Etudes à l'étranger : trois jeunes sur cinq souhaiteraient bénéficier d'une mobilité Erasmus+

Par Pauline Bluteau, publié le 23 Février 2022
5 min

INFOGRAPHIE. Le programme Erasmus+ fête cette année ses 35 ans. S'il fait désormais entièrement partie du paysage européen, il semble aussi très apprécié par les Français, qui en vantent les mérites.

Chaque année, plus de 100.000 étudiants, apprentis, lycéens ou professeurs bénéficient du programme Erasmus+. Qu'ils partent quelques semaines ou plusieurs mois, ces Français reviennent plus européens que jamais. Après 35 ans d'existence, sa cote de popularité ne faiblit pas : 89% des personnes interrogées par l'Agence Erasmus+ fin 2021 affirment avoir une bonne opinion du programme. Au total, 61% des Français aimeraient pouvoir bénéficier d'une mobilité Erasmus+, un chiffre qui monte même à 81% chez les 15–17 ans, très motivés à l'idée d'aller faire leurs études en Europe.

Loading...

Loading…

Lire aussi

Une mobilité d'études, de stage voire les deux

Le sondage publié en janvier 2022 par l'Agence Erasmus+ le prouve : plus ils sont jeunes, plus les Français se disent prêts à partir à l'étranger pour leurs études ou pour un stage. Chez les 15–24 ans, près de 80% des jeunes aimeraient apprendre une langue étrangère et découvrir une autre culture. Un tiers pourrait envisager d'étudier ou d'effectuer un apprentissage en Europe et sept jeunes sur dix pourraient effectuer un stage en entreprise.

Pour la majorité des 15–24 ans, le séjour d'études ou de stage en Europe est à privilégier (contrairement aux mobilités hors Europe), à condition également qu'il s'agisse d'une mobilité courte, de moins de trois mois. Mais les mobilités hybrides incluant distanciel et présentiel ne sont pas boudées. Au contraire, environ 60% des jeunes serait prêts à se lancer.

Lire aussi

Des compétences qui ne sont plus à prouver après un Erasmus+

Car pour les étudiants, les avantages sont nombreux. Difficile même de n'en choisir qu'un seul. Que ce soit pour la pratique des langues, l'ouverture d'esprit, la découverte de l'Europe et de la citoyenneté européenne ou la possibilité de se confronter à de nouvelles façons d'apprendre, le programme Erasmus+ remplit sa mission dans plus de 80% des cas. Les sondés mettent aussi en avant les opportunités offertes après une mobilité, notamment une meilleure employabilité.

La reconnaissance des mobilités sur le plan académique ou professionnel n'a pas été évaluée dans ce sondage pourtant, il s'agit toujours d'un frein aux mobilités, au même titre que le coût financier et la crainte vis-à-vis de la maîtrise de la langue. Tous s'accordent à dire que les bénéfices d'une mobilité sont importants, encore faut-il le prouver lors d'un entretien d'embauche.

Lire aussi

Faire connaitre le dispositif de mobilité dès le collège

Aujourd'hui, le programme Erasmus+ s'est démocratisé. Près de neuf Français sur dix ont déjà entendu parler du dispositif. Ils le connaissent grâce à leurs proches ou aux médias. Néanmoins, la connaissance du programme dans le détail est moins bonne. Ainsi, pour 48% des interrogés, il n'est pas possible de partir en dehors de l'Europe, tout comme il n'est pas possible de bénéficier du programme si on n'est pas étudiant. Deux affirmations fausses. De même, les plus motivés à effectuer une mobilité en Europe sont les bacheliers et les diplômés du supérieur (60 et 68%) alors que seulement 30% des jeunes non diplômés l'envisagent. L'accès à l'information doit donc encore être amélioré.

Aussi, 73% des étudiants et des parents voudraient obtenir davantage d'informations sur les possibilités d'effectuer une mobilité avant de choisir son établissement ou sa formation. Un apprentissage qui doit commencer dès le collège pour 57% des sondés ou via Parcoursup. Le programme Erasmus+ gagnerait donc encore à être mieux connu.

Lire aussi

Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !