1. Classement des PACES : les 5 points à retenir pour choisir la vôtre
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Classement des PACES : les 5 points à retenir pour choisir la vôtre

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Huit universités veulent créer de nouvelles alternatives à la PACES. Celle de Paris-Descartes expérimente déjà l'une de ces alternatives, l'AlterPACES. // © Virginie Bertereau
Huit universités veulent créer de nouvelles alternatives à la PACES. Celle de Paris-Descartes expérimente déjà l'une de ces alternatives, l'AlterPACES. // © Virginie Bertereau

Quels enseignements tirer de notre enquête sur la réussite en PACES (première année commune aux études de santé) ? Que les taux de réussite dans les filières médicales varient fortement d'une fac à l'autre, mais pas seulement… Quels sont les concours les plus sélectifs ? Est-ce utile de redoubler ? Vaut-il mieux se focaliser sur un concours ? Voici de quoi trouver les réponses à ces questions pour peaufiner votre stratégie.

Le concours de médecine est-il le plus sélectif ?

En 2015-2016, le taux de réussite en PACES (première année commune aux études de santé) dans les universités qui ont répondu à notre questionnaire varie de 33,3 % à 12,1 % toutes filières médicales confondues (1). En médecine, ce taux varie de 11,8 % à 26,5 % (lire notre article “Où réussit-on le mieux le concours de médecine ?”). Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, le concours de médecine n'est pas le plus sélectif. La moyenne des facs s'élève à 18 % de réussite, contre 15,8 % en pharmacie, 7,1 % en odontologie et 6,6 % en maïeutique (sage-femme).

Si, en médecine, le nombre de candidats est élevé, le numerus clausus l'est aussi (7.646 places en 2015-2016) ; il a même été significativement augmenté en 2017 (+ 478 places par rapport à 2016) et en 2016 (+ 149 places par rapport à 2015). Dans les autres filières, le numerus clausus est beaucoup plus faible (1.199 en odontologie, 3.095 en pharmacie, 1.005 en sage-femme), alors que le nombre de candidats qui tentent leur chance reste important.

De même, les facs les plus sélectives ne sont pas forcément celles auxquelles on pense. Par exemple, Paris-Descartes, qui a la réputation de figurer parmi les plus difficiles, affiche finalement un bon taux de réussite en médecine (18 %). Cette université bénéficie de l'un des numerus clausus les plus élevés.

Redoubler sa PACES vaut-il la peine ?

Les doublants/triplants améliorent-ils nettement leurs chances d'une année sur l'autre ? Oui, dans la plupart des universités. En médecine par exemple, on compte environ 60 % de doublants/triplants reçus, contre 40 % de primants. Mais ce sont dans les trois autres filières que le vent tourne incontestablement en leur faveur.

Restent certains cas particuliers… À Strasbourg, les primants représentent plus de 90 % des reçus au concours de médecine ! Et dans plusieurs autres universités (Amiens, Lille 2, Lorraine ou encore Besançon), les primants sont aussi performants (voire légèrement plus) que les doublants et triplants en médecine. En PACES, il faut donc toujours viser la réussite dès la première tentative !

Se concentrer sur un concours ou en tenter plusieurs ?

Moins de la moitié des universités ont pu indiquer le nombre de reçus parmi les candidats à un seul concours, ceux qui visent une filière à tout prix. En général, il est déconseillé de ne pas s'inscrire à au moins un concours "de secours", surtout pour les doublants. D'autant que les programmes et les coefficients des épreuves ne sont pas si différents d'une filière à l'autre.

La plupart du temps, les étudiants qui ne visent qu'un concours n'augmentent pas significativement leurs chances, surtout en médecine. Mais là encore, on constate des exceptions : ces "super-motivés" représentent par exemple 50 % des reçus en pharmacie à l'université d'Amiens et même… 100 % à l'Institut catholique de Lille ! En l'occurence, un seul étudiant avait choisi de ne présenter que ce concours et il a été admis.

Y a-t-il des facs plus scientifiques que d'autres ?

Le programme de la PACES est national. Mais si les intitulés des UE (unités d'enseignement) sont communs, le contenu des cours peut varier. D'ailleurs, chaque faculté choisit librement le programme de l'UE spécifique à chacun des quatre concours et fixe ses propres coefficients aux épreuves. Ainsi, l'université Paris-Descartes revendique l'importance qu'elle accorde aux matières scientifiques (chimie, biochimie, physique, biophysique, mathématiques, biologie) dans les épreuves de concours du premier semestre. Pour autant, cette fac n'est pas celle qui accueille la part la plus importante de bacheliers scientifiques : elle en compte 90 %, contre 96 % pour l'UPMC ou 95 % pour Nantes ou Toulouse. En PACES, la spécialité du bac (maths, physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, etc.) importe peu.

Certaines facs sont-elles plus faciles que d'autres ?

Existe-t-il des facs de cracks ? En Île-de-France, le SADEP (Service interacadémique d'affectation des étudiants en PACES), rattaché au rectorat de Paris, doit répartir équitablement les bacheliers de chaque mention entre les universités. Mais les affectations dépendent également des vœux formulés par les candidats sur le site APB, ainsi que de l'académie dans laquelle ils ont obtenu leur bac et de leur série. En pratique, la représentation de chaque mention varie donc d'une fac à l'autre. Ainsi, Paris-Descartes (Paris 5) et l'UPMC (Paris 6) comptent plus de 50 % de mentions très bien ou bien dans leurs effectifs, quand les universités d'Amiens et Paris 13 en recensent environ 30 %. Quelque 7.500 places de PACES (devenue filière à "capacité limitée") seront attribuées en Île-de-France à la rentrée 2017. De quoi contenter tout le monde et renoncer à un tirage au sort des candidats en amont ? A priori, oui… pour le moment.

D'autres critères de choix

Ne vous basez pas uniquement sur toutes ces statistiques pour choisir votre fac. La PACES est bien différente du lycée… Votre premier critère doit rester la proximité de l'université avec votre domicile, pour réduire vos temps de trajet autant que possible. Du reste, les facs admettent en priorité les bacheliers de leur académie, voire des départements les plus proches dans le cas de l'université d'Angers, qui a expérimenté le parcours PluriPASS en 2015-2016.

Peuvent aussi entrer en ligne de compte la localisation des hôpitaux rattachés aux UFR (unités de formation et de recherche) où vous effectuerez vos stages, "l'ambiance" (grande ou petite fac, fort esprit de compétition ou entraide…), le tutorat et vos projets professionnels.

(1) Nous avons uniquement traité dans cette enquête les données sur les quatre filières médicales (médecine, odontologie, pharmacie et sage-femme). Néanmoins, dans les universités, la PACES est également une voie d'accès à certaines filières paramédicales, notamment les études de masseur-kinésithérapeute.

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