Économie, commerce

De l’administration de biens aux services RH en passant par l’auto-entreprise, les étudiants qui souhaitent exercer dans ces filières doivent avoir le sens du contact et aimer les chiffres.

Économie, commerce

La gestion, le commerce ou l’économie sont des secteurs transversaux qui permettent d’accéder à des métiers très divers dans les entreprises ou les administrations : comptable, directeur des ressources humaines, directeur marketing, chef d’entreprise… Des professions qui exigent toutes d’être rigoureux et de savoir communiquer, soit au sein de l’entreprise (avec d’autres services), soit vers l’extérieur (clients, fournisseurs). Les secteurs d’activité dans lesquels elles s’exercent sont eux aussi variés (services, industries, administrations…) et les formations qui y mènent – le plus souvent de niveau bac+5 – sont nombreuses.

DUT* et BTS, licences pro : des bac+2 et bac+3 tremplins

Les DUT (Diplômes universitaires de technologie) dispensés dans les IUT (Instituts Universitaires de Technologie) et les BTS (Brevets de Technicien ­Supérieur) dispensés dans des lycées publics ou des établissements privés sont des formations pratiques de deux ans qui permettent d’entrer directement dans la vie active à des postes de commerciaux, d’assistants marketing, d’assistants ressources humaines

 

Les principales spécialités sont les DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations), TC (Techniques de Commercialisation), GACO (Gestion Administrative et Commerciale des Organisations) et les BTS MCO (Management Commercial Opérationnel), NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client), CI (Commerce International à référentiel européen) ou TC (Technico-Commercial).

 

Poursuivre des études après ces bac+2 est possible. Il existe notamment de nombreuses licences professionnelles orientées économie-commerce-gestion. Calibrées à l’origine pour permettre une insertion directe sur le marché du travail, elles ouvrent aussi la possibilité de postuler en master professionnel ou de rejoindre une école de commerce en admission parallèle.

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Licences AES, Économie, et Économie et gestion : une bonne culture de base

À la fac, trois filières permettent d’étudier la gestion des entreprises : AES (Administration Économique et Sociale), Économie, Économie et gestion. Mieux vaut être prêt à suivre des études longues : les débouchés sont bien meilleurs au terme du master. La formation à l’université est plus théorique qu’en BTS ou en DUT et exige beaucoup de travail personnel et d’autonomie.

 

La licence AES (Administration Économique et Sociale) est pluridisciplinaire, aucune matière ne doit être délaissée : droit, sciences politiques, économie-gestion, sociologie, langues. Elle permet notamment de préparer les concours des écoles de commerce et les concours administratifs de ca­tégorie A. Ce cursus est surtout destiné aux bacheliers des séries S et ES (jusqu’en 2020). Pour les bacheliers concernés par le nouveau bac, il faudra choisir ses spécialités dans des domaines en relation avec le secteur d’études visé. 

 

Après une licence AES, il est possible de postuler à de nombreux masters, des ressources hu­­mai­nes au commerce international en passant par le management des administrations publiques, le marketing, la communication…

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La licence d’économie contient une forte dose de mathématiques, de statistiques et de techniques quantitatives. Elle est avant tout conseillée aux bacheliers des séries S et ES option Mathématiques (jusqu’à 2020). Outre l’apprentissage des théories économi­ques, des mathématiques financières et de la macro-économie, cette licence vous permettra d’acquérir des bases solides pour continuer jusqu’en master. Elle est bien adaptée à ceux qui veulent travailler dans la finance, l’audit ou la comptabilité. 

 

La licence Économie et gestion est généraliste et pluridisciplinaire dans les domaines de l’économie, de la gestion, de l’administration des entreprises et des ressources humaines. La spécialisation intervient en troisième année. Elle est notamment proposée dans les écoles universitaires de management (également appelées IAE, Instituts d’Administration des Entreprises) et donne accès aux masters de management et de gestion d’entreprise ou prépare à certains concours administratifs de niveau A (finances). Comme la licence d’économie, elle vise surtout les bacheliers des séries S et ES option mathématiques (jusqu’en 2020). Pour les bacheliers concernés par le nouveau bac, il faudra choisir ses spécialités dans des domaines en relation avec le secteur d’études visé. 

 

Les licences d’économie et d’économie-gestion sont parfois sélectives. C’est le cas des doubles licences (sciences politiques et gestion, sciences pour la santé-économie et gestion, philosophie-économie, géographie et aménagement-économie, etc.) qui sont proposées par de nombreuses universités. 

Lire aussi : Pour quel master en commerce, économie ou gestion opter ? 

IAE : des masters pointus

Les IAE (Instituts d’Administration des Entreprises) ou écoles universitaires de management proposent, après deux ou trois années de licence, des formations en marketing, gestion de produits, communication, finance, audit, commerce international, entrepreneuriat…

Certains masters sont spécialisés en management culturel, management des universités, management du social et de la santé, management du sport…

Autonomes au sein des universités, les IAE ont souvent leurs propres services de stages et de relations internationales. Certains organisent des “forums entreprises”, où les recruteurs recueillent les CV des étudiants. L’organisation de ces événements dépend beaucoup de la taille de l’IAE.

Les débouchés des diplômés des IAE sont comparables à ceux des écoles de commerce. Les frais de scolarité sont identiques à ceux des autres masters des universités (soit 243 euros en 2019). Toutefois, certaines universités peuvent appliquer des tarifs supérieurs, mais ceux-ci restent inférieurs à ceux des écoles de commerce). Pour intégrer un IAE, après une L2, une L3 ou un M1, il faut passer un test d’aptitude aux études de gestion (bien souvent le Score IAE-Message), associé à un entretien. Si les diplômés des licences AES ou économie sont favorisés, il est possible d’accéder aux IAE après une licence de droit, d’histoire, de géographie… ou en L3 après un DUT*, un BTS. Quelques IAE recrutent aussi après le bac.

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Écoles de commerce : pour tous les goûts

En 2018-2019, les écoles de commerce regroupaient plus de 87 000 étudiants. Par rapport aux formations universitaires, elles entretiennent des liens plus étroits avec le monde des entreprises, davantage de cours étant donnés par des cadres en activité.

 

Elles offrent aussi des facilités pour étudier à l’étranger, prévoient de longs stages, tandis que l’accompagnement personnel (sous forme de coaching) et la vie associative y sont plus développés. Plusieurs modèles d’écoles existent.

 

Les étudiants qui envisagent des études courtes préféreront les bachelors en trois ans après le bac. Ils sont dédiés aux métiers de la vente, du commerce et de la distribution. Les frais de scolarité s’élèvent de 3 000 à 10 000 euros par an, selon les établissements. Ces formations peuvent s’effectuer en alternance, ce qui dispense des frais de scolarité. Après son diplôme, le titulaire d’un Bachelor peut continuer ses études dans de grandes écoles de commerce en passant les concours des admissions parallèles.

 

Il existe aussi des écoles de commerce post-bac en quatre ou cinq ans qui représentent une alternative pour les élèves désireux d’éviter la classe prépa. Plus d’une dizaine, parmi celles en cinq ans, vous conduiront jusqu’au grade de master. Certaines sont très internationales, avec un ou deux ans complets dans des universités à l’étranger et des possibilités de doubles diplômes. Les frais de scolarité de ces écoles post-bac varient de 6 000 à 11 000 euros par année d’études.

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La catégorie des écoles post-prépa mène les étudiants à bac+5 et au grade de master. Ces dernières recrutent des élèves issus de classes préparatoires (économiques ou littéraires), mais aussi de DUT, de BTS ou de licence, etc., via des concours généralistes d’admission à bac+2 et bac+3 (Passerelle et Tremplin sont les plus connus). 

 

Leurs cursus incluent tous des séjours à l’étranger de six à 12 mois et de nombreux stages. Les frais de scolarité sont d’environ 11 000 euros par an en moyenne, voire plus pour certaines, notamment les plus cotées. 

Dans tous les cas, pour choisir une école de commerce, il est conseillé de regarder si elle dispose de labels, qui sont attribués après audit et indiquent la qualité académique des formations proposées : le diplôme visé par l’Éducation nationale, le grade de master, les accréditations internationales Equis, AACSB et Epas.

 

* Attention, réforme : à la rentrée 2021, le DUT deviendra un diplôme intermédiaire intégré dans le BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) délivré en trois ans.

Zoom sur : la finance

Avec le développement des FinTech et l’émergence de nouvelles tendances (cryptomonnaies, crowdfunding, néo-banques…), la finance a plus que jamais besoin de forces vives et créatrices. Des profils à l’image de ceux de Nicolas Marchandise, serial entrepreneur et fondateur de Normandy Investment Capital Technology Limited, et d’Arnaud Alart (promo 2020), étudiant au parcours atypique, tous deux nourris par le cursus de l’ISG

Info plus
cge.asso.fr, site de la Conférence des grandes écoles.
iae-france.fr, site des IAE, écoles universitaires de management.

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