Qui sont les étudiants à l'université ? Portrait-robot

Par Manon Pellieux, publié le 29 Mars 2021
4 min

Alors que le 8 avril, les élèves inscrits sur Parcoursup devront avoir confirmé tous leurs vœux, l'université reste une voie fortement demandée, que ce soit un choix initial ou un plan de secours. Mais alors qui sont les étudiants en université ? Grâce aux données du Mesri pour l'année 2019-2020, l'Etudiant décrypte pour vous les effectifs en université.

Parce que non sélective, l'université reste souvent un choix opéré par les étudiants pour intégrer l'enseignement supérieur. Les données du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation le montrent : l'affluence des étudiants vers l'université ne fait qu'augmenter depuis les années 1980.

Une chose est sûre : quel que soit l'établissement choisi vous vous retrouverez, en temps normal, au milieu de grandes promotions.

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Quels sont les départements disciplinaires qui attirent le plus ?

A l'université, les champs disciplinaires sont nombreux. Mais certaines formations attirent plus que d'autres. En 2019–2020, 34,3% des étudiants inscrits en licence sont dans le département des arts / lettres / langues et sciences humaines et sociales (SHS). Les plus représentés ensuite sont les étudiants en sciences (23,4%), suivis pas ceux en économie, gestion et AES (17,1%).

Cette répartition est totalement différente en master où ce sont les étudiants en santé qui sont les plus nombreux : ils représentent 28% des étudiants en master à l'université. Ils sont presque autant que les étudiants en arts / lettres / langues et SHS (27,9%).

A l'inverse, la part d'étudiants en économie, gestion et AES diminue entre la licence et le master. Ils sont 17,1% en premier cycle, contre 11,6% en master.

Pour ceux qui poursuivent jusqu'au doctorat, la répartition est, encore une fois, différente. Les doctorants sont pour moitié inscrits dans des départements de sciences (46,7%). 33% d'inscrits en arts / lettres / langues et SHS les accompagnent.

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58% d'étudiantes à l'université

D'un point de vue global, les femmes sont majoritaires dans les formations universitaires. Elles représentent 58% de l'effectif total des étudiants. Malgré tout, de fortes disparités existent selon les domaines d'étude comme le montre l'infographie ci-dessous.

Par exemple, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à choisir une formation en droit ou sciences politiques. Les étudiantes composent pratiquement les deux tiers des effectifs en droit ou sciences politiques (69,4%). Au contraire, en STAPS, ce sont les étudiants qui sont majoritaires : 68,5% exactement. La filière où les effectifs sont les plus équilibrés est l'économie et AES avec 52,3% d'étudiantes et 47,7% d'étudiants.

Ces écarts se maintiennent en master. En revanche, ils se résorbent en doctorat. C'est le cas notamment pour la filière arts / lettres / langues et SHS. Dans certains domaines d'étude, la part d'hommes inscrits en doctorat dépasse même celle des femmes, pourtant majoritaires jusque-là. Cette tendance se retrouve notamment en droit et sciences politiques, ainsi qu'en économie et AES.

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Quelle origine sociale des étudiants selon leur champ disciplinaire ?

Un tiers des étudiants à l'université sont issus d'une famille de cadres ou de professions intellectuelles supérieures, contre seulement 10% d'enfants d'ouvriers, et 9% d'agriculteurs, artisans, commerçants ou chefs d'entreprise.

Pourtant, selon les domaines d'études ces effectifs peuvent varier. Par exemple, près de la moitié des étudiants en santé (47%) sont issus de familles de cadres. C'est en économie et AES que les enfants d'ouvriers sont le plus représentés : 13%. Par ailleurs, seulement 7,91% des étudiants en arts, lettres, langues et SHS sont issus d'une famille d'agriculteurs, d'artisans, de commerçants ou de chefs d'entreprise.

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La part de boursiers reste stable

A l'université, 4 étudiants sur 10 sont boursiers. Dans un groupe de travaux dirigés (TD) de 30 personnes, il y a donc en moyenne 12 boursiers. Depuis huit ans, ce taux reste stable.

Les bénéficiaires d'une bourse du Crous sont plus nombreux à l'université que dans les formations sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Depuis 2013, la part de boursiers y est en moyenne de 28%. Un chiffre bien en deçà des effectifs en BTS où les boursiers sont quant à eux 53% en moyenne.

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