1. Quel avenir pour les métiers de la Marine nationale ?
Boîte à outils

Quel avenir pour les métiers de la Marine nationale ?

Envoyer cet article à un ami

La Marine nationale recrute 3.000 marins par an, de la troisième au bac + 5, et de 16 à 29 ans. Embarquement garanti vers une insertion professionnelle réussie.

Capitaine de vaisseau Vincent Le Coguiec - métiers marine nationale // DRCapitaine de vaisseau Vincent Le Coguiec, commandant le CIN (Centre d'instruction naval) de Brest

"L'école des mousses accueille 180 jeunes par an"

"À Brest, nous avons plusieurs niveaux de formation. L'école de maistrance, d'abord, assure la formation des futurs officiers mariniers. Après une formation académique, militaire et maritime de seize semaines, ils partent pour quatre à trente-six mois dans une école de spécialisation, avec 26 métiers proposés (commandos de Marine, maintenance aéronautique, fonctions de météorologue...). Environ 800 nouvelles recrues par an sont concernées, dont 15 à 25 % de jeunes filles. L'école des mousses accueille quelque 180 jeunes, de niveau troisième ou seconde, qui vont suivre une formation académique, militaire et maritime pour une année scolaire. Après, ils peuvent signer un contrat d'engagement de quatre ans puis rejoindre une école de spécialité pour être formés à l'un des sept métiers auxquels nous préparons (fusilier marin, mécanicien...). Enfin, dans le cadre du lycée militaire, nous proposons des classes préparatoires aux grandes écoles, ouvertes à tous à condition de passer les concours des écoles militaires à la sortie."

 

Maître principal Pascal Lenne, chef du bureau Marine du CIRFA (centre d'information et de recrutement des forces armées) de Béziers

"Dans la Marine, on peut exercer tous les métiers"

"Dans la Marine, on peut exercer tous les métiers du civil, sauf qu'on les pratiquera sur l'eau, sous l'eau ou dans les airs, et à l'autre bout du monde ! Plus de 50 métiers permettent de faire avancer un bateau ou un sous-marin. Dans certains domaines, nous avons plus de mal à recruter. C'est le cas pour l'énergie nucléaire : nous recherchons des profils bac + 2 du type BTS (brevet de technicien supérieur) électronique et électrotechnique. Idem pour ce qui relève des métiers de la détection, où nous prenons des profils scientifiques : bac S, bac technologique, bac professionnel systèmes électroniques numériques, par exemple. Nous avons besoin de contrôleurs aériens – des postes où l'anglais est indispensable. Toute personne qui entre dans un CIRFA [centre d'information et de recrutement des forces armées] est reçue par un conseiller. Cela permet de définir un projet en adéquation avec son profil. Elle passe un entretien de motivation, puis des tests sportifs, psychotechniques et d'anglais, puis un entretien avec un psychologue. Passé ces étapes, le dossier est transmis au service de recrutement, qui pourra proposer des contrats de un, quatre ou dix ans."

 

Capitaine de vaisseau Marc Pouly - métiers marine nationale // DRCapitaine de vaisseau Marc Pouly, chef du service de recrutement de la Marine nationale

"Nombreux sont les gradés entrés dans la Marine comme matelots"

"Le recrutement de nos officiers s'effectue, chaque année, à trois niveaux : une soixantaine de jeunes entrent à l'École navale après une classe prépa et via le concours Centrale-Supélec pour devenir officiers de carrière ; une vingtaine sont engagés avec un bac + 4/5 sur la partie opération ou énergie pour des contrats de huit ans ou de quatre ans renouvelables (avec possibilité de devenir officier de carrière dans un second temps) ; enfin, une centaine d'officiers d'état-major sont recrutés sous contrat de quatre ans, renouvelable une fois. Ce sont de jeunes diplômés ou actifs sélectionnés pour des postes précis (juristes, contrôleurs de gestion...), donc avec des compétences spécifiques. Cette expérience enrichit leur CV et constitue un atout pour accéder à des postes à responsabilité dans le privé. Nous avons aussi beaucoup d'officiers sortis du rang. Les exemples sont nombreux de gradés qui sont entrés dans la Marine comme matelots. Même des jeunes qui ne se sentent pas à l'aise dans le système de l'Éducation nationale, bien accompagnés et bien orientés, peuvent faire un beau parcours et obtenir des qualifications, qu'ils choisissent de faire carrière dans la Marine ou pas."

Pour en savoir plus
Consultez le site être marin avec sa caméra embarquée et ses témoignages. 

 

Pour aller plus loin : Travailler à bord d'un sous-marin : c'est bientôt possible pour les femmes / Travailler dans la Marine nationale : la vraie vie à bord du sous-marin nucléaire "le Téméraire" / Etre marin