entreprendre dans un maximum de formation. "100% des étudiants d’HEC Paris, peu importe leur cursus, sont formés à l’innovation et l’entrepreneuriat", affirme Inge Kerkloh-Devif, Senior Executive Director du centre IDEA de l’école, véritable écosystème autour de la recherche, de l’enseignement, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Certains élèves choisissent ainsi de s’orienter vers ces domaines dès leurs premiers pas sur le campus.

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Les masters dédiés à l’entrepreneuriat

Les Programmes Grande école (PGE) multiplient les spécialisations axées sur l’entreprise, en misant sur des partenariats prestigieux, comme le MSc X-HEC Entrepreneurs avec Polytechnique, qui offre une immersion totale dans la réalité de l’entrepreneuriat. Un parcours y est également dédié pendant trois ans à Toulouse Business School (TBS) avec des ateliers, du consulting ou encore une simulation de pilotage d’entreprise. Le M2 Entrepreneuriat et Business Development permet de se spécialiser à la création de start-up et PME, et prépare à la direction de centre de profits.

A l’EDC Paris Business School, le PGE forme à l’innovation, à la transformation digitale et à l’entrepreneuriat, avec une possibilité d’alternance ou de double diplôme, en France ou à l’étranger. Le parcours Etudiant-Entrepreneur permet quant à lui de "concilier cours, examens et obligations de chefs d’entreprise", précise l’établissement. Les membres de ce cursus sont coachés par des enseignants-chercheurs et mentorés par un diplômé d’EDC. Et la palette de l’école fait ses preuves : 80% des diplômés de l’EDC évoluent dans l’intrapreneuriat, l’innovation ou le business development.

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Les incubateurs, nouvel atout des écoles de commerce

Pour les étudiants désireux de monter leur projet, l’école toulousaine propose également sa propre structure d’accompagnement. TBSeeds est un incubateur ouvert aux étudiants de TBS (sans frais supplémentaires) ou d’autres écoles supérieures d’Occitanie. Son intégration se fait sur dossier de candidature. Flavien Thouroude, 24 ans, est entré dans l’incubateur en M2, aux côtés d’une dizaine d’autres étudiants. Avec un camarade, ils ont créé Bomolet, une marque de vêtements de sport, "dédiés à la course à pied, fabriqués en France à partir de matières naturelles ou recyclées".

TBSeeds leur a permis de peaufiner leur projet qui devrait voir le jour en 2021. Flavien est catégorique : l’incubateur lui a apporté le soutien dont il avait besoin pour se lancer. "Ça permet d'avoir du concret et de rencontrer des entrepreneurs qui viennent parler de leurs problématiques, des passionnés qui partagent leur expérience et donnent des conseils applicables à notre projet".

Les incubateurs germent également dans les grandes écoles post-bac : l’EDC Paris a ainsi développé EDCube, qui se veut un tremplin pour la création et la réalisation de projets, de la start-up aux PME. La panoplie d’accompagnements est variée, avec du coaching, des conférences ou encore la mise en relation avec des institutions d’apport en capital.

Parmi toutes ces couveuses à entreprises, l’incubateur HEC Paris se démarque par sa localisation, au cœur du plus grand campus de start-up : Station F. Près de 90 projets voient le jour chaque année à l’école et trois des 14 licornes françaises y ont été lancées.

Pour être éligible à l’incubateur HEC, il faut être diplômé ou certifié de l’école, notamment via les MOOC, ce qui "permet de diversifier les profils". Mais la sélection est rude : seuls 6 à 8% des candidats sont retenus. L’incubateur fonctionne à la carte et s’adapte aux besoins des participants. Si ces derniers sortent en moyenne au bout d’un an, il n’y a pas de délai limite ; les start-upers signent pour trois mois renouvelables, pour un tarif de 250 euros par mois. Dès 2021, une offre d’incubation en ligne verra le jour, en addition à celle déjà existante.

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Le réseau comme ultime tremplin

Autre atout majeur d’HEC Paris : son réseau alumni, "indispensable dans l'écosystème et très fortement impliqué", explique Inge Kerkloh-Devif. Et pour cause : plus de 60.000 anciens composent ce grand carnet d’adresses, dont certains investissent dans HEC Ventures, le fonds de l’école, qui permet de financer des projets d’entreprises et ainsi soutenir les entrepreneurs de demain.

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