1. En terminale ES, en 2014, que sont devenus Solène, Coline, Charly et les autres ?
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En terminale ES, en 2014, que sont devenus Solène, Coline, Charly et les autres ?

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Les élèves de terminale ES année 2013-2014 du lycée des Graves, à Gradignan (33). // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de terminale ES année 2013-2014 du lycée des Graves, à Gradignan (33). // © Photo fournie par le témoin

Solène, Coline, Charly, Florian, Jean-Baptiste et Alexandre ont décroché leur bac ES, en 2014, au lycée des Graves, à Gradignan (33). Tous ont choisi cette série économique et sociale par goût des langues, de l’économie ou parce qu’ils n’aimaient ni les maths, ni la philosophie. Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale ES, année 2013–2014, du lycée des Graves, à Gradignan (33). Solène, Coline, Charly, Florian, Jean-Baptiste et Alexandre ont choisi cette série par conviction ou par défaut. Finalement, nombre de leurs parcours ont été construits pas à pas, au gré de découvertes. Coline s’imaginait une carrière dans les langues avant de s’initier au marketing, puis à la communication. Idem pour Charly. "Amoureux des langues", il a d’abord choisi l’éco-gestion avant d’avoir une révélation pour le marketing au cours d’un stage. Alexandre excelle également dans cette voie. À terme, il s’imagine chef de projet au sein d’une agence de communication.

Solène a déjà signé un CDD dans une boîte de production. Quant à Jean-Baptiste il a dû revoir sa copie. Passionné de pâtisserie, il a su rebondir en fonction des aléas de la vie. Seul Florian a suivi le parcours qu’il avait imaginé. En fac de droit, il a affiné son projet pro : après procureur, puis juge, il est aujourd’hui bien décidé à devenir avocat.

1. Solène, 22 ans, chargée de communication, à Bordeaux

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? De la pub, du marketing. "Je n’avais pas d’idée. Puis je me suis intéressée à l’immobilier, à la publicité et au marketing. Pour éviter les maths et la philo au lycée, j’ai choisi la série ES et, après le bac, j’ai opté pour une licence économie-gestion à l’université de Bordeaux. J’étais bien décidée à faire du marketing."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Chargée de communication. "Il y avait finalement beaucoup trop de maths dans cette formation… Alors après deux ans, j’ai abandonné pour m’orienter vers une licence pro management de l’événementiel à l’IUT [institut universitaire de technologie] de Bayonne. Comme j’aime beaucoup la musique, je me suis dit que cela me plairait. J’ai eu raison : le parcours, très concret, m’a emballé, comme mon stage de fin d’année réalisé dans une agence de production de spectacles à Bordeaux. Diplômée, j’y suis restée en service civique, avant d’être embauchée en juillet 2018, en CDD, pour un an. Aujourd’hui, je suis donc chargée de communication !"
Et si c’était à refaire ? "Après le bac, j’opterais pour un BTS [brevet de technicien supérieur] dans l’événementiel !"

2. Coline, 22 ans, en deuxième année de MSc à l’INSEEC, à Bordeaux

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Des langues. "Petite, je voulais être pédiatre ; au collège, professeure de langue, mais au lycée, je n’avais plus trop d’idées ! J’ai choisi la filière ES un peu par défaut. Après le bac, j’ai décidé de suivre mon idée d’origine : travailler dans les langues sans devenir professeure. Je fais de l’anglais depuis l’âge de 3 ans, j’ai donc opté pour une licence de LEA [langues étrangères appliquées] en anglais-espagnol à l’université Bordeaux-Montaigne."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De la communication. "Cela me plaisait, mais je ne voyais pas bien les débouchés… Lors d’un cours d’introduction, j’ai eu le déclic pour le marketing. J’ai choisi cette spécialité en dernière année de licence avant de m’orienter vers un MSc [Master of science] en marketing à l’INSEEC Bordeaux. Aujourd’hui, je suis en deuxième année de MSc marketing, communication et stratégies commerciales. Le secteur de la com me plaît !"
Et si c’était à refaire ? "Bien que la licence m’ait permis de devenir bilingue, j’opterais pour un BTS [brevet de technicien supérieur] en communication, puis une licence professionnelle et un master."

Lire aussi : Que faire après un bac ES ?

3. Charly, 22 ans, en première année de MSc à l’INSEEC, à Bordeaux

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Peu d’idées. "Je n’avais pas vraiment d’idée… J’aimais les langues, l’histoire, les voyages… Ce sont les raisons qui m’ont fait choisir la série ES. En terminale, j’ai multiplié les salons pour y voir plus clair sur mon orientation. J’ai comparé plusieurs formations, notamment en gestion. Finalement, j’ai opté comme ma sœur pour un DUT [diplôme universitaire de technologie] gestion des entreprises et des administrations à l’IUT [institut universitaire de technologie] de Bordeaux. Puis, j’ai rejoint une deuxième année de licence en économie-gestion, et une troisième année de licence en sciences du management à l’université de Bordeaux. Sans idée précise, j’ai préféré choisir des formations très généralistes."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Du marketing. "Dans le cadre de ma formation, j’ai fait un stage auprès d’une assistante marketing dans une entreprise de logistique et transport de vins et spiritueux. Depuis la rentrée, j’ai rejoint un MSc [Master of science] marketing à l’INSEEC, à Bordeaux. C’est dans ce secteur que je souhaite travailler."
Et si c’était à refaire ? "Je regrette de ne pas avoir pu intégrer une L3 après mon DUT. À part cela, je referais à l’identique !"

4. Jean-Baptiste, 22 ans, en première année de BTS comptabilité et gestion, à Talence (33)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De la pâtisserie. "J’ai découvert la pâtisserie lors d’un stage de découverte. Cela m’a vraiment plu. Au lycée, je ne me voyais faire que ça ! Après mon bac, j’ai suivi une formation à distance : une capacité en gestion PME/PMI. Je voulais créer ma pâtisserie, il me semblait important de connaître la gestion. Je voulais donc me former en alternance, mais je n’ai pas trouvé de patron. Je me suis rabattu sur une licence de droit, à l’université de Bordeaux."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? De la comptabilité. "Dès le premier semestre, mes notes ne suivaient pas. Sur le Web, j’ai découvert un CAP [certificat d’aptitude professionnelle] pâtisserie à distance, via un établissement privé baptisé YouSchool. J’étais si motivé que j’ai validé mon diplôme en un an au lieu de deux. Ensuite, j’ai décroché un poste de pâtissier, dans un Carrefour proche de chez moi. J’ai dû tout abandonner pour des raisons personnelles. Aujourd’hui, j’envisage une reconversion : je suis en première année de BTS [brevet de technicien supérieur] comptabilité et gestion au lycée Victor-Louis, à Talence."
Et si c’était à refaire ? "J’ai découvert de nombreux domaines d’études. Je ne regrette rien !"

Lire aussi : Pour quelles études êtes-vous fait ?

5. Florian, 21 ans, en master 1 de droit privé, à Bordeaux

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Procureur. "À 15 ans, je jouais à un jeu vidéo dans lequel j’incarnais un avocat de la défense dans des affaires criminelles. Cela m’a donné envie de devenir procureur ! Je me suis alors intéressé à ce métier : je suivais l’actualité juridique, je regardais des émissions spécialisées, des films comme "12 Hommes en colère"… Après le bac, je me suis inscrit en droit, à l’université de Bordeaux."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Du droit. "Au fil des années, mon projet professionnel s’est recentré sur le métier de juge. J’ai poursuivi en master 1 de droit pénal et sciences criminelles. Pendant cette formation, j’ai découvert une matière qui n’avait pas grand-chose à voir avec le reste : le droit patrimonial de la famille. J’en suis 'tombé amoureux'. J’ai terminé ma formation et décidé de refaire un ­master 1 de droit privé pour avoir toutes les connaissances de la branche. Aujourd’hui, je suis ce parcours et j’aspire à devenir avocat en droit patrimonial de la famille."
Et si c’était à refaire ? "Après la licence, je m’orienterais directement vers ce qui m’intéresse aujourd’hui, mais mon itinéraire reste cohérent !"

6. Alexandre, 22 ans, en deuxième année de master à l’IAE, à Bordeaux

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De l’éco-gestion. "Je n’ai jamais vraiment eu d’idée de métier… Je voulais un job créatif dans lequel je m’impliquerais et surtout qui n’avait pas trait aux maths. Après le bac, j’ai choisi une licence d’économie-gestion, à l’université de Bordeaux. Je n’aimais pas les maths, j’ai été servi entre la microéconomie, la comptabilité et les autres disciplines d’analyse financière ! Mais j’ai beaucoup appris…"
Ce qu’il fait aujourd’hui ? De la communication. "J’ai ensuite rejoint une troisième année de licence en sciences du management. J’y ai découvert le marketing et la communication et cela a été le déclic. J’ai poursuivi en master 1 marketing stratégique et communication à l’IAE [institut d’administration des entreprises] de Bordeaux. J’ai terminé major de ma promotion après un stage dans une agence de communication où j’ai exercé la fonction d’attaché de presse. Aujourd’hui, je suis en master 2 communication média et hors média toujours à l’IAE."
Et si c’était à refaire ? "Je troquerais peut-être mes deux premières années de fac contre un parcours plus professionnalisant."