1. Pour les oraux des grands concours de la fonction publique : faîtes du théâtre !

Pour les oraux des grands concours de la fonction publique : faîtes du théâtre !

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Même s’ils ont le niveau requis pour passer les concours (généralement la licence), la plupart des étudiants poursuivent leurs études en master, tout en suivant des préparations, dans les IPAG ou CPAG (instituts ou centre de préparations à l’administration générale, implantés dans les universités ou les IEP - insituts d'études politiques). Des organismes privés ou publics proposent aussi des prépas sur place ou par correspondance.

L’objectif étant de compléter le bagage disciplinaire, par un entraînement intensif aux épreuves. Notamment la dissertation et la fameuse note de synthèse. Sans oublier les oraux. Une épreuve redoutée qui peut faire plonger des candidats pourtant doués à l’écrit. Le jury du concours de directeur d’hôpital précise qu’il faut "s’exercer, malgré le stress, à regarder tous les membres du jury" et que "se détacher au maximum de ses notes est apprécié". Pas besoin d’attendre d’être en fac pour apprendre à parler à un auditoire, c’est le même exercice, à moindre échelle, qu’un exposé. "Un bon moyen pour gérer son stress en public, est de faire du théâtre dès le lycée, par exemple, pour travailler sa voix, sa posture et vaincre le trac", propose Marie Masclet de Barbarin, maître de conférences à la faculté de droit d'Aix-Marseille 3.

La faculté libre de droit de Lille met d’ailleurs en place dès la rentrée 2011 un atelier théâtre pour les candidats en master qui veulent passer le concours de magistrat. "Mais l’objectif n’est pas de jouer un rôle, il faut rester soi-même et montrer sa personnalité. Après tout, le concours sert aussi à déterminer si les candidats sont faits pour exercer ce métier auquel ils se destinent", rappelle Bernadette Duarte, maître de conférences à la faculté libre de droit de Lille.

Le conseil de Mathilde, reçue au concours de commissaire de police, à 23 ans


Mathilde a toujours voulu être commissaire. Après un bac ES, elle s’inscrit en fac de droit. 5 ans plus tard, son rêve est devenu réalité. A 25 ans, elle s’apprête à faire ses premiers pas professionnels dans un commissariat à Roubaix (59).


"Le grand oral de culture générale et de motivation est impressionnant. J’étais face à 13 personnes. Chacune peut poser 2 à 3 questions pendant 35 minutes. On passe d’un sujet terre-à-terre à une grande question de culture générale. Le jury teste aussi bien nos connaissances que notre sang-froid. C’est assez stressant car on est convoqué, la même journée, pour 4 oraux : le grand oral et 3 autres oraux de connaissances. Et l’on patiente, sans savoir dans quel ordre on va passer ces 4 épreuves, ni quand. J’étais comme en pilotage automatique. Et en même temps, j’étais plus sure de moi pour les oraux car bien préparée. À l’écrit, je ne me sentais pas différente des autres candidats. C’est pour l’oral que mes stages m’ont été vraiment utiles. Certains candidats passent plusieurs concours sans avoir la vocation. J’ai eu le sentiment que le jury cherchait avant tout des policiers, plutôt que des fonctionnaires. J’ai dû répondre à beaucoup de cas de mise en situation."

Céline Manceau

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