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Harcèlement scolaire au collège ou au lycée : à qui en parler ?

Selon l'Unicef, près de 700.000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France chaque année.
Selon l'Unicef, près de 700.000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France chaque année. © Adobe Stock/pololia
Par Clément Rocher, mis à jour le 09 novembre 2023
5 min

Violences verbales ou physiques, moqueries… Le harcèlement scolaire est un phénomène qui nuit chaque année à la scolarité de nombreux collégiens et lycéens. Si vous en êtes victime ou témoin, il est essentiel d’en parler pour trouver de l’aide et des solutions.

Chaque année, près de 700.000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France, selon l'Unicef.

Selon le ministère de l'Éducation nationale, le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

Que ce soit au sein de votre collège ou lycée ou à l'extérieur, de nombreuses personnes, élèves et adultes, peuvent vous aider.

Se tourner vers un adulte

Si vous êtes témoin ou victime de harcèlement, il ne faut pas hésiter à en parler avec un adulte. Il sera en mesure de vous écouter et de vous apporter son aide. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un adulte de votre établissement en qui vous avez confiance, comme un professeur, un CPE, un infirmier ou encore un assistant d'éducation.
Dans tous les établissements, les comités d’éducation à la santé, la citoyenneté et l’environnement sont mobilisés sur la question de la prévention du harcèlement. Il est donc vraiment important de tenir au courant votre établissement en cas de harcèlement, que vous en soyez le témoin ou la victime.

Un numéro unique et gratuit : le 30.18

Une plateforme d'écoute est également accessible pour les élèves et leurs parents en cas de harcèlement ou cyberharcèlement : le 30.18. À l'autre bout du fil, ce sont essentiellement des psychologues et des professionnels des sciences de l'éducation.

Lorsque les situations de harcèlement sont repérées au cours de l’entretien téléphonique, elles sont alors transmises aux référents harcèlement de l’Éducation nationale. Ils supervisent et coordonnent les actions pour résoudre les situations de harcèlement signalées avec l’aide des relais locaux. Ces référents sont le plus souvent des proviseurs ou des inspecteurs de l’Éducation nationale.

Afin de mieux accompagner les victimes de cyberharcèlement, le gouvernement a lancé l'application mobile 30.18. Elle propose une prise de contact immédiate avec un professionnel de la plateforme, ainsi qu'un accès rapide à des fiches pratiques sur le cyberharcèlement pour s'informer sur ses droits et savoir comment réagir.

Les collégiens et lycéens engagés contre le harcèlement

Les élèves eux-mêmes peuvent devenir des acteurs de la lutte contre le harcèlement.

Ils ont été formés pour sensibiliser les élèves au harcèlement en milieu scolaire grâce à des outils qui leur sont mis à disposition sur le site Non au harcèlement. Tout élève volontaire peut jouer le rôle d'ambassadeur.

Ceux-ci sont capables d’agir en lanceur d’alertes et d'éviter de laisser les élèves victimes de harcèlement isolés. Les instances de démocratie scolaire (conseils de vie collégienne ou lycéenne) sont également invitées à s’emparer du sujet.

Parmi les autres mesures mises en place, l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Pap Ndiaye avait annoncé en avril dernier le déploiement du programme pHARe dans les lycées à partir de la rentrée 2023. Il s’agit d’un plan de prévention du harcèlement à destination des établissements scolaires. Il est obligatoire dans tous les collèges depuis la rentrée 2022.

Une enquête auprès de 7,5 millions d'élèves

Du 9 au 15 novembre 2023, le ministère souhaite mener une grande enquête pour identifier les élèves victimes de harcèlement. Pendant deux heures, tous les élèves du CE2 à la terminale seront invités à remplir une grille d'auto-évaluation non-nominative. Trois grilles correspondant à chaque niveau (école, collège ou lycée) seront distribuées. Les élèves devront y indiquer leur établissement et leur classe, mais pas leur nom. Les questions portent notamment sur le ressenti des élèves et leurs relations avec les autres à l'école et sur Internet.

Des ressources pédagogiques sont également mises à disposition des enseignants sur le site Eduscol pour les accompagner dans la prévention et la prise en charge des victimes, ainsi que pour la restitution aux parents.

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