Études de musique : conservatoire ou licence, quel parcours choisir ?

Par Lola Fourmy, publié le 04 Février 2022
4 min

Devenir violoniste, professeur, critique... Différents métiers et donc différentes formations sont accessibles aux passionnés de musique. À vous de faire votre choix.

Les études de musique sont à l’image d’une partition : tout se résume à la maîtrise de différents éléments pratiques et théoriques. Pendant votre formation, il va donc falloir composer entre plusieurs options possibles pour répondre au mieux à vos envies. Trois voies peuvent vous intéresser :

  • les licences de musicologie dans les universités ;
  • les conservatoires locaux ;
  • les pôles supérieurs d'enseignement artistique.

En parallèle, d’autres diplômes professionnalisants peuvent venir compléter ces formations, comme le DUMI (diplôme universitaire de musicien intervenant). Tous ces parcours sont complémentaires et peuvent être menés en même temps. Qu'à cela ne tienne, l'Etudiant vous donne le "la" pour y voir plus clair.

La licence de musicologie pour comprendre la musique

Elles sont quasiment indispensables à tout cursus musical. Accessibles après le bac, de nombreuses universités proposent des licences de musicologie. Vous y apprendrez l’histoire de la musique, la composition, l’ethnomusicologie et développerez une compréhension globale du phénomène musical en fonction des époques et des lieux.

La formation en trois ans inclut une partie dédiée à la pratique musicale mais ne vise pas à former des instrumentistes. Ce cursus peut être suivi d’un master et permet d’accéder à des métiers tels que journaliste musical, ethnomusicologue, chercheur en musicologie ou encore professeur d’université.

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Le pôle supérieur d'enseignement artistique, le pôle musical d’excellence

Pour les instrumentistes dotés d’un très bon niveau de pratique, les pôles supérieurs d’enseignement artistique sont accessibles après le bac. L’accès est très sélectif et s’opère via un concours. Une dizaine d’établissements français préparent ainsi au DNSPM (diplôme national supérieur professionnel de musicien).

L’inscription universitaire, en parallèle, est obligatoire à moins d’être déjà diplômé d’une licence de musique. Le DNSPM est également proposé par les deux conservatoires nationaux supérieurs de Lyon et de Paris. Ces pôles supérieurs visent avant tout à former des artistes interprètes de haut niveau mais peuvent aussi conduire à l’enseignement.

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Le conservatoire pour la pratique musicale avant tout

Les conservatoires régionaux, départementaux ou communaux, eux, sont organisés par cycle. Chaque cycle dure en moyenne trois à quatre ans et ne dépend ni de l’âge de l’étudiant ni de son niveau d’études mais de son niveau de pratique musicale. Le conservatoire délivre un DEM : un diplôme d’études musicales qui vient sanctionner des qualités artistiques. Cela ne vous permet pas pour autant d’accéder à des formations dans le supérieur.

Même si le conservatoire est axé sur la pratique (instrument, chant…), vous pouvez aussi y suivre un cycle préparatoire à l’enseignement supérieur (CPES) afin d’intégrer, sur concours, les formations de pôles supérieurs et conservatoires nationaux.

Ainsi, il est possible de mener de front une licence de musicologie et des études de percussion au conservatoire, ou bien de continuer à travailler le violon au conservatoire et de suivre une formation d’un pôle supérieur. Mais ces études demandent un grand investissement et une pratique régulière et intensive, en somme une grande dose de passion.

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