Laurence Naert, chef du SAIO de Nancy-Metz : « Un diplôme reconnu ou une qualification favorisent dans tous les cas l’insertion professionnelle »

publié le 21 Mai 2007
5 min

Dans la région Grand Est, Nancy et Strasbourg sont deux villes étudiantes importantes. Metz, Mulhouse, Reims et Troyes offrent aussi une palette de formations attractives.

Laurence Naert, chef du service académique d’information et d’orientation. Déléguée régionale de l’ONISEP Lorraine.

Quels sont les points forts de l’offre de formation dans la région ?

- Sa diversité et sa richesse : du niveau V au niveau II, la Lorraine offre une carte des formations riche de nombreuses spécialités et de nombreux organismes de formation.
- La complémentarité de l’offre sous statut scolaire/étudiant ou par alternance. Ces dernières années, la Lorraine a vu augmenter ses flux d’étudiants du supérieur formés par apprentissage.
- Des formations rares, par exemple dans le domaine des métiers d’art : travail du verre, travail du bois, lutherie, qui accueillent les jeunes de la région mais peuvent aussi accueillir des jeunes issus de toute la France, et qui souhaitent se former à ces métiers même après un cursus classique, mais aussi un réseau d’école d’ingénieurs au recrutement national : par exemple, Arts et Métiers ParisTech à Metz ; Les Mines, Ecole nationale de géologie, Ecole nationale supérieure de Chimie (ENSIC), Ecole nationale du génie rural des eaux et des forêts (Agro Paris Tech Engref) à Nancy, Ecole Nationale Supérieure des technologies et industries du bois à Epinal, Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA) à Vandoeuvre-Les-Nancy, mais les écoles de commerce sont également représentées avec ICN Business School.
- Des formations ouvertes à l’international, et notamment des cursus franco-allemand. Par exemple, le premier cycle franco-allemand de Sciences Politiques Paris à Nancy, une licence mention études franco-allemand à l’université de Metz, ou l’institut supérieur franco-allemand de techniques, d’économie et de sciences (ISFORTES) à Metz.

Y-a-t-il des nouveautés auxquelles, selon vous, les lycéens devront être plus attentifs ?
Pas de grande nouveauté pour l’admission postbac 2012, mais quelques rappels : il faut respecter le calendrier de saisie APB, vérifier les formations qui participent à APB. Suivez des précautions particulières pour les formations par alternance, car elles peuvent figurer sur le site mais nécessitent dans tous les cas de trouver un employeur pour pouvoir signer son contrat. Une fois vos choix faits, il est important de bien hiérarchiser vos vœux. Si besoin, n'hésitez pas à demander conseil auprès de vos professeurs et conseillers d’orientation psychologue.
Une nouvelle formation est à signaler, au Lycée Poincaré à Bar-Le-Duc : « une classe préparatoire universitaire scientifique (CPUS) » en partenariat avec l’université lorraine. Cette classe, portant sur une seule année scolaire, est bâtie en partenariat avec le collegium des écoles d’ingénieurs et la faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Lorraine. A l’issue de la CPUS, trois possibilités sont offertes aux étudiants en fonction de leur projet professionnel et des résultats obtenus au cours de l’année :
- admission en 2ème année du cycle préparatoire polytechnique, la prépa des INP, permettant d’accéder l’année suivante à l’une des 10 écoles d’ingénieurs de l’Université de Lorraine.
- admission en 2ème année de licence de la faculté des Sciences et Techniques de Nancy.
- à titre exceptionnel, admission en 2ème année de DUT (diplôme universitaire de technologie).
A noter cette année, il est demandé aux lycées, dans le cadre de la réforme du lycée, de développer l’accompagnement personnalisé en classe de première par un travail de découverte du postbac, et notamment une sensibilisation à la procédure APB par un travail sur un site de simulation.

Quels secteurs professionnels offrent les meilleures perspectives de débouchés dans la région ?
Les métiers industriels continuent de recruter, par exemple dans le travail des métaux, la fonderie. Ces métiers exigent une qualification pointue, qui est du coup très bien rémunérée. Le secteur du BTP recrute toujours, ainsi que celui du commerce et des banques. Un diplôme reconnu, ou une qualification favorisent dans tous les cas l’insertion professionnelle.
 
Propos recueillis par Jessica Mastroyannacos
Avril 2012


 

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