Études à l’étranger : privilégiez des mobilités en Europe pour la rentrée

Par Pauline Bluteau, publié le 21 Juillet 2020
6 min

Si les frontières françaises rouvrent progressivement, les mobilités d’études pour la rentrée prochaine sont encore assez incertaines. La majorité des établissements du supérieur recommandent à leurs étudiants de privilégier des mobilités européennes, ou mieux, de les reporter au deuxième semestre.

Près de 90.000 étudiants partent chaque année effectuer un cursus à l’étranger. Un chiffre qui pourrait nettement baisser en raison de la crise sanitaire actuelle. Si les établissements n’interdisent pas les départs à l’étranger de leurs étudiants, ils préfèrent tout de même les mettre en garde sur les risques encourus. Si vous êtes concerné, sachez que les mobilités en dehors de l’espace Schengen sont vivement déconseillées, au moins pour le premier semestre.

Des mobilités uniquement en Europe jusqu’en janvier 2021

Que ce soit du côté des universités, des écoles d’ingénieurs ou de commerce, la consigne reste la même : les mobilités dans l’espace Schengen sont possibles dès septembre prochain. En revanche, les mobilités internationales s’étudient au cas par cas. "Nous recommandons avant tout de suivre les directives gouvernementales, or à l’heure actuelle, toutes les frontières hors espace Schengen ne sont pas ouvertes", précise Jocelyne Brendlé, présidente de la commission International et développement à la CDEFI (conférence des directeurs des école françaises d’ingénieurs).

Les universités préfèrent donc suspendre toutes les mobilités hors Europe au premier semestre, à quelques exceptions près comme le Canada où la situation est stable. Du côté des écoles de commerce, même décision : "Dans certains pays nous avons très peu de visibilité à la fois sur la sécurité et sur la communication de la crise comme au Brésil ou aux Etats-Unis, estime M’Hamed Drissi, président de la commission Relations internationales à la CGE (conférences des grandes écoles). La plupart des grandes écoles conseillent donc à leurs étudiants de reporter ces mobilités au deuxième semestre."

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Anticiper d’éventuels imprévus de dernière minute

Quelle que soit la destination, les établissements se montrent très prudents. Si vous décidez de partir, vous n’êtes pas à l’abri d’un nouveau confinement et donc d’un retour anticipé en France. La mobilité hybride pourrait alors être la solution. "Si un étudiant ne peut pas reporter sa mobilité, mieux vaut opter pour une mobilité virtuelle dans un premier temps avant de pouvoir se rendre dans le pays", préconise M’Hamed Drissi.

Si vous décidez de partir, le mot d’ordre sera "la flexibilité". Comme l’explique la responsable à la CDEFI, les conditions sanitaires peuvent évoluer pendant l’été et ce, même si la pandémie semble en partie maîtrisée en Europe. "Beaucoup d’établissements étrangers ne savent pas encore s’ils vont pouvoir accueillir nos étudiants et privilégient donc une mobilité à distance. Il faut également prendre en compte le transport : il y a encore peu de vols en long courrier et ils peuvent s’avérer très onéreux." Partir en Europe peut donc être plus rassurant en cas de rapatriement d’urgence.

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Reporter votre mobilité sans pénalité

Certains étudiants doivent obligatoirement valider des semestres à l’étranger pour obtenir leur diplôme. Mais en raison de la pandémie, cette règle ne s’applique plus. Pas d’inquiétude donc, que vous annuliez ou reportiez votre mobilité, les établissements l’assurent : aucun étudiant ne sera pénalisé si les séjours à l’étranger ne sont pas possibles. Cela est aussi bien valable dans le cadre d’une mobilité d’études que de stage. "Les étudiants qui devaient réaliser leur projet de fin d’études à l’étranger sont plus inquiets que les autres. Certains ont envie de vivre cette mobilité mais il faut aussi se montrer prudent", juge le responsable à la CGE.

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