Découverte

Des jeunes Européens éco-engagés proposent des solutions innovantes pour un développement durable

La Conférence européenne de la jeunesse s’est tenue du 24 au 26 janvier dernier au Parlement européen de Strasbourg.
La Conférence européenne de la jeunesse s’est tenue du 24 au 26 janvier dernier au Parlement européen de Strasbourg. © Adobe Stock/Rawpixel.com
Par Oriane Raffin, publié le 28 janvier 2022
6 min

GÉNÉRATION ENGAGÉE. Ils ont entre 18 et 30 ans et, seuls ou en groupe, ils s’investissent en faveur de la planète. Dans le cadre de la Conférence européenne de la jeunesse, cinq projets ont été récompensés et mis en avant. De quoi faire de cette génération de véritables acteurs des enjeux de demain.

Un laboratoire de curiosités ambulant, qui se déplace dans les écoles de quartiers prioritaires ou ruraux isolés. "Wonderlab", le projet porté par Justine Goyon, 29 ans, et son association Les passeurs de curiosités fait partie des cinq projets lauréats de l’appel à projets "Jeunes et éco-engagés", dont les résultats ont été annoncés à l’occasion de la Conférence européenne de la jeunesse, qui s’est tenue du 24 au 26 janvier dernier au Parlement européen de Strasbourg - et à distance en raison du contexte sanitaire.
Les enfants âgés de 4 à 11 ans peuvent y découvrir plusieurs écosystèmes, d’une manière ludique, autour d’une enquête conçue sur le modèle des escape games. L’appel à projets permet à Justine de bénéficier d’une dotation financière de 10.000 euros, ainsi que d’un accompagnement par les équipes du ministère de la Jeunesse. "Nous sommes à un tournant dans notre projet. Les tests sont terminés, ainsi que le prototype, et nous avons besoin d’un complément de financements pour amorcer la phase d’après", explique la jeune femme.

"Faire partie d’une communauté de jeunes qui se bougent"

Au-delà de l’aspect financier, Justine a également apprécié participer à la Conférence européenne de la jeunesse. Avec la sensation "de faire partie d’une communauté de jeunes qui se bougent pour faire de chouettes choses".
Elle a ainsi pu s’impliquer dans la réalisation d’une fresque du climat collective ainsi que dans un atelier autour de l’éducation à l’environnement et des objectifs de développement durable. "Ça m’a permis d’échanger avec des jeunes venus de partout en Europe qui ont l’ambition de rendre cette planète un peu plus verte. J’ai été épatée par leur professionnalisme."
Une impression partagée par la secrétaire d’État en charge de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry, à l’issue des trois jours de rencontres : "On a vu des projets de grande qualité. Au-delà de la dimension de plaidoyer, ils sont très opérationnels, se félicite-t-elle. Avec 'la Friperie du Sport', par exemple, on se demande comment faire de la seconde vie un mode de consommation du quotidien, dans le sport en particulier, tout en rendant l’activité sportive plus accessible." Ce projet porté par l’ANESTAPS (association des étudiants en sciences et techniques des activités physiques et sportives) et qui vise à collecter et mettre à disposition des équipements sportifs de seconde main, est déjà en place sur plusieurs campus.

Des solutions pour prendre en compte les enjeux du développement durable

Aux côtés de "Wonderlab" et de "la Friperie du sport", trois autres projets ont été retenus par le jury et les participants : "Green Tsunami", qui propose une solution nouvelle pour des festivals plus verts, "Ouroboro", projet autour de la récupération des plastiques sur les côtes et "Recypient", qui développe des contenants réutilisables pour les produits alimentaires.
Plus globalement, l'appel à projets a permis de mettre en lumière des solutions innovantes portées par des jeunes : des kits d’aquaponie, des échanges de plantes et de semences, des collectes de plastique, des applis pour partager les lieux éco-responsables, etc. Un moyen de montrer que tous regorgent d’idées pour s’adapter au changement climatique, favoriser l’économie circulaire et la gestion des déchets et des ressources naturelles, agir pour la biodiversité ou encore développer l’éducation citoyenne au développement durable.
C'est aussi ce qui a motivé Lola Ott, 28 ans de l'association Octop'us. Son projet, "Revolution is in the hair", a été présélectionné pour être lui aussi présenté durant la Conférence européenne de la jeunesse. "Cet appel à projets, c’est l’opportunité de faire connaître notre solution à un réseau le plus large possible, avec cette dimension européenne, explique la jeune Strasbourgeoise. Et l’occasion de faire prendre conscience que le cheveu n’est plus un déchet, mais une ressource." L’association utilise en effet les cheveux coupés pour dépolluer les eaux en cas de marée noire ou de pollution aux hydrocarbures.
Au total, 55 projets ont été soumis par 117 participants de 15 États membres de l’Union européenne, depuis octobre dernier. Une matière conséquente pour réfléchir aux solutions de demain. "La jeunesse ne doit pas être utilisée comme un pion, une caution pour apporter des propositions sur les enjeux de la société, elle doit pouvoir y participer réellement", a insisté Sarah El Haïry.
Génération engagée

Alors que l’élection présidentielle approche à grand pas, l’Etudiant donne la parole à des jeunes – lycéens, étudiants, etc. – engagés dans des projets citoyens, associatifs ou encore politique. Tout au long de la campagne, nous brosserons le portrait de cette génération engagée. Une occasion de connaitre aussi leur vision de cette élection, des candidats et les enjeux qui leur sont chers.

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