1. Mondial de l'Automobile : portraits croisés de deux apprentis
Portrait

Mondial de l'Automobile : portraits croisés de deux apprentis

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Pauline et Cyril souhaiteraient poursuivre leur carrière dans le secteur automobile. // © Catherine de Coppet
Pauline et Cyril souhaiteraient poursuivre leur carrière dans le secteur automobile. // © Catherine de Coppet

Ils ont tous les deux 24 ans, ont choisi l'alternance mais possèdent un parcours et un quotidien bien différents. À l’occasion du Mondial de l’Automobile, portraits croisés de Pauline et Cyril, apprentie acheteuse et apprenti technicien usinage dans le secteur automobile.

"J'aime la polyvalence de mon métier au jour le jour !" Bien qu'ils aient des postes très différents, les deux apprentis de 24 ans rencontrés sur le Mondial de l'Automobile 2016 se retrouvent sur ce point. Apprentie acheteuse à la direction achats de PSA à Poissy (78), Pauline finit son master 2 à Kedge Business School. Cyril, lui, termine un bac pro technicien usinage en partageant son temps entre le site de Renault à Cléon (76) et le lycée La Châtaigneraie au Mesnil-Esnard, près de Rouen (76).

L'une achète, l'autre répare

Comme acheteuse, Pauline a pour mission de négocier et d'acheter les fournitures dont son entreprise a besoin pour fonctionner. "Cela va des matières premières aux pièces utilisées en usine, précise la jeune femme. Au cours de mon apprentissage, j'ai changé régulièrement de périmètres : du gaz industriel, je suis passée aux lubrifiants, puis aux éléments de fonderie. C'est passionnant de découvrir comment l'entreprise fonctionne."

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Pour Cyril, le quotidien se passe à l'atelier, en bleu de travail. "L'usinage consiste à transformer une matière première pour en faire des pièces, au moyen d'une fraiseuse ou d'un tour. On transforme du métal, du plastique, des alliages." Sur le site Renault de Cléon, Cyril travaille dans un atelier de maintenance. "Ici, on répare ou on améliore des éléments utiles à la fabrication, des pièces de machine par exemple."

Le choix du concret

Travailler dans l'automobile relève d'un choix pour Pauline et Cyril. "Après avoir travaillé comme apprentie dans les services, notamment dans la banque, je souhaitais poursuivre dans l'industrie. J'aime la technique et le secteur automobile. On évolue dans un univers qui est palpable, concret !", témoigne Pauline. Cyril de son côté a toujours été passionné d'automobile : "Mon père a travaillé plusieurs dizaines d'années comme mécanicien dans le secteur, cette envie est venue très tôt chez moi !"

Formé sur mesure

Après un DUT TC (techniques de commercialisation) passé à Paris-Descartes, Pauline a poursuivi ses études en licence professionnelle en alternance à l'IUT (institut universitaire de technologie) de Sceaux (92), avant de se spécialiser vers les achats en master, d'abord à l'université Paris-Sud puis à Kedge.

Cyril, lui, est en reprise d'études : "J'ai obtenu un BTS MCI (moteurs à combustion interne), qui m'a permis d'être en alternance chez PSA, mais je n'ai pas réussi à être embauché dans ma région à l'issue de mon contrat."
Faire un bac pro en usinage s'est alors imposé à lui. "J'ai repéré une PME [petite et moyenne entreprise], JBO Industries, dans laquelle je souhaitais travailler, car cette taille d'entreprise permet d'avoir des missions variées. Le directeur général a tout fait pour me trouver un parcours de formation sur mesure. Après neuf mois chez Renault, j'enchaînerai dans sa PME pour terminer mon apprentissage." Une solution qui montre que la mobilisation des employeurs sur le terrain est parfois une réalité !

L'apprentissage, une voie royale

Que ce soit Pauline ou Cyril, tous deux plébiscitent l'apprentissage comme voie royale pour acquérir de l'expérience et entrer dans la vie professionnelle. "J'ai passé un bac STI [ex-STI2D] en génie mécanique et productique, mais on n'y apprend que la théorie, et les employeurs ne mettent pas sur une machine des jeunes qui la découvrent", déplore Cyril. Le fait d'être rémunérés (à 80 % du SMIC) a également joué dans leur choix.

Au quotidien, Pauline passe trois semaines sur quatre en entreprise, le reste à l'école. En bac pro, Cyril alterne des cycles de deux semaines. "Ce n'est pas évident de me retrouver avec des jeunes qui n'ont pas les mêmes objectifs que moi... Mais je ne regrette pas cette reprise d'études qui m'oriente vers un emploi porteur", assure-t-il. À l'issue de son apprentissage, il devrait être embauché par la PME qu'il a choisie.

Quant à Pauline, elle est en train de postuler. "Je veux rester dans les achats, ça me plaît, mais j'envisage de faire un VIE [volontariat international en entreprise] en Grande-Bretagne pour peaufiner mon anglais, très utile pour évoluer dans ce métier."

Les grandes entreprises du secteur plus prisées chez les diplômés d'écoles d'ingénieurs

Rang des entreprises du secteur automobile dans le classement top employeurs
du baromètre Trendence 2016

Diplômés écoles d'ingénieurs Diplômés écoles de commerce
PSA Peugeot Citroën 19e 92e
Groupe BMW 22e 38e
Renault 22e 92e
Michelin 47e 64e
Daimler/Mercedes Benz 51e 78e
Groupe Volkswagen 61e 92e
Valeo 66e 104e

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