L'actu de l'emploi : cinq pistes de secteurs et métiers délaissés... mais qui recrutent

Par Etienne Gless, publié le 25 Novembre 2021
5 min

Exercer comme greffier ou travailler dans le nucléaire suscitent de moins en moins de vocation. Cependant les opportunités d'emploi et de carrière pour les jeunes y sont nombreuses. La preuve en cinq exemples.

1– La justice recherche ses futurs greffiers

Aux côtés des magistrats, les greffiers jouent un rôle clé dans le bon fonctionnement du service public de la justice. Les inscriptions au concours externe de recrutement des greffiers des services judiciaires ont ouvert le 12 novembre et se clôtureront le 10 janvier 2022. Pour postuler, vous devez être titulaire d’un titre ou d’un diplôme de niveau bac+2. Les épreuves d’admissibilité consistent en une note de synthèse et une série de questions portant sur l’organisation judiciaires et les différentes procédures. Elles se dérouleront les 15 et 16 mars 2022. L’épreuve orale d’admission aura lieu à partir du 30 mai. Une fois admis, vous suivrez une formation rémunérée de 18 mois à l’École nationale des greffes à Dijon avant de prendre votre poste.

2– L’État en quête de 300 experts du numérique

L’État a longtemps sous-traité ses activités informatiques et numériques. Depuis quelques années, il s’attache à faire revenir en interne des spécialistes de ces métiers, en particulier pour les fonctions stratégiques. Data scientists, UX designers, architectes techniques, concepteurs-développeurs ou experts en cybersécurité comptent parmi les profils les plus recherchés. La fonction publique n'est pas l'employeur qui paye le mieux mais si la stabilité de l'emploi, l'intérêt général et le sens du service public vous parlent, offrez vos compétences !

Le prochain forum de l’emploi tech de État se tiendra en ligne du 29 novembre au 15 décembre. 30 recruteurs issus d’administrations centrales ou de collectivités locales seront présents. Le forum de l’emploi tech de État se tiendra également physiquement à Paris le 16 décembre à la Grande Crypte, 69 bis rue Boissière.

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3– Opticiens : pénurie de candidats en vue

155 postes à pourvoir dans le réseau Optic 2000, 200 emplois chez Atol… Le secteur de l’optique recrute mais manque de candidats. Métier moitié santé et moitié commerçant, l’opticien-lunetier doit obligatoirement être titulaire d’un BTS opticien lunetier pour exercer. "Depuis une dizaine d’années, la filière optique connait une véritable crise des vocations et peine à recruter", se désole Eric Plat, PDG d’Atol (730 magasins). "Le nombre de diplômés du BTS OL a chuté de 33% en 10 ans et seulement un quart entre sur le marché du travail une fois le diplôme en poche."

Pour pourvoir les 200 postes disponibles et susciter des vocations, la société a lancé une formation sur mesure d’une semaine pour apprendre les rudiments du métier d’opticien et susciter des vocations. Dispensée à Antony (Hauts-de-Seine) elle est accessible aux titulaires d’un diplôme ou titre de niveau bac+2, en particulier les titulaires d’un BTS Optique et les diplômés d’un bac+2 en commerce ou techniques de vente.

4– Le nucléaire recrute du CAP à bac+5

Le sujet du nucléaire est hautement inflammable au niveau politique. Mais sur le plan économique la filière emploie 220.000 personnes et recrute fortement en ce moment même. La raison ? Plusieurs pays dont la France misent sur l'industrie nucléaire civile dans le cadre de leur stratégie de transition écologique et décarbonation de leur économie.

Le prochain salon mondial du nucléaire consacre sa journée du 30 novembre à l'emploi et la formation dans ce secteur industriel. De nombreux exposants présents feront connaitre leurs offres d'emploi. Ainsi Assystem société d'ingénierie spécialisée dans le nucléaire recrute cette année 1.200 personnes dont un tiers de débutants (moins de trois ans d'expérience). La société compte proposer aux étudiants 200 stages et alternances. "75% de nos anciens stagiaires et apprentis sont ensuite recrutés en CDI".

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5– L'industrie forme et recrute des jeunes sur des métiers mal connus

"80.000 emplois étaient non pourvus dans l'industrie fin novembre 2021", constate un conseiller ministériel au ministère de l'économie, des finances et de la relance. L'image de l'ensemble du secteur souffre encore d'une méconnaissance et d'idées reçues. Chaque année les pouvoirs publics organisent une semaine de l'industrie pour valoriser les métiers et les carrières du secteur. Pour faire face à la pénurie de candidats dans certains métiers, des entreprises industrielles créent même leur propre centre de formations d'apprentis (CFA).

Le groupe Saint-Gobain a, par exemple, ouvert son CFA en 2020, Génération Saint-Gobain. 125 jeunes apprentis ont pu se former aux métiers et aux méthodes du groupe dans le domaine de la maintenance industrielle mais aussi dans celui du marketing et du commerce. Le groupe ambitionne également former rapidement 250 apprentis par an et compte aussi recruter 3.500 jeunes diplômés en 2022 et proposer 2.500 opportunités de stage et d'alternance.

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