TEMOIGNAGES. Victor et Eyal ont intégré une école d’ingénieurs en admissions parallèles

Par Valentin Moinard, publié le 26 Juillet 2022
5 min

TEMOIGNAGES. Les écoles d'ingénieurs réservent des places en admissions parallèles pour des élèves qui ne sont pas passés par une prépa et n'ont pas eu un parcours linéaire. L'Etudiant a rencontré Victor et Eyal...

Les concours ne sont pas un passage obligé pour intégrer une école d'ingénieurs. Elles sont nombreuses à se diversifier en ouvrant leurs portes à des profils variés par la voie des admissions parallèles pour des élèves. Deux étudiants racontent à l'Etudiant le chemin qui les a menés en école d'ingénieurs.

Le choix du DUT pour "ne pas rester assis sur une chaise"

En 2019, Victor s’apprête à passer son bac S, et le chemin devant lui semble tout tracé : faire une prépa avant de rentrer dans une école d’ingénieurs pour ensuite travailler dans le biomédical.

Si la finalité n’a pas changé – Victor veut toujours être ingénieur dans le secteur de la santé – son parcours a connu quelques modifications. "Je ne voulais pas rester assis sur ma chaise de 8 à 18 heures tous les jours à faire la théorie", confie-t-il. Il découvre alors la possibilité de passer par un DUT, et opte pour celui en génie électrique, informatique et industriel à l’IUT d’Orléans.

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Un enseignement plus pratique

Un choix qui lui laissait beaucoup de portes ouvertes pour la suite de ses études, et qu’il ne regrette pas aujourd’hui. "Il y a plein d’avantages. Déjà, on fait bien plus de pratique, avec notamment les stages. En plus, si on se sent prêt à partir sur le marché du travail, on a déjà un diplôme. Alors que si on se rate après deux ans de prépa, on se retrouve techniquement sans diplôme."

Lui a décidé de continuer dans une école d’ingénieurs en rejoignant le parcours biomédical de l’Eseo (École supérieure d'électronique de l'Ouest) à Angers, où il termine tout juste sa première année à 20 ans. Il est rentré sur dossier, sans avoir eu besoin de passer un concours.

Victor l’admet "la marche est un peu haute au début, il faut se mettre dans le bain". Mais pense quand même que ce genre d’admission parallèle gagnerait à être plus connu car pourrait correspondre à de nombreux profils.

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"Un accompagnement bien plus personnalisé"

"Classique" n’est pas le premier adjectif qui vient à l’esprit en regardant le parcours d’Eyal. A 22 ans, le jeune homme est actuellement en formation d’ingénieur informatique à l’école CY Tech de Cergy.

Sauf qu’à la sortie d’un bac S obtenu avec mention très bien, il s’est orienté vers… une première année de médecine. "J’hésitais entre médecine et informatique, je suis parti vers le premier choix" se souvient Eyal.

Malheureusement, ses résultats ne lui permettent pas de franchir l’étape du concours et il quitte la fac après un an et demi. "Là je ne savais pas trop quoi faire ensuite." Il décide finalement de reprendre à zéro comme s’il sortait du bac et de se lancer dans une admission parallèle en tentant de rejoindre la première année de la prépa intégrée de CY Tech, pour devenir ingénieur informaticien.

Une prépa intégrée permet de se différencier des autres étudiants

Après une première sélection sur dossier et un entretien, il est admis. Et trois ans plus tard, il est ravi de son choix. "Je conseille à ceux qui ne sont pas rassurés par les prépas de faire une admission parallèle. Certains ne sont pas faits pour les concours et y trouveront un accompagnement bien plus personnalisé."

Lui par exemple ne savait pas que ce genre de parcours était possible lorsqu’il était au lycée. Amateur de codage et de programmation, cette possibilité a été une opportunité inattendue. "En plus de m’avoir sauvé la mise, faire une prépa intégrée permet de se différencier des autres étudiants. Je pense que c’est plus professionnalisant qu’une prépa" conclut Eyal.

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