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Quelles études après un bac S ?

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Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac S ? // © PlainPicture / PhotoAlto
Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac S ? // © PlainPicture / PhotoAlto

Fac ou classe prépa, économie ou mathématiques, médecine ou informatique : le bac S mène à un large éventail de formations, qui ne se limite pas aux cursus scientifiques.

Grâce aux méthodes et aux habitudes de travail qu'ils ont acquises au lycée, les bacheliers scientifiques réussissent bien dans tous les domaines, et ce sont eux qui rencontrent le moins de difficultés dans leurs études.

Où vont les bacheliers S ?

À la rentrée 2014, la quasi-totalité des nouveaux bacheliers S se sont inscrits dans l'enseignement supérieur, majoritairement en licence puis en classe prépa. Viennent ensuite les écoles postbac et les filières courtes. Voici leur répartition (en %).

UNIVERSITÉS 64,90 %
Universités hors IUT (instituts universitaires de technologie) 53,30 %
- Santé - PACES (1re année commune aux études de santé) 20,80 %
- Sciences fondamentales et applications 7,70 %
- AES, droit, économie 5,80 %
- Pluri-sciences 4,80 %
- Sciences de la vie, de la Terre et de l'univers 4,60 %
- Sports - STAPS 3,80 %
IUT 11,60 %
- DUT production 7,70 %
- DUT services 3,90 %
STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS) 5,80 %
- BTS production 2,90 %
- BTS services 2,90 %
CPGE (CLASSES PRÉPARATOIRES AUX GRANDES ÉCOLES) 18,30 %
- CPGE sciences 14,60 %
- CPGE économiques 2,60 %
AUTRES FORMATIONS 12,60 %
- Écoles d'ingénieurs non universitaires 5,20 %
- Écoles de commerce, vente, comptabilité 1,80 %
- Écoles paramédicales 1,10 %
- Autres écoles et formations diverses 4,50 %

L’université, une grande diversité

Un peu plus d’un bachelier S sur deux s’inscrit en fac (hors IUT). S’ils réussissent bien dans la plupart des filières, sans surprise, les bacheliers S sont les plus nombreux dans les domaines des sciences de la vie et de la santé (notamment en chimie, en biologie humaine, en biochimie ou en physique biomédicale) et des sciences et technologies (mentions mathématiques, applications des mathématiques ou informatique, notamment).

Surtout, les bacheliers S se dirigeant vers l’université optent pour la PACES (première année commune aux études de santé), qui s’achève par quatre concours : médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique. En cas d’échec, ils peuvent tenter les concours des écoles paramédicales (infirmier, orthophoniste…) ou se tourner vers l’université, par exemple en licence sciences de la vie.

Après deux ou trois années à la fac, il est possible de bifurquer vers une licence pro ou vers les concours d’admission parallèle en écoles d’ingénieurs.

On trouve enfin les S dans toutes les filières de l’univer­sité : langues, sciences humaines et sociales, droit, STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et économie.

Lire aussi : test études : êtes-vous fait pour faire des études à l'université ?

Les prépas, une grande école en ligne de mire

Après l’université, c’est en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) que les bacheliers S poursuivent leurs études. Essentiellement en prépa scientifique en vue des concours des grandes écoles d’ingénieurs.

Ils ont le choix entre cinq voies. MP (mathématiques-physique), la plus fréquentée, est la plus matheuse et la plus fondamentale ; PC (physique-chimie) s’adresse à ceux qui aiment la physique-chimie et la théorie ; PSI (physique et sciences de l’ingénieur) est plus pratique avec de nombreux TP (travaux pratiques) ; PT (physique et technologie), la plus concrète, concerne plutôt les spécialités sciences industrielles ; enfin, la prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), appelée aussi agro-véto, pluridisciplinaire, prépare à plusieurs concours parmi lesquels ceux des écoles d’ingénieurs agronomes, d’ingénieurs géologues, des écoles nationales vétérinaires, ou encore ceux des ENS (écoles normales supérieures).

Les bacheliers S ont accès à la voie scientifique des prépas commerciales, qui débouchent sur les concours des écoles les plus prestigieuses telles HEC, l’ESSEC ou l’ESCP Europe. On les retrouve aussi en prépa littéraire, où ils réussissent très bien.

Lire aussi : palmarès : le classement 2017 des prépas

Les écoles postbac, pour éviter la prépa

Environ 150 écoles d'ingénieurs recrutent directement après le bac pour une formation en cinq ans. L'admission s'effectue sur dossier, parfois sur tests et entretiens. Pour les bacheliers S qui veulent éviter le stress des concours, l'admission postbac dans l'une de ces écoles est une bonne solution. Attention, les deux premières années de formation ont un programme similaire à celui des prépas. D'ailleurs, les écoles les plus cotées, comme les INSA (instituts nationaux des sciences appliquées), admettent au minimum des mentions bien.

Il existe aussi des classes prépa intégrées communes à plusieurs écoles d'ingénieurs, comme les cycles préparatoires des INP (instituts nationaux polytechniques) ou des écoles de chimie de la Fédération Gay-Lussac.

Après deux années de cours théoriques, les études se poursuivent en école d'ingénieurs, sans passer de concours. Directement après le bac, les S peuvent aussi tenter leur chance dans l'un des dix IEP (instituts d'études politiques) ou dans une école de commerce en ­quatre ou cinq ans.

Lire aussi : le classement 2017 des écoles d'ingénieurs

Les filères courtes, une voie tranquille

DUT et BTS sont, a priori, plutôt destinés aux bacheliers technologiques. Mais des S s'orientent aussi en BTS qui mènent à une profession précise (opticien-lunetier, géomètre-topographe, métiers de l'audiovisuel). On les retrouve dans des spécialités de DUT : informatique, chimie, mesures physiques, génie mécanique et productique...

La plupart poursuivent leurs études après leur bac+2, souvent dans une grande école d'ingénieurs. Ils sont sélectionnés sur dossier ou par le biais des concours communs. Il existe, par ailleurs, des prépas spécialisées (dans les secteurs industriel et agricole) dites ATS (adaptation technicien supérieur) qui préparent les DUT et BTS scientifiques aux con­cours d'entrée en école d'ingénieurs.