1. Parcoursup : un candidat sur trois encore en attente d'une proposition
Décryptage

Parcoursup : un candidat sur trois encore en attente d'une proposition

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Parcoursup : fin mai 2018, un candidat sur trois en attente de proposition // © plainpicture/Mihaela Ninic
Parcoursup : fin mai 2018, un candidat sur trois en attente de proposition // © plainpicture/Mihaela Ninic

INFOGRAPHIE. Le 29 mai 2018, soit une semaine après le début des réponses des formations à vos vœux, vous êtes encore un tiers à n'avoir eu aucune proposition d'admission sur Parcoursup. Décryptage de ce premier tour de chauffe de la plate-forme d'admission postbac.

224.304 : c'est le nombre d'élèves toujours en attente d'une réponse sur Parcoursup. Mardi 29 mai 2018, une semaine après l'ouverture de la phase d'admission et la fin de la première "deadline" laissée aux candidats pour se décider, l'heure est au bilan d'étape. L'engagement du gouvernement est donc tenu : plus des deux tiers des quelque 812.000 candidats auront eu au moins une proposition d'ici au baccalauréat.

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200.000 "oui définitif" en une semaine

Chaque jour, la machine Parcoursup apporte son lot de nouvelles réponses. Au départ, le 23 mai au matin, vous n'étiez que 436.000 à avoir eu une proposition (voir infographie). En sept jours, ce nombre aura grimpé de plus de 100.000 élèves. Et ce, grâce aux places libérées par les candidats ayant validé définitivement une proposition dans l'une des formations souhaitées. Parfois sous la pression de ne rien avoir d'autre… Au total, 200.000 d'entre vous ont donné un "oui" définitif, une semaine après l'ouverture de la phase normale d'admission. La situation se débloque chaque jour pour plusieurs milliers d'élèves.

Plus de 5.000 demandes d'accompagnement

En revanche, vous êtes plus de 260.000 encore en attente d'une place, dont plus de 30.000 n'ayant reçu que des réponses négatives. "C'est normal car beaucoup de candidats ont demandé exclusivement des filières sélectives comme les lycéens professionnels", analyse Franck Loureiro, co-secrétaire général du Sgen (syndicat général de l'Éducation nationale) – CFDT .

Un problème que les commissions d'accès à l'enseignement supérieur doivent régler. Plus de 5.000 candidats ont ainsi demandé à être accompagnés par le recteur (voir infographie). "Certaines ont commencé dès le 22 mai en proposant par exemple une place en classe préparatoire dans la ville d'à côté. Mais en BTS [brevet de technicien supérieur], cela se complique avec le nombre de spécialités. Les formations sont plus éloignées. Il faut donc proposer un domaine connexe et cela prend plus de temps", souligne le syndicaliste.

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Le stress des "en attente" avant le bac

Le fonctionnement par vague de Parcoursup a un prix : celui d'un stress élevé pour ceux d'entre vous qui guettez les réponses sur la plate-forme. "Quand on ne reçoit que des 'non', on est pris en charge par la commission de repêchage. La situation est plus compliquée pour les lycéens en attente, très loin dans le classement", témoigne Hugo Thomas, à la tête du syndicat général des lycéens. Le fait de connaître son rang permet aux candidats d'élaborer des stratégies, mais rajoute une pièce à la machine du stress. "Je regarde chaque jour où j'en suis. Quand je vois des progressions régulières dans certaines formations, je me dis que j'ai mes chances mais cela fait peur…", illustre le lycéen.

Pour les élèves de terminale, parmi ce qu'il faut faire si vous êtes encore sur liste d'attente : vous concentrer sur les révisions du bac ! En effet, sans ce sésame, une proposition d'admission ne vous serait plus utile…