1. Réforme du lycée : comment suivre une spécialité qui n'est pas dans votre établissement ?
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Réforme du lycée : comment suivre une spécialité qui n'est pas dans votre établissement ?

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Difficile de suivre une spécialité qui n'est pas dans votre lycée // © plainpicture/alt6/Jean Bruneau
Difficile de suivre une spécialité qui n'est pas dans votre lycée // © plainpicture/alt6/Jean Bruneau

Changement d’établissement, internat, enseignement mutualisé, cours par correspondance… Quelles solutions s’offrent à vous lorsque la spécialité que vous désirez suivre n’est pas proposée dans votre lycée ?

À la fin du troisième trimestre, les élèves de seconde générale doivent annoncer leur choix définitif de spécialités pour la classe de première. Si la majorité des lycées proposent sept ou huit matières, le vôtre ne dispensera peut-être pas celle que vous désirez. Or, cette spécialité manquante pourrait être essentielle dans votre poursuite d’études. Que faire dans ce cas ? L’Etudiant vous présente les options qui s’offrent à vous.

Pensez à l’internat

Le changement d’établissement pourrait s'avérer nécessaire, notamment si vous visez une spécialité rare telle que danse, théâtre ou arts du cirque (toutes composantes de la spécialité "arts"). Seuls quelques lycées dans chaque académie les proposeront.

La problématique de la distance lycée-domicile peut alors se poser, notamment si vous n’habitez pas dans une grande métropole. Passer chaque jour plusieurs heures dans les transports est bien souvent inconfortable, notamment pendant la préparation au baccalauréat.

Lire aussi : Réforme du lycée : quelles spécialités proposera votre établissement ?

L’internat peut alors constituer une solution. Actuellement, 55 % des lycées généraux et technologiques et 73,7 % des cités scolaires accueillent des internes. Et il reste souvent des places : sur l’année scolaire 2017–2018, seulement 84,4 % des lits étaient occupés. Attention toutefois aux disparités entre régions : les académies de Paris, de Reims ou de Lille se distinguent par des taux d’occupation d’internats relativement bas, inférieurs à 70 %, contrairement à ceux de Rennes ou de Nantes, où les taux sont supérieurs à 82 %.

Les internats sélectionnent les élèves en fonction de critères géographiques, sociaux, familiaux et même scolaires : si un élève souhaite prendre une spécialité ou une option particulière et si ce choix est motivé par une poursuite d’études, il a des chances d’intégrer le nouvel établissement.

Sachez que si vous êtes boursier, vous pourrez bénéficier de la prime à l’internat, d’un montant annuel de 258 €.

Les enseignements mutualisés

Des établissements voisins peuvent s'organiser pour proposer certaines spécialités plus rares. Informez-vous de l’existence d'accords entre votre établissement et d'autres lycées.

Lire aussi : Réforme du lycée : où trouver les spécialités que vous visez près de chez vous ?

Pour suivre un "enseignement mutualisé" dans un autre lycée, il faudra vous assurer que vous répondez aux critères de chaque académie. À Paris, vous serez par exemple prioritaire si vous avez commencé l’apprentissage d’une langue et que vous souhaitez la poursuivre dans le lycée qui la propose.

Par ailleurs, votre lycée vous autorisera à suivre la spécialité s’il reste encore des places au moment de l’inscription et si les horaires sont compatibles avec votre emploi du temps.

Les cours par correspondance

Si aucune des deux premières options présentées ici ne sont envisageables, votre établissement pourra toujours vous proposer de suivre les cours de la spécialité souhaitée par correspondance via le CNED (Centre national d’enseignement à distance).

Lire aussi : Réforme du lycée : quelles spécialités pour quelles études ?

Cette possibilité présente néanmoins deux inconvénients. D’une part, elle est payante. Renseignez-vous auprès du CNED pour en connaître le coût. D’autre part, toutes les spécialités ne sont pas adaptées aux cours par correspondance. Il n’est pas facile d’apprendre les arts du cirque seul chez soi !