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Etudier dans une zone à risque : ce qu’il faut savoir

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Voici la liste des précautions à prendre si vous partez dans un pays à risque. // © Adobe Stock/petunyia
Voici la liste des précautions à prendre si vous partez dans un pays à risque. // © Adobe Stock/petunyia

Au-delà des pays fortement déconseillés par les autorités publiques pour des raisons sanitaires ou politiques, vous pouvez potentiellement être confronté à des imprévus ou à des situations dangereuses lors de vos études à l’étranger. L’Etudiant vous aide à faire le point sur ce que vous devez savoir avant de partir.

Risques politiques, diplomatiques, sécuritaires (attentats), sanitaires, naturels (ouragans, cyclones…), nucléaires… Différentes situations d’urgence sont répertoriées par le ministère des Affaires étrangères. Cela ne vous a sans doute pas échappé, l’actualité du moment tourne autour du virus Covid-19, autrement appelé, coronavirus. Certaines régions ont été mises en quarantaine pour des raisons de sécurité. Si vous êtes à l’étranger ou que vous comptez voyager dans le cadre de vos études, il se peut que vous soyez, vous aussi, confronté à des situations d'urgence. Voici la liste des précautions à prendre.

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Avant de partir : souscrire une assurance

Quelle que soit votre destination, ne négligez pas la souscription d’une assurance. Les établissements recommandent généralement à leurs étudiants en mobilité de prendre à la fois une assurance responsabilité civile et une assurance rapatriement. Pour cela, contactez directement votre caisse d’assurance maladie (sécurité sociale) et votre mutuelle pour étendre vos garanties.

Si vous voyagez dans un pays de l’Union européenne, prenez une carte européenne d’assurance maladie. Valable deux ans, elle vous permet de couvrir tous vos soins médicaux à l’étranger.

Pensez aussi à votre banque : elle peut vous proposer des garanties en matière de rapatriement, notamment si vous achetez vos billets d’avion avec votre carte de crédit, par exemple.

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Sur place : rester informé

Deux sites sont à retenir pour être informé quotidiennement sur des situations à risque : France Diplomatie et Ariane. Ces deux plateformes dépendent du ministère des Affaires étrangères.

Sur France Diplomatie, choisissez le pays dans lequel vous vous trouvez. Cliquez sur l’onglet "Sécurité", vous avez accès à tout un tas d’informations : les zones formellement déconseillées, déconseillées sauf raison impérative, vigilance renforcée ou vigilance normale. Le ministère précise aussi ce à quoi vous devez faire particulièrement attention : criminalité, insécurité, conflits sociaux, terrorisme, enlèvement, climat… Il est utile d’avoir tous ces éléments en tête avant votre départ.

Le site Ariane est un peu différent. Vous devez d’abord vous inscrire et donner plusieurs éléments sur votre séjour à l’étranger : la destination, le nombre de personnes vous accompagnant, le type de voyage… Ce signalement permet au ministère des Affaires étrangères de vous informer en direct par mail, téléphone ou SMS de la situation.

Les conseils en plus

Pensez à scanner vos passeport et carte d’identité pour les retrouver rapidement sur votre ordinateur ou votre téléphone. Envoyez-les vous par mail tout en faisant attention à vos mots de passe.

Selon le pays, soyez discret sur les réseaux sociaux. Ne faites pas de "live" et évitez de donner des informations trop précises sur l’endroit où vous vous trouvez.

Si vous partez plus de six mois à l’étranger, inscrivez-vous au registre des Français établis hors de France auprès du consulat. Cela vous permettra de faciliter vos démarches administratives en cas de perte ou de vol de documents notamment. Vous serez également informé plus rapidement des situations dangereuses. En cas d’urgence, le consulat peut aussi prévenir vos proches.

Bon à savoir : le ministère des Affaires étrangères peut mettre un numéro d’urgence à disposition des voyageurs pour assurer leur protection.

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Avant de rentrer : prévenir son université

Même si vous partez dans le cadre de vos études, vous devez d’abord vous informer via le ministère des Affaires étrangères. Le bureau des relations internationales de votre établissement peut vous communiquer par mail les démarches à suivre, mais ces informations émanent déjà du ministère.

Néanmoins, si vous décidez ou êtes contraint de revenir en France, faites-en part à votre établissement, juste par précaution. Il pourra peut-être vous donner des consignes supplémentaires, comme le confinement en cas de crise sanitaire.

Les recommandations spécifiques pour le coronavirus

La situation évolue tous les jours. Les établissements transmettent les informations concernant le virus au fur et à mesure en suivant les consignes du ministère des Affaires étrangères. Dans certains établissements, il existe des fonctionnaires de sécurité et de défense chargés de faire l’intermédiaire entre le ministère, l’établissement et les étudiants en mobilité. Si les déplacements dans certaines régions comme la Chine sont déconseillés, cela ne signifie pas que vous devez impérativement rentrer en France. Surveillez votre température et respectez les règles d’hygiène. En cas de symptômes à votre retour en France, contactez le 15.

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