Chimie : les études, les métiers, les débouchés

Par Clément Rocher, publié le 24 Septembre 2021
5 min

Au cœur de notre société et des métiers de demain, la chimie est représentée dans de nombreux secteurs d’activité. Pour se préparer à ce secteur riche et porteur, il existe une grande diversité de formations du supérieur à tous les niveaux, du bac+2 au bac+6. Découverte.

Le secteur de la chimie propose une multitude de formations et de parcours possibles après le lycée. Une fois votre diplôme en poche, du niveau bac+2 à bac+6, les opportunités d'emplois et de métiers ne manquent pas.

Les études de chimie en formations courtes de BTS ou BUT

Vous pouvez faire le choix d'un cursus court, davantage porté sur la pratique que sur la théorie, comme un BTS Métiers de la chimie (bac+2). Ce cursus permet de développer toutes les compétences techniques nécessaires pour intégrer le monde professionnel.

Vous pouvez aussi vous diriger vers un BUT (Bachelor universitaire de technologie) Chimie ou Génie biologique accessibles dans plusieurs IUT de France. Ces formations proposent plusieurs parcours en fonctions des compétences que l'étudiant souhaite acquérir.

A noter, la poursuite d'études est possible à l'issue de ces formations courtes de BTS et BUT, notamment vers une école d'ingénieurs.

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Laurence Laumond, responsable emploi et formation chez France Chimie, souhaite faire développer le dispositif de l'alternance dans le secteur de la chimie, dans tous les niveaux d'études. "On veut de plus en plus utiliser le levier de l'alternance. Nous demandons aux entreprises de faire des efforts car nous avons des besoins importants dans la production, la logistique", affirme-t-elle.

Les études de chimie en formations universitaires ou en écoles d'ingénieurs

Les licences et masters universitaires dans le domaine des sciences proposent également différents parcours d’études en chimie, avec des colorations à choisir selon le métier envisagé : biochimie, biologie, qualité, environnement, santé, sport…

Les écoles d'ingénieurs ne sont pas en reste. La Fédération Gay-Lussac est un réseau d'enseignement supérieur regroupant 20 écoles d'ingénieurs de chimie et en génie chimique. Elles sont accessibles directement en post-bac via une classe préparatoire intégrée (CPI) ou après une classe préparatoire aux grandes écoles scientifique (CPGE). Parmi ces établissements, on peut citer Chimie ParisTech ou l'École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM).

Laurent Prat est le directeur de Toulouse INP-ENSIACET (École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques de Toulouse), autre école membre de la Fédération Gay-Lussac. "Les disciplines que l'on enseigne dans nos écoles sont à la base de beaucoup de filières comme la santé, l'environnement, le transport… On s'attache aussi à déployer beaucoup de choses autour des transitions, au-delà de la sensibilisation citoyenne", déclare le directeur.

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Métiers et secteurs, de nombreux débouchés en chimie

L’industrie chimique est un secteur clé en France : elle compte comme un acteur majeur de la chimie mondiale et de l'économie française. Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 68,4 milliards d'euros, elle se maintient parmi les premiers secteurs industriels.

L’industrie de la chimie est sans cesse à la recherche de profils qualifiés et compétents. A noter : une très grande majorité des salariés du secteur de la chimie occupent une place en CDI (93% en 2020) !

La chimie verte a le vent en poupe : les nouveaux diplômés sont très attendus dans les secteurs de la sécurité et l'environnement. De nouveaux métiers apparaissent pour accompagner une entreprise dans le développement de son analyse DD&RS. Dans l’industrie, on trouve des débouchés pour les chimistes, de la fabrication à la commercialisation, sans oublier les achats et la logistique.

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La chimie, des formations et métiers en prise avec les transitions écologique et numérique

"Il est difficile de faire l'inventaire des filières dans lesquelles se placent nos étudiants. On a un enjeu très fort sur les années à venir sur tout ce qui va contribuer à la réindustrialisation en France et en Europe. On travaille sur les cycles de recyclage avec les étudiants mais aussi l'industrie de la décarbonation", intervient Laurent Prat.

"Nous sommes une branche professionnelle qui va continuer à croître. Ce qui nous impacte aujourd'hui c’est la transition écologique et numérique. Nous avons mis en place un plan d’accompagnement des entreprises et des salariés pour une mise à niveau des compétences numériques", conclut Laurence Laumond.

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