1. Objectif grande école. Élisabeth en prépa scientifique : "On est tous dans le même bateau"
Témoignage

Objectif grande école. Élisabeth en prépa scientifique : "On est tous dans le même bateau"

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Élisabeth commence les révisions avant les écrits des concours des écoles d'ingénieurs. // © Photo fournie par le témoin
Élisabeth commence les révisions avant les écrits des concours des écoles d'ingénieurs. // © Photo fournie par le témoin

Jusqu'à la rentrée 2017, l'Etudiant suit trois jeunes, un lycéen et deux étudiantes, qui ont un point commun : ils veulent intégrer une école d'ingénieurs. Élisabeth, en 2e année de prépa PSI au lycée Chaptal, à Paris, se prépare pour les révisions des concours.

Épisode 1. Le parcours d'Élisabeth, 19 ans, élève en deuxième année de prépa PSI (physique-sciences de l'ingénieur) au lycée Chaptal, à Paris, n'est pas vraiment linéaire. Après un bac S mention très bien obtenu à Arras (62), l'étudiante intègre d'abord l'ENSAV (École nationale supérieure d’architecture de Versailles)... avant de rebrousser chemin au bout d'un semestre. "L'esprit de l'école n'était pas pour moi, j'ai préféré m'en aller. J'ai postulé sur APB à bac+1 dans six prépas, pour m'ouvrir le plus de portes possibles. Un professeur de Chaptal a vu ma candidature, qui l'a intriguée", explique-t-elle. 

Rentrée 2015, direction le VIIIe arrondissement de Paris pour une première année en MP (maths-physique). Objectif : les concours d'entrée des écoles d'ingénieurs. La première année passe très vite, selon elle. "Je me débrouillais bien, mais on m'a proposé de poursuivre ma seconde année de prépa en PSI* (l'étoile signifie dans la meilleure classe). Cela me correspondait assez, notamment au niveau des écoles visées", déclare Élisabeth. 

Les concours approchent...

Justement... les écoles. Après avoir eu la tête dans le guidon jusqu'aux vacances de Noël, l'élève de prépa a pris le temps d'étudier les plaquettes des différents concours et établissements. Hésitations et réflexion... Elle tentera finalement quatre concours pour multiplier ses chances. "Je veux passer celui de l'ENS Paris-Saclay, qui me donne envie avec ses beaux partenariats (établissements à l'étranger, entreprises, institutionnels), le concours Mines-Télécom, notamment pour les mines de Douai, mais aussi le concours des écoles Centrales et CCP (concours communs polytechniques)", détaille-t-elle. En revanche, contrairement à la plupart de ses camarades de classe, Elisabeth ne passera pas le concours E3A. Les écoles ouvertes par celui-ci ne l'intéressent pas vraiment...

Prochaine grande étape, en dehors de son TIPE (travail d'initiative personnelle encadré) de prépa : les écrits des concours. "Je commence le 18 avril avec ceux de l'ENS. Ils s'enchaînent ensuite jusqu'à début mai. Puis, ce sera au tour des oraux, jusqu'à courant juillet." Et la pression commence à s'installer. "Nous terminons les programmes en cours, les révisions vont bientôt débuter. Je vais m'organiser pour tout revoir, notamment les maths. Avec la physique, il s'agit de la matière la plus importante pour les écoles prestigieuses", souligne-t-elle.

Lire aussi : Écoles d'ingénieurs : 6 conseils pour réussir les concours après prépa

L'ambiance reste bonne

Le stress monte mais l'ambiance reste bonne dans la classe de notre élève de prépa, loin des stéréotypes sur les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles). Élisabeth l'assure : "On est tous dans le même bateau. Nous sommes très soudés. On est entre nous, et on essaie de réussir tous ensemble. Certains imaginent des rivalités entre les élèves, mais elles restent imaginaires." Le jour du concours, ce sera seul, face à sa copie, que tout se jouera.

À deux mois des concours, l'étudiante s'est accordée quelques jours au ski pour profiter de ses derniers moments de répit d'ici l'été. Repos total... ou presque. "J'ai quand même pris des exercices que je fais le matin pour garder le rythme..."

Retrouvez les épisodes de notre série "Objectif grande école" et suivez Antonin, Élisabeth et Julie dans leur parcours pour intégrer une école d'ingénieurs :
- Antonin, en terminale S : "Je vise une école d'ingénieurs postbac". Épisode 1

- Julie, en DUT : une voie plus concrète pour devenir ingénieure. Épisode 1