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Ma vie d’étudiant à l’école des mines d’Albi–Carmaux : Marie et Jérôme, en 3e année

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Marie et Jérôme, élèves-ingénieurs en troisième année à l'écoles des Mines Albi-Carmaux // © Céline Authemayou
Marie et Jérôme, élèves-ingénieurs en troisième année à l'écoles des Mines Albi-Carmaux // © Céline Authemayou

Marie et Jérôme sont élèves ingénieurs à l’École des mines d’Albi-Carmaux. Tous deux en troisième année, ils s’apprêtent à quitter leur établissement pour rejoindre le monde de l’entreprise, dans le cadre de leurs travaux de fin d’études (TFE). Ils reviennent sur leurs années de formation, marquées par les rencontres et les voyages.

Ils ont quitté l'Est de la France pour rejoindre le Sud-Ouest ensoleillé. Après l'obtention de leur bac scientifique, Marie, 22 ans, la Mosellane, et Jérôme, 23 ans, l'Alsacien, se sont tous deux orientés vers des classes prépas scientifiques. À Mulhouse pour Jérôme, à Strasbourg pour Marie. "J'ai toujours été intéressée par le monde de l'aéronautique, se souvient Marie. À la fin de ma prépa, je me suis orientée naturellement vers le concours des mines. Je visais une grande école généraliste, qui me permettrait de parfaire ma culture scientifique tout en m'offrant une spécialisation en fin de cursus. Albi répondait parfaitement à mes exigences." Les mêmes choix ont guidé Jérôme, attiré par le domaine de l'énergie. "Je me suis tout d'abord basé sur les cursus proposés par les écoles, avant de me pencher sur l'aspect vie étudiante", se souvient-il.

Les deux étudiants intègrent donc l'École des mines d'Albi à la rentrée 2012 pour trois années d'études. En dernière année, Marie rejoint la filière IMAS (ingénierie des matériaux avancés et des structures) et Jérôme s'oriente vers l'éco-activité et énergie. "Étudier dans une école de petite taille offre un avantage certain, constate Marie. Les enseignants sont toujours très disponibles, ils nous connaissent très bien. Il n'y a pas de barrière entre eux et nous. Les laboratoires sont ouverts et les équipements de recherche accessibles. Un vrai plus pour piquer notre curiosité !"
 

Un stage à l'étranger : une expérience qui fait grandir


Dans le cadre de leur formation, Marie et Jérôme ont dû s'expatrier. Durant un trimestre, les deux étudiants ont réalisé un stage de trois mois dans une entreprise étrangère. Une obligation pour obtenir leur diplôme d'ingénieurs. Pour Jérôme, cap sur l'Inde, pour travailler dans une entreprise innovante dans le secteur du solaire, à Bangalore. "Le choc culturel fut immense, se souvient le jeune homme. Si j'avais déjà le goût du voyage, cette expérience a confirmé cette attirance." Marie, quant à elle, a traversé l'océan atlantique pour s'installer durant trois mois à San Diego, en Californie. Accueillie par une petite entreprise travaillant sur le matériel de plongée, elle avoue avoir vécu l'expérience la plus incroyable de sa vie. "J'en parle encore avec beaucoup d'émotion, sourit la jeune femme. J'ai très vite intégré le mode de vie local : tous les soirs après le travail, nous allions plonger entre collègues. Je logeais chez un couple de retraités, qui sont devenus au fil des semaines une seconde famille... Je me suis fait la promesse d'y retourner un jour."

À leur retour de stage, les deux étudiants ont vu une promo changée, "grandie" par cette expérience internationale. De leur côté, Marie et Jérôme espèrent bien travailler un jour à l'étranger. "J'aimerais trouver mon premier emploi en France pour parfaire mon expérience technique, explique Jérôme. Mais ensuite, pourquoi pas tenter l'aventure du VIE (volontariat international en entreprise)." Quant à Marie, qui va réaliser son stage de fin d'études chez Airbus, elle rêve de travailler pour le géant aéronautique en Allemagne.
 

Une vie étudiante très "famille"


Avant de s'y installer pour leurs études, Marie et Jérôme ne connaissaient pas Albi. Située à une heure de route de Toulouse, la ville compte 50.000 habitants. Une "petite" cité étudiante, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, qui dispose d'un campus tout confort situé à dix minutes à vélo du centre de ville. "Ici, la proximité est le principal atout de la vie étudiante, note Marie. Le gymnase est ouvert 24h/24. Nous vivons quasiment tous dans les résidences situées juste à côté du campus. Nous formons une véritable famille." Très investie dans la vie associative de l'école, Marie a présidé le bureau des sports et joué au football dans le club local. "On ne retire d'une école que ce qu'on y investit ! Il faut donc s'impliquer dans la vie de l'établissement", préconise-t-elle.
 

Pour aller plus loin : Classement des écoles d'ingénieurs : comment ils ont choisi leur école / Concours Lépine 2009 : Léo, une invention conçue à l'Ecole des Mines d'Alès / Chat : intégrer une école d'ingénieurs à tous niveaux