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Erasmus+ : ce qu'il faut savoir sur la mobilité hybride

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Tous les étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une mobilité hybride. // © Adobe Stock/joserpizarro
Tous les étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une mobilité hybride. // © Adobe Stock/joserpizarro

C’est un programme que pourrait vous proposer votre établissement dès la rentrée prochaine. À la fois virtuelles et physiques, les mobilités hybrides devraient se multiplier en raison de la crise sanitaire. Sous le contrôle de la Commission européenne, l’agence Erasmus+ donne quelques précisions sur les modalités.

Avec la crise sanitaire, les mobilités hybrides risquent d’avoir le vent en poupe dans les mois à venir. L’objectif : permettre aux étudiants de combiner échanges à distance et en présentiel. L’un ne va pas sans l’autre mais l’un ne remplace pas l’autre non plus. Voici ce qui vous attend.

Tous les étudiants concernés par la mobilité hybride

Tous les étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une mobilité hybride. Il suffit que votre établissement participe au programme Erasmus+. Cela concerne aussi bien des étudiants en mobilité d’études que les étudiants en stage. L’enjeu de cette nouvelle mobilité est justement de la rendre plus inclusive. L’agence Erasmus+ espère que d’autres profils d’étudiants s’y intéresseront, notamment les étudiants de milieu défavorisé, ceux en situation de handicap ou qui ont des contraintes familiales ou professionnelles (étudiants-parents, étudiants athlètes…)…

Ces mobilités hybrides sont accessibles à tous les cycles, des néo-bacheliers aux doctorants. Certaines disciplines, comme la médecine dont les étudiants partent assez peu en mobilité, pourraient aussi y trouver des opportunités.

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Une mobilité flexible à quelques conditions près

En raison de la crise sanitaire, la Commission européenne a accepté que ces mobilités hybrides soient rendues possibles dès la rentrée 2020 (et non à partir de 2021). Toutes les conditions et les modalités ne sont pas encore précisées mais quelques-unes ont d’ores et déjà été confirmées :
– Une mobilité hybride combine obligatoirement une mobilité physique et une mobilité à distance ;
– Il peut y avoir une période d’interruption entre la mobilité à distance et la mobilité physique ;
– La mobilité physique peut s’effectuer avant, pendant ou après la mobilité à distance ;
– La durée de la mobilité physique est de trois mois minimum pour une mobilité d’études et de deux mois minimum pour une mobilité de stage ;
– La bourse Erasmus+ sera versée uniquement lors de la mobilité physique.

Comme une mobilité classique, la mobilité hybride sera reconnue au niveau pédagogique en vue de l’obtention du diplôme que vous préparez. Elle vous donnera droit à trois ECTS minimum.

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Deux types de programmes hybrides

À savoir également, deux types de programme pourraient vous permettre de bénéficier de la mobilité hybride : la mobilité hybride en tant que telle ou le programme intensif hybride. Pour les étudiants, ces deux dispositifs restent assez similaires. Une mobilité hybride simple se base sur un échange entre deux établissements alors que le programme fait collaborer trois établissements minimum. Le programme intensif hybride permet également une mobilité physique plus courte : de 5 à 30 jours à l’étranger contre deux ou trois mois pour le dispositif classique.

Quant au déroulement des cours à distance, c’est aux établissements de définir leurs contenus pédagogiques. Ils pourront décider de la plateforme utilisée, du format et de la durée.

Attention, la mobilité hybride n'a donc pas vocation à remplacer entièrement les mobilités physiques, qui ont d'ailleurs toujours autant la cote. Elle peut simplement être un bon compromis pour certains profils d'étudiants ou en raison d'une nouvelle épidémie.

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