1. En 2019, suivez Sara, en bac ES : "Le DNMADE ou la licence de socio, je suis perdue !"
Témoignage

En 2019, suivez Sara, en bac ES : "Le DNMADE ou la licence de socio, je suis perdue !"

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Le rêve de Sara, en terminale ES : le DNMADE. Mais la raison lui dicterait plutôt de s'inscrire en licence de sociologie... . // © Photo fournie par le témoin
Le rêve de Sara, en terminale ES : le DNMADE. Mais la raison lui dicterait plutôt de s'inscrire en licence de sociologie... . // © Photo fournie par le témoin

TIMELINE, ÉPISODE 1. Très créative, Sara, 17 ans, en terminale ES à Nogent-Le-Rotrou (28), veut à tout prix obtenir un DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design). Problème : ses professeurs préféreraient qu’elle se concentre sur une autre formation...

Le DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design), encore inconnu il y a un an, remplace désormais la MANAA (mise à niveau en arts appliqués), les BTS (brevets de technicien supérieur) en arts appliqués et les DMA (diplômes des métiers d’art). "Je ne connaissais pas du tout ce diplôme, mais en me renseignant, je me suis dit que c’était le parcours le plus adapté pour ce que j’envisage de faire plus tard", estime Sara. La lycéenne pensait s’investir dans cette formation… mais c’était sans compter sur l’avis de ses professeurs.

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Des recherches qui prennent du temps

"L’idée m’est venue en seconde. J’avais le projet de travailler dans le domaine de l’architecture. J’ai une appétence pour le design, la décoration… bref, tout ce qui demande de la créativité", raconte Sara. Après cette première étape de réflexion, il a fallu passer aux choses sérieuses. La lycéenne a d’abord rencontré son conseiller d’orientation, qui n’a fait que confirmer sa décision.

Une fois par semaine, les élèves de son lycée sont également accompagnés par leurs professeurs principaux pour avancer dans leurs recherches. "Un jour, j’ai passé trois heures avec l’un de mes profs. On a pris le temps de regarder toutes les formations qui existaient. Cela m’a beaucoup rassurée. Toute seule, j’aurais complètement paniqué !"

Des professeurs "réservés"

Mais après avoir songé au DNMADE, son professeur principal la met en garde. "Il m’a dit que les critères de sélection favorisaient davantage les élèves en STD2A (sciences et technologies du design et des arts), alors que je suis en série ES sans option arts plastiques…", explique-t-elle.

À l’approche du conseil de classe, ses professeurs ont également rendu un avis réservé en raison de ses résultats scolaires et de la pression qu’implique ce diplôme. "Je suis dégoûtée, mais je comprends. Je ne me suis pas donnée à fond au premier trimestre. Je vais tout faire pour me rattraper et leur montrer que je peux y arriver", réplique la lycéenne.

Découragée mais pas abattue

Encouragée par ses professeurs, Sara a déjà pensé à un plan B : une licence en sociologie. "Jamais je n’aurais imaginé faire de la socio. Cela n’a rien à voir avec le DNMADE, mais c’est la seule matière qui m’intéresse au lycée", précise-t-elle.

Pour autant, cette décision n’a fait qu’augmenter ses inquiétudes. "Je me sens complètement perdue. Je pensais me concentrer sur un seul vœu. Finalement, il faut que je trouve autre chose…" En attendant, Sara s'impliquer davantage dans la recherche d’écoles et de formations. "Le DNMADE reste mon premier choix, mais je vais m’informer sur les métiers qui existent après une licence de sociologie, au cas où…"