1. Quelles sont les perspectives d'emploi dans le social ?
Décryptage

Quelles sont les perspectives d'emploi dans le social ?

Envoyer cet article à un ami
L'aide à domicile est un métier très recherché. // © Dean Mitchell/iStock
L'aide à domicile est un métier très recherché. // © Dean Mitchell/iStock

INFOGRAPHIE. Plus d’un million de travailleurs sociaux exercent en France. Avec l’allongement de la durée de vie, et l’augmentation des besoins en services et aides à la personne, le nombre d’emplois dans le secteur va continuer de croître.

En quelques années, les métiers du social ont profondément évolué, tant dans leur organisation que dans leur champ d’action, pour s’adapter aux problématiques liées à la persistance du chômage ou à l’allongement de la durée de vie. Les perspectives d’emploi sont bonnes : 110.000 postes sont à pourvoir pour les professionnels de l’action sociale sur la période 2012–2020, selon France Stratégie et la DARES (Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques). Les trois métiers particulièrement recherchés sont : les assistants maternels, l’aide à domicile et les éducateurs spécialisés. Plus rapide et plus stable que celle des autres diplômés de niveau équivalent, l’insertion professionnelle des nouveaux diplômés du secteur social est elle aussi au beau fixe. Plus de 85% d’entre eux ont trouvé un emploi dix mois après leur sortie de formation.
Le nombre de professionnels plus qualifiés de l’action sociale, dédiés à la direction et à l’encadrement, devrait également augmenter pour répondre aux besoins des personnes porteuses d’un handicap, des personnes âgées et des jeunes en difficulté. Entreprises, collectivités, associations, organismes sociaux… les recruteurs sont variés.

Lire aussi : Quelles études pour travailler dans le social ?

Des professions variées dans le social

Le secteur compte plus d’une vingtaine de professions, réparties en cinq grands domaines : l’aide sociale (assistant de service social, conseiller en économie sociale et familiale, technicien de l’intervention sociale et familiale etc.), l’éducation spécialisée (éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, moniteur-éducateur etc.), l’animation (animateur, directeur de centre de loisirs etc.), le travail à domicile (accompagnant éducatif et social, par exemple) et la médiation. Même si chacun intervient dans sa sphère de compétences, les professionnels sont amenés à multiplier les interactions. Il existe donc des passerelles entre les métiers. Les travailleurs sociaux sont par ailleurs nombreux à évoluer vers des fonctions d’encadrement dans les métiers d’ingénierie ou d’intervention sociale.

Des diplômes spécifiques à chaque métier

Les formations proposées par le secteur social sont particulièrement délimitées : dans la plupart des cas, un diplôme correspond à un métier précis. Près de 500 établissements, publics ou privés, accessibles à partir du bac (ou niveau bac), en alternance ou par voie scolaire, dispensent des for- mations préparant aux diplômes du travail social.
Pour intégrer ces écoles, il faut en général réussir un examen d’entrée et la formation dure entre un et trois ans. Elle permet d’obtenir, selon les cas, un BTS économie sociale et familiale ou services et prestations des secteurs sanitaire et social, un DUT carrières sociales ou un diplôme d’État. DEUST, licences, licences professionnelles, masters… l’université propose, elle aussi, de nombreux diplômes qui couvrent l’ensemble des métiers du social. Toutefois, travailler dans le social ne rime pas forcément avec bac. Une partie des travailleurs sociaux n’en sont pas titulaires et divers métiers leur sont ouverts.

Lire aussi : Formations dans le social : ce qui change avec la réforme

Texte : Agnès Redon / Illustration : Mathieu Pype
Texte : Agnès Redon / Illustration : Mathieu Pype