Changer de spécialité en première ? Possible, mais rare

Par Alexandra Luthereau, publié le 29 Septembre 2022
4 min

Choisir une autre spécialité après la rentrée de première est possible, mais exceptionnel. L'élève devra s'adresser directement au proviseur avec de bonnes raisons.

"Les changements de spécialités se font à la marge, explique d'emblée Marc Flecher, proviseur du lycée Louis Armand à Villefranche-sur-Saône (69). C’est possible en début d’année de première."

Les demandes de changement de spécialités sont plutôt rares. Dans son lycée, sur 340 élèves de première, il n’y en a eu que trois à la rentrée de septembre 2022. Toutes ont été acceptées.

"Généralement, nous ne bloquons pas les demandes. Sauf si la triplette souhaitée est farfelue, explique le proviseur. Par exemple un élève qui choisirait EPS (éducation physique et sportive), NSI (numérique et sciences informatiques) et HLP (humanités, littérature et philosophie). Dans ce cas, on en discute avec les parents et on revoit les choix avec la famille."

Une requête argumentée

Au lycée Sud-Médoc-La Boétie à Bordeaux (33), ce changement est possible jusqu’aux vacances d’automne et se fait "en fonction des places disponibles", souligne le proviseur Jean-Philippe Raud.

Si un élève souhaite changer de spécialité en début d'année, il lui faudra aussi de bonnes raisons. Concrètement, la demande doit être effectuée par l’élève et sa famille au moyen d’un email "motivé" adressé au proviseur de son établissement. Autrement dit, l’élève doit argumenter sa demande.

Marc Flecher nous donne un exemple : après un été de réflexion, un de ses élèves a demandé à changer la spécialité NSI pour SES (sciences économiques et sociales). "Il a expliqué vouloir poursuivre après le bac vers des études en éco-droit. Par ailleurs, il a pris conscience de ses difficultés en mathématiques alors que NSI nécessite un esprit scientifique", commente le proviseur.

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Décision prise en fonction des résultats

La décision est prise par "le chef d'établissement après étude de ses résultats dans la spécialité en question", poursuit le proviseur. L'idée n'est pas de pénaliser : "Si les résultats de l’élève dans la spécialité sont satisfaisants, l’accord est systématique. Dans le doute, je prends l’avis du professeur de la spécialité de la classe de l’élève."

Dans tous les cas, la décision sera "discutée avec l'équipe pédagogique, en particulier avec le professeur principal et le conseiller d'orientation-psychologue (COP)", peut-on lire sur le site service-public.fr du gouvernement.

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Rattraper les cours manqués

Dans le cas où la spécialité souhaitée n’est pas proposée dans l’établissement de l’élève, celui-ci a la possibilité de faire une demande de changement de lycée. "La demande est examinée avec un a priori favorable par le chef d’établissement d’accueil ou en commission académique", précise-t-il. Si la procédure est relativement simple pour l’élève, le changement de spécialité implique de rattraper les cours manqués.

Et un changement entre la première et la terminale ? Il vaut mieux ne pas compter dessus. "Ce n’est pas possible", tranche Marc Flecher. Ou alors, "bien plus compliqué et surtout applicable pour les redoublants, sauf pour quelques cas très marginaux", précise Jean-Philippe Raud.

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