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Enquête

Collège : comment faire face à la solitude ?

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Selon une étude, près de 43% des jeunes de 12 à 16 ans souffriraient de solitude. // © Adobe Stock/vectorfusionart
Selon une étude, près de 43% des jeunes de 12 à 16 ans souffriraient de solitude. // © Adobe Stock/vectorfusionart

Menée en 2019, la première enquête sur la solitude au collège révèle que près de la moitié des élèves en souffrent. Un sentiment causé par de multiples facteurs et dont il ne faut pas avoir peur de parler, car des solutions existent.

Près de 43% des jeunes de 12 à 16 ans souffrent de solitude, selon une étude menée par l’association Astrée, avec le think tank VersLeHaut et le mouvement citoyen Bleu-Blanc-Zèbre, auprès de 660 personnes. Pour 14% d’entre eux, ce sentiment est souvent ou toujours présent.

L’adolescence est propice à la solitude

"Avant, on pensait que la solitude était un fléau réservé aux plus âgés, alors que pas du tout", explique Bérengère Wallaert, chargée d’études à VersLeHaut et co-auteure de l’enquête. "On se rend compte que si les élèves souffrent de solitude, c’est souvent car ils se sentent exclus", complète Françoise Joubaire, CPE du collège Romain Rolland de Pontivy (56).

En effet, lorsqu’on vous a demandé ce qu’était la solitude, vous avez été 83% à l’assimiler à un sentiment d’exclusion. "L’adolescence est une étape où on commence à se séparer de nos parents pour se rapprocher des gens de notre âge, ce n’est pas facile", décrypte Sophie Tournesac, psychologue pour enfants. Cela se voit dans l’enquête, puisque vous êtes 44% à vous tourner d’abord vers un ami plutôt que vers vos parents. "Les adolescents se sentent plus en confiance avec leurs pairs, surtout quand la situation est compliquée avec leurs parents", explique la psychologue.

Lire aussi : Harcèlement scolaire, les adultes aussi doivent être formés.

Identifier les comportements qui mènent à l'isolement

Pourtant, à Pontivy, "des élèves viennent d’eux-mêmes dans mon bureau, confie Françoise Joubaire, mais c’est aussi mon travail de CPE de décoder leurs attitudes et d’éviter qu’une souffrance s’installe".

"Pour l'instant, les solutions sont proposées par des adultes qui pensent que les jeunes se tournent d’abord vers des adultes", explique Bérengère Wallaert. Or, il faut adapter les propositions.

Ainsi, à Saint-Cloud (92), au collège Emile-Verhaeren, des élèves sont formés pour devenir "bienveilleurs". Leur job : aider les autres élèves en identifiant les signes de souffrances et en prévenant les risques d’isolement.

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Des solutions adaptées aux adolescents

Une autre solution est mise en place au collège Romain-Rolland, qui abrite un internat dit "éducatif" pour aider les élèves qui en ont besoin. "Chaque année, nous emmenons nos internes faire un séjour d’intégration de quelques jours pour travailler sur la cohésion et construire des relations avec les autres", nous explique Françoise Joubaire.

Pour Bérengère Wallaert, co-auteure de l’enquête, il est important de mettre en place des actions préventives car "prévenir la solitude chez l’adolescent, c’est prévenir toutes les conséquences qui vont avec, comme le harcèlement ou la déprime".