1. Rentrée décalée : Constance, de la prépa scientifique à l’automobile
Témoignage

Rentrée décalée : Constance, de la prépa scientifique à l’automobile

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Constance ne regrette pas d’être passée par une prépa : “J’ai acquis des méthodes de travail très solides.” // © Simon Lambert/Haytham pictures pour l'Etudiant
Constance ne regrette pas d’être passée par une prépa : “J’ai acquis des méthodes de travail très solides.” // © Simon Lambert/Haytham pictures pour l'Etudiant

C'est par hasard que cette bonne élève, qui n'était pas certaine de son choix d'orientation, a découvert la filière automobile de l'ESTACA. Entrée en cours d'année dans le cadre du semestre préparatoire intensif proposé par l'école d'ingénieurs, elle est satisfaite de son intégration.

En juin 2016, Constance, originaire de Sarreguemines (57), obtient un bac scientifique option maths-physique au lycée franco-allemand de Sarrebruck, en Allemagne. Bonne élève, elle obtient une mention très bien et intègre une classe préparatoire MPSI (mathématiques, physique et sciences industrielles) à Strasbourg. Pour la jeune fille, la suite de ses études reste assez floue.

“Avec mon profil, j’avais le choix entre médecine et ingénieur. Comme j’adorais la physique et que j’étais douée en maths, j’ai choisi le parcours ingénieur. Mais, pour la bachelière que j’étais, le métier d’ingénieure était encore très nébuleux. Mon père étant passionné d’astronomie, le secteur du spatial-aéronautique était celui qui me parlait le plus.” Après la prépa, Constance entend donc passer les concours des écoles de ce domaine, notamment l’ISAE-SUPAERO. Cependant, après avoir parcouru quelques salons d’orientation, elle n’est plus certaine de son choix.

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Son admission

C’est totalement par hasard que Constance découvre le parcours SPID (semestre préparatoire intensif) de l’ESTACA. “En janvier, j’ai reçu un courrier de l’école dans ma boîte aux lettres : il proposait une filière automobile. Ma mère a grandi dans une entreprise de transport routier, ça a donc éveillé un intérêt chez moi.” Pas convaincue par la voie qu’elle suit, Constance tente sa chance pour intégrer cette formation à l’effectif restreint : 28 places seulement. Elle réussit, et se retrouve parmi des élèves venus de prépa, de filière scientifique, de PACES.

Constance se souvient d’un programme et d’un rythme “un peu costauds” qui lui faisaient peur. Finalement, malgré quelques samedis supplémentaires en cours, elle s’adapte bien : “En classe prépa ou en PACES, on est déjà habitué à travailler. Et c’est même moins pesant qu’en prépa, car il n’y a pas de pression.” Côté examens, les élèves en rentrée décalée ont passé les mêmes partiels début juillet que ceux dans le parcours classique. Sans compter des colles en maths et en mécanique au cours de l’année pour tester les progrès de chaque élève.

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Son nouveau cursus

Le plus de la rentrée décalée ? “Le fait que nous venions tous d’horizons différents aide, c’est motivant de travailler tous ensemble, on partage nos méthodes de travail, cela crée une super cohésion. Je ne regrette pas d’avoir fait une prépa, car j’ai acquis des méthodes de travail très solides. Et en rentrant à l’ESTACA à ce moment-là, on découvre progressivement les facettes du métier d’ingénieur de manière concrète.”

En deuxième année, dans la filière automobile, Constance est satisfaite de son intégration dans sa nouvelle promotion. Elle n’a pas rencontré de lacunes particulières. “Entre élèves de la promotion rentrée décalée, nous gardons des liens, nous nous retrouvons souvent après les cours pour déjeuner ou pour nous entraider dans certaines matières.” Ses projets pour la suite ? Devenir ingénieure automobile, et pourquoi pas postuler pour un double diplôme en Allemagne.

Salon de la rentrée décalée
Rendez-vous samedi 16 décembre 2017, de 10 h à 18 h, à Paris. Invitation gratuite sur letudiant.fr.