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Premier emploi à l'étranger : le volontariat international en entreprise

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De plus en plus de jeunes diplômés veulent décrocher un premier emploi à l’étranger. Trois principales pistes peuvent être envisagées pour réaliser ce rêve d’expatriation : le contrat local, le VIE (volontariat international en entreprise) et, dans une moindre mesure, les graduate programs. Avec chacune leurs avantages et leurs contraintes.

Le VIE, pour volontariat international en entreprise, est un dispositif qui permet à des jeunes diplômés de vivre une première expérience internationale en entreprise.


Le VIE, kesako ?

Les missions proposées (études de marché, animation d'un réseau commercial, support technique...) visent à renforcer la présence des entreprises françaises implantées à l'étranger. Chacune de ces missions fait l'objet d'un contrat avec Ubifrance, l'Agence française pour le développement international des entreprises, qui dépend du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère en charge du Commerce extérieur et de la direction générale du Trésor.

À noter que le VIE se décline aussi en VIA : volontariat international en administration. Il s'agit alors d'une mission pour le compte d'une administration française (ambassade, alliance française, institut de recherche, mission économique...), le plus souvent sur un projet économique ou culturel. Votre volontariat peut être placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères (environ un millier de volontaires chaque année) ou du ministère de l'Économie (plus de 200).

En septembre 2012, 7.221 jeunes étaient en VIE pour le compte de 1.692 entreprises, dont la moitié dans des grands groupes.


Comment s'y prendre ?

Une seule adresse Web à retenir pour rechercher une mission en VIE et y déposer sa candidature : civiweb.com. Il y a trois conditions minimales à remplir pour postuler : avoir entre 18 et 28 ans, être de nationalité française ou européenne et avoir un casier judiciaire vierge. Une mission dure entre 6 et 24 mois. Elle peut être renouvelée une seule fois.

En principe, les offres de mission concernent tous les jeunes diplômés. Dans les faits, la plupart d'entre elles requièrent un niveau bac+2 au minimum, notamment à des postes de commerciaux, d'ingénieurs, d'informaticiens, de gestionnaires, de contrôleurs de gestion... En effet, "depuis la création du dispositif, 9 VIE sur 10 ont un bac+5, précise Michel Lodolo, directeur du VIE chez Ubifrance. Il est plus facile pour les entreprises d'embaucher ces diplômés qui maîtrisent souvent déjà bien l'anglais."

"Mais nous faisons de plus en plus de communication en direction de tous les emplois, et les entreprises recherchent aussi des bac+2 ou 3, voire des bacheliers professionnels ou des CAP dans les métiers de bouche", assure-t-il.
 

Ce qu'il faut savoir avant de partir
 

Une fois sélectionné par l'entreprise qui va recruter, vous signez un contrat avec Ubifrance. Vous bénéficiez d'un statut public (sous la tutelle de la mission économique auprès de l'ambassade de France du pays concerné). Vous percevez une indemnité mensuelle composée d'une rémunération forfaitaire de 713 € et d'une partie variable revue régulièrement en fonction du niveau de vie dans le pays d'accueil. Au final, comptez entre 1.300 et 3.700 € par mois.Vous bénéficiez d'une couverture sociale et cotisez pour votre retraite.


Quelques chiffres sur le VIE

Depuis sa création en 2000, le VIE a concerné environ 39.854 jeunes, recrutés par quelque 4.670 entreprises (dont 66 % de PME) dans 163 pays pour des missions de 17 mois environ.

En tête des pays qui comptent le plus de volontaires : l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et Hong Kong, les États-Unis, la Belgique et Singapour. Et dans le "top 10" des secteurs les plus représentés : la banque, les TIC, les transports et la logistique, l'automobile, les services (formation, enseignement, RH), les énergies, l'agroalimentaire, le BTP, la santé et les équipements industriels. Enfin, sachez qu'un an et demi après la fin de leur volontariat, 88 % des jeunes ont un emploi, dont la moitié à l'étranger.
 

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