L'université de Cergy se met à la transition écologique

Par Florian Dacheux, publié le 09 Mars 2022
4 min

Alors que le rapport Jouzel, remis à la ministre de l'Enseignement supérieur, et celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat viennent d’être publiés, de plus en plus d’universités intègrent les enjeux de la transition écologique dans leurs parcours. Illustration à l'université de Cergy, qui porte l’ambition de devenir une fabrique de solutions en favorisant l’expertise scientifique interdisciplinaire.

À l’heure où les établissements de l’enseignement supérieur sont invités à former les étudiants aux enjeux socio-écologiques, de nouvelles formations spécialisées émergent. C’est notamment le cas du côté de CY Cergy Paris Université (CYU), qui vient d’être citée dans le rapport que le climatologue Jean Jouzel a remis à la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, le 16 février. Ce document recommande notamment de "viser à ce que 100% des étudiants, de niveau bac+2" soient formés aux enjeux de la transition écologique d’ici cinq ans.

Pour ce faire, CYU souhaite incarner une fabrique de solutions à travers un plan d’actions étalées jusqu’en 2030. "Le premier axe est territorial pour permettre à nos étudiants de développer des tiers-lieux innovants et de plancher sur des projets de l’agglomération de Cergy (95), détaille Magali Jaouen, la Vice-présidente à la politique de site. L’autre objectif, c’est de les accompagner vers l’entrepreneuriat, tout en adaptant les programmes afin que chaque apprenant dispose d’un socle de connaissances et de compétences minimum jusqu’aux déclinaisons spécifiques selon les filières."

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"L’écologie, on ne peut plus ne pas s’en préoccuper"

Labellisé Pepite, le projet "The Good Fashion" en est l’illustration. Il s’agit d’une application pour informer les utilisateurs de l’impact de leurs achats vestimentaires sur l’environnement. "Nous commencerons le prototypage l’année prochaine, témoigne Selma El Kharroubi, étudiante en deuxième année à CY Tech. L’écologie, on ne peut plus ne pas s’en préoccuper et le thème de la mode est un bon moyen de sensibilisation."

Signataire de l’Accord de Grenoble, qui répertorie les établissements du supérieur engagés dans la transition écologique, CYU compte également renforcer ses rangs d’ingénieurs pédagogiques. En poste depuis un peu plus d’un an, Aude de Bourgues confirme la tendance : "Nous fonctionnons aux côtés des étudiants dans une approche de co-construction. Ils s’expriment en petite équipe de cinq et sont amenés à coder, à développer des prothèses innovantes ou encore à concevoir le projet d’un immeuble autonome zéro déchet. On leur apprend surtout à se poser les bonnes questions."

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Actions associatives pour sensibiliser les étudiants de CYU

Des questions, Thomas Faguet, étudiant en deuxième année à CY Tech, s’en pose chaque jour. Président de GreenMoov, une association étudiante qui tente de faire évoluer les mentalités, il anime l’atelier "Fresque du Climat" en place au sein du campus depuis septembre dernier. "C’est l’occasion d’en apprendre davantage sur les causes et conséquences du réchauffement climatique, confie Thomas. Il s’agit surtout d’un atelier participatif où chacun apporte des solutions. On se base sur les chiffres du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) puis on réfléchit sur plein de petits détails en rapport avec l’éthique au travail, notre consommation, le tri des déchets, le trafic routier."

Une formation aux transitions écologique, citoyenne et sociétale, le Bachelor Act

L’université CYU vient également d’annoncer la création, avec l’Essec Business School, du Bachelor Act, une nouvelle formation de niveau bac+3 pluridisciplinaire dédiée aux transitions écologique, citoyenne et sociétale. La première promotion ouvrira en septembre 2022 avec à son bord 30 jeunes bacheliers motivés par les défis actuels.

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