Bac : réussir son contrôle continu dès la première

Par Alexandra Luthereau, publié le 20 Septembre 2022
4 min

C'est inévitable : les notes de première et terminale des matières qui n'ont pas d'épreuve finale comptent pour le bac. Quelques conseils pour un contrôle continu efficace et sans stress.

Dès l’entrée en première, une idée est dans toutes les têtes : le baccalauréat. Et avec elle, le contrôle continu. En effet, depuis la rentrée de 2019, l’examen se déroule en deux temps : des épreuves finales, en fin de première et de terminale, qui comptent pour 60% de la note finale du bac. Et un contrôle continu de deux ans, dont les notes comptent pour 40%.

Un plan d’évaluation pour chaque discipline

Comment s'organise le contrôle continu ? "Chaque établissement établit son plan d’évaluation, pour chaque discipline. Ce plan est porté à la connaissance des élèves et des familles qui le signent puis il est transmis au rectorat", explique Philippe Borel, professeur d’histoire-géographie au lycée Louis Armand à Villefranche-sur-Saône (69).

"Par exemple, dans notre établissement, en histoire-géo, le plan prévoit au minimum trois évaluations par trimestre, donc trois notes : un grand devoir sur table (analyse de documents ou composition), un petit devoir de connaissances et un travail de groupe en classe. Chacun de ces devoirs sera affecté d’un coefficient", détaille-t-il.

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Toutes les notes comptent

Ce qui signifie que toutes les notes sont importantes : même celles avec un petit coefficient entrent dans le calcul de la note moyenne du bac. Elles figureront aussi dans le dossier scolaire de chaque élève et seront prises en compte dans Parcoursup.

Pour réussir leur contrôle continu, "les élèves doivent bien comprendre ce système de notation, son importance et sa méthodologie", conseille le professeur d’histoire-géo. Dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à poser des questions à son professeur principal ou son prof référent. L’idéal est aussi d’impliquer la famille, qui peut suivre régulièrement les notes dans Pronote ou l’ENT (espace de travail numérique).

Et, cela va sans dire, "il faut un travail sérieux régulier, participer à l’oral et être rigoureux dans le travail en autonomie", continue-t-il. "La première des choses est de s’investir en classe à 100%", ajoute Joël Carrasco, professeur de physique-chimie au lycée Marcel Pagnol à Marseille (13). Écouter, comprendre, prendre des notes, poser des questions au professeur. "Rattraper une heure de cours demande le triple en investissement à la maison", assure-t-il. Autre conseil : anticiper. C’est-à-dire "revoir ses leçons le jour même, faire des fiches au fur et à mesure et réviser régulièrement pour faire fonctionner sa mémoire".

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Un contrôle continu sur un temps long

Mais ce contrôle continu ne doit pas non plus être une source de stress. "Il s’étale sur deux ans, à partir de la première. Si on a une mauvaise note un jour, il ne faut pas trop s’en faire, souligne Philippe Borel. D’autant plus qu’il est possible de demander à son prof un travail supplémentaire pour la rattraper. Il faut l’appréhender comme un défi sur un temps long pour aborder le bac plus sereinement."

Il faut "dédramatiser" le contrôle continu, confirme Joël Carrasco : "Il ne s’agit pas d’un bac chaque jour". Les deux professeurs soulignent les avantages du nouveau système : le contrôle continu allège les épreuves finales en fin de terminale. Et permet d’éviter que votre examen dépende d’un sujet, qu’on n’aime pas ou qu’on a survolé en classe. Alors : au travail !

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