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Témoignage

Alexandre : "Comment je me prépare à devenir pilote de l'air"

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Alexandre, 20 ans, élève en première année à l'Ecole de l'air a rêvé de devenir pilote militaire en lisant les BD de Buck Danny et Tanguy et Laverdure // © Etienne Gless
Alexandre, 20 ans, élève en première année à l'Ecole de l'air a rêvé de devenir pilote militaire en lisant les BD de Buck Danny et Tanguy et Laverdure // © Etienne Gless

VIDÉO. Fan des héros de BD Buck Danny et Tanguy et Laverdure, Alexandre, 20 ans, élève en première année à l'École de l'air, se prépare à vivre son "rêve de gosse" : devenir pilote dans l'Armée de l'air. Pour L'Etudiant, il revient sur son parcours d'études.

"Depuis le collège, j'ai toujours travaillé dans l'optique de faire les classes préparatoires et de passer le concours pour entrer à l'École de l'air de Salon-de-Provence (13)". Mission réussie en 2019 pour Alexandre qui a rejoint la nouvelle promotion de 144 élèves, dont une quarantaine de filles.

De nombreuses spécialités autres que pilote de chasse

Les élèves officiers y suivent une formation de combattant et de chef militaire, une formation académique pour obtenir un titre d'ingénieur aéronautique et spatial et une formation aéronautique à proprement parler. "Mais pour être pilote, il faut compter encore deux à trois années de formation au vol après l'École de l'air, selon les spécialités", explique Alexandre. Car à l'École de l'air, on se prépare à devenir pilote de chasse mais aussi pilote d'hélicoptère, pilote de transport, pilote de drone ou navigateur. L'école forme encore des officiers mécaniciens, des officiers de renseignement, des contrôleurs aériens ou des commandos.

Une sélection intellectuelle, physique et sur motivation

Titulaire d'un bac scientifique (S) option physique-chimie en 2017, Alexandre suit très logiquement une classe préparatoire scientifique (PCSI puis PSI) lycée militaire d'Aix-en-Provence (13) et présente le concours commun INP d'ingénieurs post prépa en avril 2019. Entre temps, il a passé avec succès la visite médicale d'aptitude au centre médical des armées de Toulon (83).

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"En juin, j'ai été convoqué aux oraux d'admission qui comportent deux parties, explique Alexandre. Une partie commune aux autres écoles d'ingénieurs avec des épreuves orales de maths, physique et chimie. Puis une partie spécifique à l'École de l'air avec un entretien en anglais, des épreuves sportives et un entretien de motivation devant un officier de l'armée de l'air : cinq minutes de présentation personnelle et vingt minutes de questions réponses avec l'officier. Mon conseil c'est de bien soigner cet entretien car au-delà des compétences techniques, l'Armée de l'air recherche des candidats engagés et passionnés".

Des premiers mois de formation éprouvants

Ayant franchi avec succès tous les obstacles, Alexandre n'était pas au bout des épreuves ! Il reconnait que sa première année à l'École de l'air est rude : "Les premiers mois furent les plus difficiles, mais je suis fier de les avoir surmontés. Il faut être solide dans le corps et dans la tête", confie le jeune aspirant. La formation de combattant exige une excellente condition physique et un moral d'acier !

Dans les semaines à venir, comme n'importe quel étudiant, le jeune homme passera ses partiels. Il se prépare aussi à découvrir en avril la formation au vol, en planeur pour commencer. Et à participer à la répétition des cérémonies du prochain 14 juillet. "Avec le baptême de la promotion, c'est un moment très attendu par nous tous", sourit Alexandre, qui n'est pas au bout de ses peines mais vit déjà son "rêve de gosse".

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