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Ce qu’il faut savoir avant d’étudier… au Canada

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Le Canada est la deuxième destination préférée des étudiants français. // © Adobe Stock/ Pixel-Shot
Le Canada est la deuxième destination préférée des étudiants français. // © Adobe Stock/ Pixel-Shot

Réputé pour la qualité de ses enseignements interactifs et pour ses établissements prestigieux, le Canada attire chaque année environ 15.500 étudiants français. Fonctionnement des universités, coûts de scolarité, logement… Si vous aussi vous envisagez de traverser l’Atlantique, l'Étudiant fait le point sur ce que vous devez savoir.

Il a beau être à une dizaine d’heures de vol de l'Hexagone, le Canada se place au deuxième rang des destinations préférées des étudiants français, avec 15.600 jeunes expatriés en 2016 d'après Campus France. Bilinguisme, métropoles dynamiques, paysages époustouflants et proximité avec les Etats-Unis… Ce gigantesque pays d’Amérique du Nord affiche de nombreux atouts. Avec le plus souvent, pour les Français, une préférence pour sa "Belle province" : le Québec, francophone et en situation de plein emploi.

Un pays, plusieurs systèmes éducatifs

La manière dont se présente l’enseignement supérieur au Canada varie souvent d’une province à l’autre. Sachant que le pays compte dix provinces, cela complique un peu les choses… Généralement, l’équivalent de notre licence ("Undergraduate" ou "Bachelor") s’étend sur quatre ans et le master ("Graduate") sur un ou trois ans. Pour entrer au niveau master au Canada, il vous faudra donc souvent avoir déjà validé un master 1 en France (équivalent bac+4).

Au Québec, pourtant francophone, la dénomination des cursus n’est pas la même qu’en France : on commence par le baccalauréat (équivalent licence, en trois ou quatre ans), puis on enchaîne sur la maîtrise (équivalent master). Pour vous y retrouver, vous pouvez vous référer à ce panorama dressé par le consulat de France.

Lire aussi : Étudier au Canada : "À Québec, j'ai découvert une autre façon d’apprendre"

Parmi les établissements reconnus, on note : l’université de Toronto, l’université de Colombie-Britannique (British Columbia), l’université McGill (Montréal, anglophone), l’université McMaster (Hamilton), l’université de Montréal (francophone) à laquelle se rattache Polytechnique Montréal, école d’ingénieur très réputée, et le laboratoire Mila, mondialement reconnu en intelligence artificielle.

Le pays et ses universités jouissent d’une réputation d’excellence dans une multitude de domaine : la télécommunication, les transports, ou encore (particulièrement à Montréal) l’intelligence artificielle, les jeux vidéo et l’animation. La formation professionnelle, appelée enseignement collégial, y est aussi florissante : les community college et les collèges d’enseignement général et professionnel (Cégeps, au Québec) recrutent en masse pour faire face à la pénurie de main d’œuvre dans de nombreux secteurs.

Zoom sur la reconnaissance des diplômes

Attention, le Canada ne fait pas partie du système de transfert et d’accumulation de crédits qui permet de valider les fameux ECTS. Et pour cause, il s’agit d’un système européen. Néanmoins, un accord existe entre la France et le Québec pour reconnaitre les diplômes d’un pays à l’autre. Renseignez-vous auprès de votre service des relations internationales pour en savoir plus.

Plusieurs choses à anticiper

Les étudiants français n'ont pas besoin de visa pour leur premier semestre. À partir de six mois, en revanche, il faut effectuer une demande de permis d'études. Le coût est de 150 dollars canadien. Pour cela, munissez-vous de votre passeport valide, d’une lettre d’acceptation de votre université d’accueil, d’une preuve de ressources financières suffisantes pour vivre au Canada, ainsi que d’un certificat médical.

L’assurance médicale est obligatoire : souvent proposée par les établissements universitaires (mais sous certaines conditions), elle peut aussi être obtenue en demandant une extension à votre mutuelle étudiante (si vous partez via un programme d’échange). Au Québec, les étudiants français peuvent bénéficier de la même protection sociale que les Québécois, grâce à un accord entre les deux pays.

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La monnaie au Canada étant le dollar canadien, il vous faudra prévenir votre banque de votre mobilité, et voir ce qu’elle peut vous proposer pour éviter de payer des taux de change trop élevés (ou envisager d’ouvrir un compte en banque sur place).

Ne pas oublier que l’hiver est y rude, il faut donc anticiper l’achat de vêtements chauds (bottes, manteau, sous-vêtements techniques…). Sinon, attendez votre arrivée au Canada : des systèmes d’échanges et de friperies vous seront très utiles une fois sur place. D’autant que les vêtements seront certainement plus adaptés au froid.

Coût de la vie : bien prévoir son budget

Globalement, la vie est plus abordable au Canada qu’en France. L’université du Québec à Montréal (UQAM) estime à environ 12.000 € par an le budget total pour un étudiant (hors frais d’inscriptions). D’après le Coût de l’expat, la vie est environ 14% moins chère à Vancouver (côté anglophone), en moyenne 34% moins chère dans la capitale, Ottawa, et même 42% moins chère à Montréal (côté francophone).

Coût à Paris Coût à Vancouver Coût à Ottawa Coût à Montréal
Loyer mensuel d'une chambre en centre-ville 1.175,49 € 1.406,27 € (+19,6%) 945,75 € (-19,50%) 841,27 € (-28,40%)
Pass mensuel pour les transports en commun 75 € 66,59 € (-11,20%) 79,16 € (+5,50%) 58,78 € (-21,60%)
Restaurant modeste pour une personne 15 € 11,21 € (-25,30%) 10,87 € (-27,50%) 10,19 € (-32,10%)
Menu fast food 8,90 € 6,79 € (-23,70%) 6,79 € (-23,70%) 6,79 € (-23,70%)
Bouteille d'eau (1,5 L) 0,88 € 1,69 € (+92%) 1,20 € (+36,40%) 1,45 € (+64,80%)
Bière locale en pression (0,50 L) 6,50 € 4,76 € (-26,80%) 4,76 € (-26,80%) 4,76 € (-26,80%)
Riz (1 kg) 1,83 € 2,83 € (+54,6%) 2,39 € (+30,60%) 2,06 € (+12,60%)
Pommes de terre (1 kg) 1,92 € 2,19 € (+14,10%) 1,43 € (-25,50%) 1,72 € (-10,40%)

Si l’accès à l’emploi est attrayant au Canada, la scolarité a cependant un coût non négligeable. Dans la plupart des établissements canadiens, les étudiants étrangers versent des droits de scolarité nettement plus élevés que les locaux : entre 7.000 et 20.000 € à l’année en moyenne. Au Québec, les étudiants français bénéficient de tarifs préférentiels par rapport aux autres étudiants internationaux : environ 5.000 € par an, et la gratuité pour les formations professionnelles et techniques.

Côté bourses, de nombreux établissements et fondations proposent des aides financières aux étudiants internationaux. Très disputées, elles concernent souvent les projets de recherches, comme la bourse Globalink ou la Fondation Trudeau. Il vous est possible aussi de toucher l’aide à la mobilité internationale (400 € par mois). Tournez-vous également vers votre conseil départemental et régional, qui peuvent proposer des aides financières.

Lire aussi : Bourses : toutes les aides financières pour étudier à l'étranger

Des logements sur les campus

Culture très américaine oblige, on trouve dans la plupart des établissements des logements étudiants sur les campus. Certains établissements, comme l’université Laval à Québec, ont même construit des galeries souterraines chauffées pour éviter aux étudiants d'avoir à sortir de leur résidence universitaire pour se rendre en cours !

Si vous ne souhaitez pas rester en résidence universitaire, la colocation est aussi très répandue : les sites Craigslist ou Accomodation for students vous permettront de faire vos recherches de manière optimale. Il faudra compter entre 500 et 650 dollars canadiens pour une chambre en colocation. Le tarif sera plus élevé à Montréal (quoiqu’il est possible d’y trouver des bons plans) et à Ottawa.

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Les bons plans étudiants

Au Canada, il est très facile de trouver un job étudiant pour arrondir ses fins de mois. Le permis étude permet de travailler au Québec jusqu’à 20 heures par semaine : il vous faut pour cela faire au préalable la demande d’un numéro d’assurance sociale (NAS).

Zoom sur les jobs étudiants au Canada

Beaucoup d’étudiants canadiens cumulent études et emploi. Tout simplement car le nombre d’heures de cours est moins important qu’en France. Attention, cela ne veut pas dire que vous n’aurez pas de travail personnel à fournir. Bien au contraire, le système éducatif canadien considère que c’est aux étudiants de s’informer. L’autonomie est le maître mot. Selon une enseignante de l’université de Laval, les français font d’ailleurs partie des étudiants étrangers qui ont le plus de difficultés à s'adapter au système canadien.

Renseignez-vous auprès de l'ambassade française au Canada et du site France Diplomatie pour plus d'informations.