Orientation post-bac : que faire après la spécialité mathématiques ?

Par Marine Delatouche, publié le 11 Avril 2022
4 min

Absentes du tronc commun du lycée général, les mathématiques restent fondamentales pour de multiples établissements d’études supérieures, en particulier pour les cursus scientifiques ou menant vers de grandes écoles. L’importante quantité de combinaisons de spécialités au lycée possibles permet néanmoins de ne pas limiter les débouchés aux seules études purement scientifiques.

Grâce à un tronc commun particulièrement littéraire (français, philosophie, histoire-géographie, langues vivantes), se spécialiser en matières scientifiques, notamment en maths, fait sens pour nombre de lycéens généraux. Si vous souhaitez poursuivre en filière scientifique comme en classe préparatoire, en licence scientifique ou encore en école d’ingénieurs, suivre la spécialité maths est même indispensable.

D'une manière générale, une orientation scientifique est la plus cohérente avec la spécialité maths. "Cette année, les écoles d’ingénieur ont été majoritairement demandées par la doublette maths-physique-chimie, de même que les classes préparatoires dans l’académie de Lille", confirme Sylvie Seynaeve, cheffe du pôle de l’enseignement supérieur au CIO (centre d’information et d’orientation) Lille centre (59).

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L’exigence de la spécialité maths en prépa scientifique

"En prépa PCSI (physique-chimie et sciences de l’ingénieur), la spécialité maths – voire maths expertes – et la physique-chimie sont quasi obligatoires, assure Bernard Le Floch, directeur des études des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) du lycée privé Saliège à Balma (31). En MP2I (mathématiques, physique, informatique et ingénierie), il est possible de suivre les SVT en première mais il faudra poursuivre la physique-chimie ou les sciences de l’ingénieur en terminale". Sylvie Seynaeve ajoute que "la spécialité NSI (numérique et sciences informatiques) est également tout à fait adaptée" à cette prépa.

Du côté des prépas ECG (économique et commerciale générale), "c’est très souple, soutient Bernard Le Floch. Les élèves peuvent choisir différentes spécialités mais ils doivent poursuivre les maths jusqu’en terminale, soit en spécialité, soit en maths complémentaires".

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Quelles possibilités d'orientation avec une spécialité maths et une spécialité littéraire ?

Une combinaison de spécialités avec HLP (humanités, littérature et philosophie), HGGSP (histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques) ou SES (sciences économiques et sociales) pourra aussi vous mener vers les classe prépas pour la culture générale. Les maths ne se combinent donc pas qu’avec les sciences dures. Les profils mixtes (doublettes ou triplettes mêlant spécialités littéraires et scientifiques) tendent même à être valorisés !

Les matières littéraires ayant toute leur place aux côtés des maths, elles peuvent aider à se diriger vers des doubles licences. "Il existe une licence sciences et philosophie à la Sorbonne, par exemple", éclaire Nadine Sudres, psychologue de l’Éducation nationale à Toulouse (31). Si les étudiants ont l’ambition d’aller travailler à l’étranger, la spécialité LLCER (langues, littératures et civilisations étrangères) peut aussi être utile." Des cursus comme Sciences po valorisent également les mathématiques sans en faire un incontournable.

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Quel métier après la spécialité mathématiques ?

Commerce, management, sciences, technologies, informatique, finance, agronomie, santé mais aussi "recherche et enseignement", ajoute Bernard Le Floch, sont des issues possibles pour les bacheliers qui ont suivi une spécialité maths. À noter que les profils mixtes peuvent se diriger vers des cursus plus littéraires, à l’instar des licences en droit et en économie qui accueillent ce type de profil.

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