Lettres

Les études de lettres sont un bon moyen d’enrichir sa culture générale, tout en imaginant un avenir professionnel aussi bien dans la communication, les ressources humaines, le professorat que le commerce.

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Quelle que soit la filière choisie – une licence à l'université ou deux années de classe préparatoire –, les études de lettres imposent souvent un parcours jusqu'à bac+5. À la clé : des débouchés variés dans le secteur privé ou public.

À l'université : des parcours différents

Le parcours lettres classiques est le plus littéraire. Son programme est orienté sur la littérature française, du Moyen Âge à nos jours, et une place importante est consacrée à l'étude du latin et du grec ancien. Pas d'inquiétude pour les bacheliers qui n'auraient aucune notion dans l'une et l'autre de ces deux langues anciennes, la plupart des universités dispensent des cours pour grands débutants. Cette formation débouche sur un ­master lettres, édition ou enseignement (MEEF).

Le parcours lettres modernes est, lui, plus axé sur le français. Au programme : littérature française des origines à nos jours, linguistique, stylistique et poétique, une langue ancienne, cours de méthodologie pour la dissertation, grammaire.

D'autres parcours sont proposés : lettres et arts, sciences du langage, éditions médias audiovisuels…

Il existe également une dizaine de doubles licences associant notamment les lettres à la philosophie, aux langues ou à l'informatique.

Outre l'enseignement et la recherche, la licence de lettres ouvre la voie à différents masters en lettres, communication, documentation, édition ou sciences du langage. 

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Prépas littéraires : davantage de débouchés

Comme leurs équivalentes scientifiques et économiques, les prépas littéraires sont sélectives. Le nombre d'admis étant limité, elles exigent un bon dossier scolaire et une forte culture générale. Les établissements n'écartent d'emblée aucune série de provenance, et prennent particulièrement en compte la régularité de l'élève et ses appréciations pour procéder à la sélection.

Les ENS (écoles nationales supérieures) constituent un des débouchés, mais il reste très limité. La BEL (banque d'épreuves littéraires) élargit les débouchés aux écoles de commerce, aux IEP (instituts d'études politiques) et à d'autres établissements.

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La prépa lettres sup (hypokhâgne et khâgne) accueille une majorité de bacheliers L, mais aussi des ES et des S. L'hypokhâgne propose un enseignement pluridisciplinaire : lettres classiques et modernes, langues vivantes, histoire, géographie, philosophie et cultures antiques. Cette première année mène à deux types de khâgne : classique (avec latin ou grec obligatoire) et moderne (langues vivantes et géographie). La première conduit au concours de l'ENS Paris, ­tandis que la seconde est tournée vers l'ENS Lyon ­(lettres et sciences humai­nes).

La prépa lettres sup et sciences sociales (dite B/L) recrute des S (et des ES et L avec un bon niveau en maths et en lettres). Elle associe sciences sociales, philosophie, français, histoire, langues vivantes, et accorde une large place à l'économie et aux mathématiques. Ses débouchés sont, outre les ENS (Paris, Lyon, Paris-Saclay Cachan), l'ENSAE (École nationale de la statistique et de l'administration économique), l'ENSAI (École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information), les IEP et les écoles de commerce.

En cas d'échec aux concours, vous pouvez faire une demande d'équivalence pour intégrer une L3 à l'université.

Charlotte, 24 ans, en prépa pour l'agrégation de lettres modernes à l’université de Nanterre (92)


Ce qu’elle voulait faire. Des lettres. “D’abord intéressée par une licence en lettres modernes, j’ai opté pour une licence humanités à l’université de Nanterre, plus généraliste, qui me permettait de continuer la philosophie et l’histoire. En L3, j’ai décidé de devenir professeure de français et je me suis orientée vers un master lettres modernes.”
Ce qu’elle fait aujourd’hui. Professeure de français. “Lors mon master 2, j’ai passé la moitié de mon temps à la fac et l’autre moitié au collège des Chènevreux à Nanterre comme professeure de français. Après mon master, j’ai réussi le concours du CAPES. Je suis désormais en année de prépa pour l’agrégation de lettres modernes à l’université de Nanterre. Si je réussis en mars prochain, j’espère enseigner à la rentrée prochaine.”

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