1. « Mon fils a choisi l’apprentissage par passion après un bac +5 »
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« Mon fils a choisi l’apprentissage par passion après un bac +5 »

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 // © Ministère du Travail
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Diplômé d’un double master en droit et en management, Nicolas, 25 ans, suit actuellement un CAP pour se former au métier de charcutier. Une volonté que ce descendant de la célèbre Maison Vérot a manifestée pendant ses études pour le plus grand bonheur de ses parents, Gilles et Catherine.

« Dès ses 19 ans, Nicolas nous a annoncé son désir de nous rejoindre après ses études supérieures, raconte son père, Gilles Vérot, fils et petit-fils de charcutiers. C’était un projet de vie qu’il a pris le temps de mûrir. Il avait vraiment envie de développer l’héritage professionnel de notre maison. »

C’est que l’établissement Vérot est une véritable institution, bâtie sur une grande lignée de charcutiers remontant à 1930. L’établissement, qui emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes, va ouvrir sa quatrième boutique à Paris et vend ses produits à l’international, de Londres à New York. Nicolas représente la quatrième génération investie dans l’entreprise familiale.

« On le sent heureux de mettre les mains dans la matière »

Diplômé d’un master 1 en Droit des affaires à Paris-Assas et d’un master 1 en Management à l’EM Lyon Business School, le jeune homme prépare son CAP de Charcutier-traiteur depuis mars dernier, aux côtés de son père et de sa mère, devenus à cette occasion ses maîtres d’apprentissage. Un rôle de passeur dans lequel Gilles Vérot s’implique depuis plusieurs années avec passion, en accueillant dans ses boutiques parisiennes nombre de jeunes apprentis auxquels il transmet son savoir-faire et le goût du métier.

Son fils Nicolas y a rapidement trouvé ses marques. « Il rejoint l’atelier trois fois par semaine dès 4 h 30. Il y apprend le geste de tenue d’un couteau, les techniques de la découpe et du désossage, du tri et de la répartition des morceaux de viande, la maîtrise des différentes opérations culinaires, de la cuisson à la conservation, décrit son père. Il est très à l’aise et très motivé. On le sent heureux de baigner dans cette ambiance de cuisine et de mettre les mains dans la matière. »

« Il nous apporte un regard neuf et critique »

Mais le travail de cet « apprenti pas comme les autres » ne se limite pas à la fabrication des terrines, pâtés en croûte, boudins blancs et autres joues de bœuf. Fort de son bagage universitaire, le jeune homme s’implique aussi dans la gestion de l’enseigne.

« Il nous apporte un regard neuf et critique dans l’organisation et le développement de la maison Vérot. Ses études supérieures représentent une véritable valeur ajoutée pour nous » souligne son père, titulaire d’un « bac –2 » comme il aime à le rappeler. « On ne gère plus les entreprises comme autrefois, surtout un établissement aussi réputé et ambitieux que le nôtre. Il faut avoir une solide formation en gestion et en commercial. Nicolas détient cette compétence, il va nous apporter beaucoup, c’est sûr. »

Confiants, les parents ne voient que des avantages dans la nouvelle orientation de leur fils, devenu apprenti par passion après un bac +5. Dans la maison Vérot, la recherche de l’excellence est une histoire de famille.