1. Concours C.Génial : les sciences sortent de la classe
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Concours C.Génial : les sciences sortent de la classe

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Fabriquer un objet ou répondre à une problèmatique innovante, voilà les deux axes de travail des scientifiques en herbe. // © Fondation C.Génial // © Fondation C Genial
Fabriquer un objet ou répondre à une problèmatique innovante, voilà les deux axes de travail des scientifiques en herbe. // © Fondation C.Génial // © Fondation C Genial

Vous êtes au collège ou au lycée et avez envie de faire des maths, de la physique ou des SVT autrement ? C’est ce que vous propose la fondation C.Génial avec son concours. Le principe : monter à plusieurs un projet scientifique innovant avec l’aide d’un professeur, d’un chercheur ou d’une entreprise. Vous avez jusqu’au 24 novembre 2014 pour vous inscrire.

Le principe du concours est simple. Il faut constituer une équipe composée d'élèves de collège ou de lycée, d'au moins un enseignant et d'une personne extérieure à votre établissement (un chercheur ou le représentant d'une entreprise). Puis, vous vous mettez d'accord sur une problématique scientifique à laquelle vous tenterez de répondre en faisant des expériences. "Ça revient à faire des sciences en s'amusant", résume, dans un grand éclat de rire, Audrey, lauréate du concours 2014, dans la catégorie lycée.

Toute question scientifique est bonne à poser, pourvu qu'elle soit innovante

À parcourir la liste des thèmes retenus les années précédentes, force est de constater que vos centres d'intérêt sont nombreux et que vous ne manquez pas d'imagination ! Au menu des sujets déjà abordés (fabrication d'une serre à ouverture automatique quand il fait trop chaud, étude de la pollution de l'eau suite à l'utilisation de crèmes solaires, mise au point d'un accordeur de guitare automatique, étude de la propagation de la dengue, etc.). Audrey, lorqu'elle était en terminale S, elle, s'est penchée avec deux camarades de classe sur le vaste sujet de la photoacoustique ou "comment faire du son avec de la lumière".

"Au final, on peut classer les projets en deux catégories, ceux qui ont pour objectif de fabriquer un objet, un robot par exemple, et ceux qui visent à expliquer des faits et des phénomènes", explique Gérard Bonhoure, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale et membre du jury du concours depuis cinq ans. Quel que soit le thème que vous retenez, un impératif : la question que vous posez doit être innovante. "On attend des jeunes qu'ils posent un regard différent sur le monde qui les entoure. On tient compte de l'originalité du point de vue", met en avant l'inspecteur qui a noté une évolution des idées retenues ces dernières années. "Elles sont de plus en plus souvent en prise avec des enjeux du développement durable : pollution, santé, traitement des déchets...."

Collège_Concours C Genial- Final juin 2014-1 Les jeunes collégiens ont eux-mêmes aménagé leur stand en attendant le jury, venu les questionner sur leur projet. // © Fondation C.Génial

Pas besoin d'aimer les maths ou la physique pour se lancer

Autre critère d'évaluation : la démarche adoptée pour mener à bien le projet. "Les élèves doivent se comporter comme de véritables scientifiques et respecter une méthodologie rigoureuse faite de va-et-vient entre le réel et la représentation du réel", souligne Gérard Bonhoure. Et c'est justement cette démarche qui a beaucoup plu à Audrey : "On applique ce que l'on fait en cours dans un but précis. Ça donne du sens à nos apprentissages ", s'enthousiasme la jeune fille à qui "le concours a réellement donné goût aux sciences".

À écouter Gérard Bonhoure, il n'y a là rien de très étonnant. "Les jeunes doivent prendre des initiatives. De simples observateurs, ils deviennent acteurs". Autre point positif : il n'y a pas d'enjeu, pas de notes, pas de mauvaises solutions. De quoi redonner confiance à quelques-uns. En atteste ce collégien introverti, plutôt en échec scolaire qui, à en croire l'inspecteur, "s'est métamorphosé suite au concours". "En donnant aux jeunes l'occasion de s'investir dans un projet scientifique, on développe chez eux l'envie de réussir. Et quand ils s'aperçoivent qu'ils y parviennent, ils reprennent confiance", explique-t-il.

Un projet à mener à plusieurs

Pour Audrey aussi la liste des avantages à participer au concours est longue et va bien au-delà des sciences : "J'ai appris la rigueur et la patience - on ne trouve pas toujours et pas tout de suite ! - et le fait de travailler en groupe impose d'apprendre à s'écouter mais aussi à argumenter. C'est une expérience très riche". Un avis que partage largement Gérard Bonhoure : "Les élèves apprennent à monter un projet, à travailler à plusieurs, à surmonter ensemble leurs difficultés, ce qui n'est pas rien."

"Ils sont d'ailleurs très fiers de montrer les résultats de leurs travaux le jour de la la finale, qui se tient à Paris en mai", renchérit Julie Gonzalez, coordinatrice du concours C.Génial.

Bien soigner la présentation

Ce jour-là, un stand est mis à votre disposition. Charge à vous de l'aménager, l'objectif étant de mettre en valeur votre travail. Vous recevrez la visite des membres du jury qui vous poseront un tas de questions. "Un excellent exercice d'oral", souligne Gérard Bonhoure.

Si, à l'issue de la journée, vous faites partie des heureux lauréats, vous gagnerez un droit de visite de sites industriels et de laboratoire de recherche, voire même un passeport pour un concours européen. Comme ce fut le cas pour Audrey, qui a participé au concours EUCYS à Varsovie. Et si votre projet est réellement innovant pourquoi ne pas en envisager un prolongement économique ?

C.Génial en pratique
Si vous êtes intéressé par le concours C.Génial, parlez-en à vos professeurs. Ils devront alors remplir un dossier qui comprend le descriptif du projet et les objectifs visés. Des subventions, qui vont de 50 € à 300 €, peuvent être accordées.
Pour participer à la finale nationale, en avril, les candidats doivent adresser aux membres du jury un dossier d'avancement du projet.