5 raisons de devenir éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse

publié le 09 Novembre 2021
7 min

Vous cherchez un métier de terrain, de contact et de proximité avec les jeunes ? Et si vous tentiez votre chance au concours d’éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ? Le ministère de la Justice vous propose de découvrir plus amplement ce beau métier et une classe préparatoire intégrée pour vous aider à préparer le concours.

Un métier au cœur de la Justice

Vous avez certainement déjà entendu parler du métier d’éducateur. Mais connaissez-vous celui d’éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) ? Ces deux jobs partagent bien entendu de nombreux points communs, à l’exception d’une différence fondamentale : l’éducateur ou l’éducatrice de la PJJ exercent leur mission au sein du ministère de la Justice. Plus précisément, ils interviennent auprès de mineurs sur décision d’un magistrat. En plus de leur accompagnement auprès du jeune, ils joueront un rôle très important dans la prise de décision du magistrat pendant toute la prise en charge du jeune par un service de la PJJ.

Une mission porteuse de sens

Si vous fuyez comme la peste les bullshit jobs, c’est sûr, le métier d’éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ne vous décevra pas. Pour le découvrir, nous vous conseillons le splendide film La Tête haute d’Emmanuelle Bercot, dans lequel Benoît Magimel campe le rôle d’un éducateur et Catherine Deneuve celui d’une magistrate. Cette œuvre illustre parfaitement le parcours d’un jeune cabossé par la vie qui part à la dérive et le rôle fondamental de l’éducateur et de la magistrate pour l’aider à retrouver le droit chemin. Bien sûr, tout n’est pas rose et la menace de la prison plane toujours au-dessus de la tête du mineur délinquant. Mais au final, sur 143 707 jeunes suivis, dont 86 617 au pénal, seule une infime proportion passe par la case prison. Au 1er janvier 2021, on dénombrait 775 mineurs détenus. Le métier d’éducateur de la PJJ n’est certes pas facile, mais les chiffres prouvent qu’il est tout sauf inutile !

Un cadre d’exercice varié

Lorsque l’on est éducateur de la PJJ, on peut être amené à travailler dans des cadres très variés.

Dans la majorité des cas, l’éducateur exerce en milieu ouvert, c’est-à-dire que le mineur vit toujours dans son milieu habituel, auprès de sa famille. La mission peut alors prendre différentes tournures : rescolariser le jeune, lui trouver une formation, l’aider à vaincre une addiction, reprendre un rythme de vie équilibré… Tout cela en lien avec la famille et d’autres acteurs comme des psychologues ou des assistants sociaux et, bien entendu, le magistrat.

Pour de multiples raisons, les jeunes peuvent se retrouver en foyer, soit parce que la famille n’est plus là, soit parce que l’environnement du jeune est toxique. Dans ce cas, l’éducateur de la PJJ jouera un rôle d’accompagnement éducatif en grande proximité avec le jeune en lui inculquant des règles de vie, en l’accompagnant dans sa scolarité, ses activités extra-scolaires ou la recherche d’un apprentissage ou d’une formation.

Certains jeunes sont orientés dans des Unités Éducatives d’Activités de Jour (UEAJ) de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Dans ce cas, les éducateurs travaillent conjointement avec des professeurs techniques pour donner aux jeunes les bases d’apprentissage en vue de préparer leur insertion professionnelle : respecter des règles et des consignes, réapprendre des savoirs de base, découvrir des métiers comme la cuisine, la mécanique, l’informatique, ou encore préparer le permis de conduire.

Enfin, certains éducateurs exercent en Unité Éducative Auprès du Tribunal (UEAT). Dans ce contexte précis où un jeune est en attente d’une présentation au juge, l’éducateur de la PJJ réalise une enquête sociale rapide pour comprendre son contexte familial et sa trajectoire.

Un job de terrain

Si vous n’avez pas envie de passer votre vie derrière un ordinateur, le métier d’éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse répondra sans aucun doute à cette attente. Accessible sur concours à bac +3, il séduit d’ailleurs de nombreux étudiants venus de la filière STAPS, qui apprécient le contact avec les jeunes et sont à l’aise dans les activités collectives et sportives. Ainsi, pas besoin d’être un pro du droit pour travailler au sein du ministère de la Justice ! Tous les profils sont les bienvenus, comme les étudiants en psychologie (une bonne dose d’intelligence émotionnelle étant requise), en sciences humaines ou autre ! Car la qualité première demeure d’aimer l’adolescence et de faire preuve d’empathie envers ces jeunes aux parcours de vie souvent difficiles.

Des perspectives professionnelles

Le concours d’éducateur de la PJJ est un examen de catégorie A, qui mène donc vers un poste de fonctionnaire au sein du ministère de la Justice. Comme dit précédemment, il est accessible à bac +3 et suivi de 18 mois de formation à l’École Nationale de Protection Judiciaire à Roubaix, principalement sur le terrain. Une centaine de postes sont ouverts chaque année. Le salaire minimal est de 1 710 euros brut en début de carrière et monte à 2 849 euros brut en fin de carrière, hors primes et indemnités. Par la suite, l’éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse peut prétendre à davantage de responsabilités en devenant cadre éducatif (prise en charge d’une équipe d’éducateurs), directeur de foyer ou encore directeur de service.

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