Nouveau service civique "solidarité seniors" : trois jeunes racontent leur expérience

Par Amélie Petitdemange, publié le 20 Avril 2021
5 min

Un nouveau service civique a vu le jour dans le contexte de crise sanitaire : le service civique "solidarité seniors". Lancé en mars 2021, il vise à briser l’isolement des jeunes et des personnes âgées.

La solidarité intergénérationnelle a de l'avenir… 10.000 missions de service civique "solidarité seniors" ont été lancées en mars 2021 pour accompagner 300.000 personnes isolées d’ici les trois prochaines années, dans toutes les régions métropolitaines ainsi qu’à la Réunion.

Depuis le premier semestre, 2.000 jeunes volontaires se sont déjà engagés dans cette expérience. En mission dans des Ehpad et dans des résidences pour seniors, ils soutiennent les équipes de professionnels et organisent des animations collectives.

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Organiser des animations

Nils, qui vient d’arriver en France après avoir obtenu son bac au Chili, a débuté son service civique "seniors" en février. Les lundis et mardis, il travaille en résidence pour personnes âgées à Versailles (78), puis le mercredi il rends visite à un Ehpad de Maison-Laffite.

"En binôme avec un autre jeune en service civique, je parle aux personnes âgées, je les accompagne pendant leurs promenades et j’organise des animations. Je me rends compte d’une réalité que je ne connaissais pas car je n’ai pas connu mes grands parents. Ce sont des personnes qui ont besoin de parler, elles nous remercient de les avoir écoutées", témoigne le jeune homme de 18 ans, ravi de son engagement.

Même organisation pour Noémie, à Conflans-Sainte-Honorine (78), qui partage son temps entre un Ehpad et une résidence. Diplômée d’un CAP petite enfance, elle souhaite finalement travailler dans l’animation pour les personnes âgées depuis son service civique. "Ca me correspond plus que la petite enfance. J’aime ce qu’on fait. J’organise des jeux de société et des activités, comme de la peinture et du dessin. La semaine dernière, j’ai créé un blind test sur les années 60 à 80, ils ont adoré !"

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Une passerelle entre études et premier emploi

Les volontaires en service civique bénéficient aussi d’une journée de formation par semaine. Ils apprennent les premiers secours, développent leurs soft skills (compétences relationnelles, NDLR), et préparent leur insertion professionnelle avec des ateliers et un salon professionnel sur les métiers autour des séniors.

Pour beaucoup de jeunes, cette mission constitue une passerelle entre leurs études et un premier emploi. Alexandre, 22 ans, a passé son bac l’année dernière. Il désirait faire une année de césure avant des études en graphisme et design. "Avec le coronavirus, je me suis dit que c’était l’occasion d’aller voir des personnes âgées isolées. En quelques mois, j’ai acquis des compétences : je sais travailler en équipe, j’ai davantage confiance en moi, j’ose m’imposer dans un groupe et exprimer mes idées, alors qu’avant j’étais plutôt timide et en retrait", raconte le jeune homme.

De son côté, Noémie assure qu’elle a gagné en autonomie et qu’elle s’est responsabilisée. "On enchaîne de 10 heures à 17 heures, ce qui peut être très fatiguant, ajoute Nils, mais j’en sors avec le sourire car on reçoit tous les jours des remerciements".

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