Quel budget prévoir pour étudier au Canada ?

Par Catherine Piraud-Rouet, mis à jour le 03 Novembre 2022
5 min

Vous êtes nombreux à envisager de partir faire vos études au Canada. Mais avant de vous lancer, il vous faut faire le point sur le budget nécessaire (scolarité, visas, assurances, logement, loisirs…). Sachez que des aides existent pour alléger la note. Suivez le guide.

Le Canada accueille tous les ans plus de 20.000 étudiants français*. Mais pour y faire vos études, vous devrez prévoir et anticiper certaines dépenses. Selon la province d'études ou votre statut, ces frais peuvent évoluer. On fait le point.

Prévoir les frais de dossier et le permis d'études

La première étape est de déposer une demande d’admission auprès de l’institution que vous désirez intégrer. Pour ce faire, des frais de traitement de dossier d’environ 150 dollars canadiens (CAD), soit un peu plus de 110 euros vous seront demandés. Si vous partez en échange universitaire, les modalités peuvent être différentes. Renseignez-vous auprès du bureau des relations internationales de votre université ou école.

Si votre séjour académique au Canada dure plus de six mois, vous aurez besoin d’un permis d’études. "C’est une procédure qui s’effectue en ligne et dont les frais d’administration sont de 150 dollars CAD (110 euros), indique Jacques-Henri Gagnon, délégué aux affaires universitaires et scientifiques de l’ambassade du Canada en France. De plus, si vous étudiez au Québec, vous aurez besoin d’un certificat d’acceptation, d’environ 120 dollars CAD (environ 88 euros)".

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Frais de scolarité, un coût pour les étudiants étrangers au Canada

Par ailleurs, étudier au Canada peut avoir un coût plus ou moins important selon que vous êtes en échange ou non. Dans les provinces anglophones, hormis si vous êtes en échange, vous devrez débourser entre 6.000 et 18.000 euros par année d’études. Des tarifs très variables et parfois soumis à des accords avec des régions.

"Ainsi, à la suite d'un accord entre le Québec et la France, les étudiants français de 1er cycle paient les mêmes frais de scolarité que les étudiants canadiens non québécois, soit environ 6.000 euros par an. Pour les formations dans les Cégep (Collèges d'enseignement général et professionnel), les frais sont très peu élevés : entre 200 et 300 euros par an", note Jacques-Henri Gagnon.

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Prévoir une assurance santé dans son budget

Il vous faudra aussi prévoir un budget pour votre assurance santé. Ce sont en effet les provinces et territoires canadiens qui sont responsables des soins de santé, y compris ceux des étudiants internationaux. "Certaines provinces, comme le Québec, ont des accords avec la sécurité sociale française, ce qui vous permettra de bénéficier de la même couverture médicale qu’un résident de cette province", informe Jacques-Henri Gagnon.

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Un coût de la vie variable d'une province à l'autre

Le coût de la vie est aussi variable d’une province à une autre et est plus important dans les grandes villes que dans les villes moyennes. "Si le coût global de la vie reste un peu moins élevé qu’en France en moyenne, l’inflation n’épargne pas le Canada et ces derniers mois, l’euro a nettement perdu par rapport au dollar canadien", pointe Jacques-Henri Gagnon.

En moyenne, comptez environ 5.000 à 8.000 dollars CAD – soit entre 3.700 et 5.900 euros – par an de frais d’hébergement. "Notre conseil aux étudiants pour faire baisser la facture, tout en se créant un réseau, c'est de louer une chambre en résidence universitaire la première année, puis d'essayer la colocation", recommande Jacques-Henri Gagnon.

Comptez aussi une fourchette de 3.000 dollars CAD (2.200 euros) de frais alimentaires, 500 à 1.500 dollars CAD (369 à 1.100 euros) de transports en commun et 3.500 dollars CAD (2.600 euros) environ pour vos loisirs.

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Des aides pour alléger le budget

Au niveau des aides, de nombreuses institutions canadiennes offrent des bourses aux étudiants internationaux. Certaines sont spécifiquement réservées à des étudiants français ou francophones. En France, les bourses départementales, régionales et nationales, d’aide à la mobilité vous sont également accessibles. Renseignez-vous auprès des acteurs concernés. Consultez aussi le répertoire des bourses internationales de l’ambassade du Canada.

À compter du 15 novembre 2022, les titulaires du permis d’études peuvent travailler un nombre non plafonné d’heures par semaine (au moins jusqu’à la fin 2023) pendant l’année scolaire et les vacances. De quoi mettre de la sauce dans la poutine !

* Selon les chiffres de l'IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada)

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