1. Graphisme : quelles formations pour quels débouchés ?
Décryptage

Graphisme : quelles formations pour quels débouchés ?

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La plupart des écoles recrutent à partir d’une épreuve de dessin. // © Pekic/iStock
La plupart des écoles recrutent à partir d’une épreuve de dessin. // © Pekic/iStock

Pour créer des affiches, une maquette de journal, un emballage ou les pages d’un site Internet, il faut un goût certain pour le dessin, des compétences techniques et beaucoup de rigueur. Créativité et méticulosité sont indispensables.

Les écoles formant au graphisme sont nombreuses. On en compte plus de 170 en France. Certaines sont réputées, comme l’école de l’image Gobelins, l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs), l’école Estienne et l’école Penninghen (toutes à Paris).

Des écoles très sélectives

L’école de l’image-Gobelins attire chaque année des centaines de candidats à ses concours. Celui de la filière « concepteur et réalisateur de films d’animation » – la plus connue – ne retient qu’un candidat sur vingt, mais ce n’est pas la seule filière ! En 2018, elle a créé une prépa dédiée à l’animation. A la rentrée 2019, elle a ouvert un DN MADE mention graphisme, un bachelor Graphiste Jeu Vidéo et expériences ludiques et un autre bachelor Graphiste Motion Designer (tous en 3 ans).

Rendez-vous sur les salons de L'Etudiant pour rencontrer les établissements

L’ENSAD, créée en 1766, membre de la CGE (Conférence des grandes écoles), est publique et relève du ministère de la Culture. Elle pratique un recrutement ultra sélectif et a d’importants moyens, avec 18 ateliers techniques (animation, bois, impression textile ou sérigraphie…), encadrés par des techniciens.

L’école Penninghen a la réputation d’être très exigeante, et les étudiants qui en sortent ont un niveau technique qui impressionne les agences de publicité. Elle mise aussi sur son ouverture à l’international et son réseau d’anciens élèves. Appréciée des professionnels, l’école Estienne est notamment axée sur les métiers de l’édition et de l’imprimerie.

D’autres établissements très cotés existent, comme l’ECV (École de communication visuelle), présente dans cinq villes : Aix-en-Provence (13), Bordeaux (33), Lille (59), Nantes (44) et Paris. Citons également l’ENSAAMA (École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art) Olivier-de-Serres, plus connue pour son design produit, et LISAA (Institut supérieur des arts appliqués), à Bordeaux, Paris, Nantes, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Lire aussi : Le top 10 des écoles de graphisme préférées des pros

Cap sur l'international

La tendance est d’ouvrir des campus à l’étranger. L’école de dessin Émile-Cohl, à Lyon (69), lancera un nouvel établissement à Los Angeles (gratuit pour les étudiants américains) d’ici fin 2020, plus largement tourné vers le cinéma d’animation et le jeu vidéo. La formation sera en 3 ans. Intuit.lab, à Paris et Aix-en-Provence, possède une antenne à Bombay, en Inde, depuis 2010, et son adhésion à l’association internationale Cumulus facilite les échanges de ses étudiants.

Enfin, si les recruteurs sont attachés aux fondamentaux (dessin, peinture, culture graphique), ils apprécient les établissements tels qu’E-artsup, à Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris et Toulouse, Strasbourg et l’école Gobelins, qui ont pris le tournant du numérique. Pour intégrer ces cursus très sélectifs, créativité et ténacité sont les maîtres mots.

CONSEIL Pour les passionnés de BD, pensez à des écoles comme Cesan ou Jean-Trubert, à Paris, et l’EESI (École européenne supérieure de l’image) à Angoulême (16) et Poitiers (86).

Salariés ou indépendants, les professionnels de la communication graphique expriment leurs talents sur des supports variés : affiches, emballages, livres, magazines… Les métiers vont de graphiste, infographiste, à maquettiste, webdesigner, game designer…