1. Lycée : quelles spécialités pour quelles études ?
Boîte à outils

Lycée : quelles spécialités pour quelles études ?

Envoyer cet article à un ami
Quelles spécialités du lycée sont les plus adaptées aux études que vous souhaitez faire ? // © plainpicture/Elektrons 08
Quelles spécialités du lycée sont les plus adaptées aux études que vous souhaitez faire ? // © plainpicture/Elektrons 08

Avec le nouveau bac, le lycée se présente à la carte : aux élèves de choisir les spécialités qu'ils suivent en première et en terminale. Mais quelle influence ce choix peut avoir sur les études ? Dans la majorité des cas, ce ne sera pas déterminant. Toutefois, un mauvais choix peut vous fermer des portes.

Avec la nouvelle formule du baccalauréat, c’est désormais à vous de choisir une partie des matières qui rythmeront votre lycée. Au total, 12 matières sont disponibles, mais tous les établissements ne les proposent pas toutes :

  • Arts (arts plastiques, arts du cirque, histoire de l’art, musique, danse, cinéma audiovisuel ou théâtre)
  • Littérature, langues et culture de l’antiquité (latin ou grec)
  • Langues, littératures et cultures étrangères ou régionales
  • Humanités, littérature et philosophie
  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • SES
  • Maths
  • Physique-chimie
  • Numérique et sciences informatiques
  • Sciences de l’ingénieur
  • Biologie-écologie (dans les lycées agricoles)

Lire aussi : Le programme des 12 spécialités du bac général

En première, vous suivez trois de ces disciplines, quatre heures par semaine chacune. En terminale, vous n’en suivez plus que deux, mais le volume horaire passe à six heures par semaine.

Le choix de vos spécialités vous revient. Et cette décision mérite d’être réfléchie. D’abord au 2e trimestre de la seconde, quand on vous demandera de choisir les trois spécialités de la première. Puis au mois de janvier de l’année de première, alors que votre lycée souhaitera savoir quelle spécialité vous ne suivrez plus en terminale.

Un choix souvent non déterminant pour les études

L’objectif de cette formule est de diversifier les profils des lycéens et donc des étudiants. Dans la majorité des cas, les matières que vous suivez au lycée ne devraient donc pas être déterminantes pour votre entrée dans le supérieur.

"La plupart des formations jouent le jeu de la réforme et vont recruter en diversifiant les profils et le type d’étudiants accueillis", observe Didier Foti, directeur du CIO Bordeaux Nord. Cela sera notamment le cas pour les licences, même en tension, comme la nouvelle licence santé.

"Avant d’arriver en santé, vous allez suivre des parcours très différents en première et en terminale, et vous pourrez vous préparer de façon différente", confirme Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine. Il refuse d’ailleurs de recommander des spécialités propices à la réussite des étudiants en santé, rappelant qu’il s’agit d’un parcours exigeant plutôt destiné aux bons élèves.

Lire aussi : Première : comment choisir la spécialité à abandonner ?

Vos bulletins scolaires seront regardés avant vos spécialités

Si aucune licence n’imposera d’avoir suivi telle ou telle spécialité, certaines ont en revanche des recommandations, comme les licences scientifiques (maths, physique-chimie) ou la licence Staps (maths, SVT, physique-chimie, SES, HLP). Mais ces recommandations ne concernent que votre réussite dans les études. Pour entrer dans ces formations, c’est avant tout votre bulletin scolaire qui sera pris en compte, et non les matières que vous suivez.

Autrement dit, pour les formations non-sélectives, mieux vaut choisir des spécialités qui vous plaisent et dans lesquelles vous réussirez. "L'élève choisit en premier lieu les spécialités qui vont lui permettre de s'épanouir et de réussir son bac. Dans cet ordre d'idée, nous retiendrons donc les notes obtenues dans les spécialités", détaille Hugues Rolan, de la conférence des directeurs et doyens de Staps.

Mais quelques spécialités seront indispensables

Toutefois, certaines spécialités seront indispensables pour entrer dans des formations sélectives. C’est notamment le cas des maths. Sans elles, aucune chance d’intégrer une école d’ingénieurs, une prépa scientifique ou commerciale ou la plupart des IUT. De même, la spécialité HLP sera demandée pour suivre une prépa littéraire, et les SVT seront nécessaires pour intégrer des écoles vétérinaires ou des formations paramédicales.

"Les matières nécessaires pour suivre correctement des filières littéraires, économiques ou scientifiques dans le supérieur ne vont pas fondamentalement changer", résume François Pesty, chef du département de mesures physiques à l’IUT d’Orsay. De manière logique, les profils scientifiques continueront donc d’avoir une meilleure réussite dans les sciences, comme les littéraires dans les lettres.

À vous, donc, de bien vous renseigner concernant les attendus dans les formations, et d’adapter votre parcours en fonction. Tout en gardant en tête que c’est avant tout un bon dossier qui vous donnera vos chances d’intégrer une formation de l’enseignement supérieur.

Pour aller plus loin : Exclusif. Réforme du bac : les coefficients prévus pour chaque épreuve / Programme de la spécialité biologie-écologie / Réforme du lycée : combinez vos spécialités comme vous le voulez / Programme de la spécialité langues, littératures et cultures de l’Antiquité (LLCA) / Programme de la spécialité sciences de l’ingénieur (SI) / Programme de la spécialité physique-chimie / Programme de la spécialité sciences de la vie et de la Terre (SVT) / Programme de la spécialité sciences économiques et sociales (SES) / Programme de la spécialité numérique et sciences informatiques (NSI) / Programme de la spécialité langues, littératures et cultures étrangères (LLCE) / Programme de la spécialité humanités, littérature et philosophie (HLP) / Programme de la spécialité arts / Programme de la spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) / Programme de la spécialité mathématiques / Nouveau bac : les banques de sujets des E3C ouvriront le 9 décembre / Réforme du bac : peut-on changer de spécialité en première ?