1. Le BAFA : pour qui, pour quoi ?
Décryptage

Le BAFA : pour qui, pour quoi ?

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En centre aéré, en colonie ou, désormais, lors des activités périscolaires, le BAFA permet d'exercer des fonctions d'animation "à titre occasionnel". // © plainpicture/Blend Images/Hill Street Studios
En centre aéré, en colonie ou, désormais, lors des activités périscolaires, le BAFA permet d'exercer des fonctions d'animation "à titre occasionnel". // © plainpicture/Blend Images/Hill Street Studios

Près de quarante-cinq ans après sa création, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur est toujours en vogue. Accessible dès 17 ans, il permet de décrocher un job d’été, en centre aéré ou en colonie de vacances, et de prendre du bon temps ! Mais attention, la tâche est lourde et la formation exigeante.

"J'étais en première S dans un lycée de la Côte d'Opale, je commençais à chercher mes premiers boulots. J'ai toujours été très à l'aise avec les enfants, alors j'ai pensé au BAFA." Comme Clément Dufrenne, de nombreux jeunes décident chaque année de passer le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur. En 2016, 77.710 personnes se sont inscrites en formation générale, et 54.842 ont décroché leur BAFA.

"Il permet d'exercer dans un accueil collectif de mineurs, à titre non professionnel et occasionnel", présente Dominique Tallon, formateur à l'IFAC (Institut de formation, d'animation et de conseil). Cela inclut les centres sans hébergement, souvent appelés centres aérés, qui accueillent les mineurs pendant les vacances scolaires, et ceux avec hébergement, pour des séjours de vacances (au moins quatre nuits), des séjours courts et des séjours spécifiques organisés par un club de danse ou de sport par exemple.

Lire aussi : BAFA, mode d'emploi

De grosses responsabilités accessibles aux mineurs

En 2015, le BAFA a été réformé, et il est désormais possible de le mettre à profit sur les temps d'activités périscolaires. En théorie, il ne permet pas d'exercer la fonction d'animateur de manière pérenne. Même si, pour ceux qui rêvent d'une carrière dans l'animation, c'est l'occasion de prendre pied dans ce domaine.

"C'est avant tout un engagement citoyen, social et volontaire", insiste le responsable de l'IFAC. Un engagement, et de grosses responsabilités accessibles aux mineurs. "En tant qu'encadrant, on n'a pas le droit à l'erreur", souligne Clément Dufrenne, qui a aujourd'hui 26 ans et est également formateur depuis 2011, à la Ligue de l'enseignement (l'un des organismes titulaires d'une habilitation nationale).

L'inscription peut se faire dès l'âge de 16 ans sous réserve que le stagiaire ait 17 ans révolus le premier jour de la formation générale. Aucune autre condition n'est fixée ! Mais il faut une pointe de motivation…

L'inscription : en deux clics !

Pour s'engager, le candidat doit s'inscrire, via le site www.jeunes.gouv.fr/bafa-bafd, auprès de la direction départementale (DDCS ou DDCSPP) de son lieu de résidence, avant de choisir son organisme de formation. Il doit fournir une photocopie recto verso de sa carte d'identité valide via son espace Internet ou par courrier.

En échange, la direction départementale lui renvoie un numéro d'identifiant, qu'il faut impérativement conserver car il permet au stagiaire de s'inscrire auprès d'un organisme de formation et de suivre l'avancement de son parcours. Chaque étape est évaluée par un formateur ou un directeur, mais c'est toujours la direction départementale qui a le dernier mot.

Le BAFD : pour accéder à la fonction de directeur

Le processus est plus complexe et plus long pour décrocher le BAFD (brevet d'aptitude aux fonctions de directeur). Les stagiaires doivent être âgés d'au moins 21 ans au début de leur formation.
Celle-ci se déroule en quatre étapes : une formation générale de neuf jours (dix si elle est suivie de façon discontinue) ; un premier stage pratique de quatorze jours ; un perfectionnement de six jours ; et un deuxième stage pratique de quatorze jours. "Durant l'un de ces deux stages, le jeune doit être amené à rédiger le projet pédagogique et à le mettre en place avec l'équipe", précise Dominique Tallon, formateur BAFA/BAFD à l'IFAC.
À l'issue de la dernière étape, le stagiaire a un an pour déposer un bilan écrit, d'une vingtaine de pages, auprès de la direction régionale de son lieu de résidence. Ce support a vocation à évaluer sa maîtrise des fonctions de directeur. Comme pour le BAFA, un jury émet un avis favorable ou défavorable.
La formation doit être menée en quatre ans maximum et doit être actualisée tous les cinq ans en suivant un nouveau perfectionnement, si le directeur n'a pas cumulé vingt-huit jours d'exercice dans les cinq dernières années ou s'il n'a pas encadré une formation BAFA ou BAFD.