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Décryptage

Médecine : les spécialités qui ont la cote en 2017... et les autres

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Après l'ECN, pour les étudiants en sixième année de médecine, il est l'heure de rentrer dans le vif du sujet. // © plainpicture/Johner/Depiction AB
Après l'ECN, pour les étudiants en sixième année de médecine, il est l'heure de rentrer dans le vif du sujet. // © plainpicture/Johner/Depiction AB

Après 16 jours de procédure en ligne, les étudiants en sixième année de médecine ont choisi leur spécialité et la ville où ils vont passer leur internat. Si certaines spécialités sont très prisées, d'autres peinent à faire le plein de candidats.

"Le radar", le tableau qui permet de contrôler en temps réel l’avancement des choix d'internat des étudiants en sixième année de médecine, s’est arrêté. Les lauréats de l’édition 2017 des ECN (épreuves nationales classantes) sont enfin fixés sur leur sort. Organisé par le CNG (Centre national de gestion), le choix de poste a pris fin le 19 septembre 2017 après 16 jours de procédure. Comme chaque année, certaines villes et spécialités connaissent un plus grand succès que d’autres.

Des spécialités "chouchous"

Les 8.372 étudiants ont choisi leur affectation par ordre de mérite (le mieux classé choisit en premier). Parmi les spécialités qui n'avaient, en premier, plus de postes à offrir, citons les maladies infectieuses et tropicales (le choix de la major Anne-Lise Beaumont), la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, la néphrologie ou encore l’ophtalmologie. Les étudiants ont prioritairement opté pour les CHU (centres hospitalo-universitaires) des grandes métropoles comme Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille et Strasbourg.

Des postes vacants dans cinq spécialités

277 postes restent vacants. Seulement cinq spécialités sont concernées, à savoir la gériatrie, la médecine générale, la psychiatrie, la santé publique, et la médecine et santé au travail. Si la psychiatrie et la santé publique comptent respectivement 8 et 5 places encore disponibles, ce qui est peu, certaines spécialités ont été particulièrement boudées par les étudiants.

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C’est notamment le cas de la gériatrie, dont 29 de ses 200 postes ne sont pas pourvus. La médecine et santé au travail compte quant à elle 35 % de places vides, soit la part de postes vacants la plus importante. Comme chaque année, la médecine générale connaît le plus grand nombre absolu de sièges vides, avec 187 postes (sur 3.132) inoccupés. Notons que ces deux dernières spécialités ont fait chou blanc en Île-de-France. Les 25 postes offerts en médecine et santé au travail n’ont séduit que 13 candidats, et pas moins de 131 postes de médecin généraliste n’ont pas trouvé preneurs.