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Parcoursup : comment obtenir votre année de césure postbac à coup sûr

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Année de césure // © Adobe Stock
Année de césure // © Adobe Stock

Stage, voyage, service civique ou bénévolat... Que diriez-vous de prendre une année de césure avant de poursuivre vos études ? Depuis 2018, les élèves de terminale peuvent effectuer directement leur demande sur Parcoursup. Quels sont les critères à remplir, les modalités d’admission ? Peut-on refuser votre demande ?

Désormais accessible entre la terminale et la première année d’étude, l’année de césure semble avoir la cote auprès des bacheliers. En 2018, sur les 888.000 candidats inscrits sur Parcoursup, 11.000 ont effectué une demande de césure postbac sur la plate-forme. Mais d’après le ministère de l'Education nationale, difficile de savoir exactement combien d’entre eux l’ont réellement réalisée.

Pour autant, si les demandes sont encore timides dans certaines formations, globalement, les établissements semblent prêts à répondre positivement à leurs futurs étudiants.

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La demande de césure : une procédure bien encadrée

Pour les lycéens, la procédure commence sur Parcoursup. Les candidats ont jusqu’au 15 mai 2019 pour faire leur demande de césure. Cette information sera transmise aux établissements supérieurs une fois la proposition d’admission définitivement acceptée par le candidat. L’année de césure n’est donc pas un obstacle pour intégrer l’enseignement supérieur.

Néanmoins, c’est bien l’établissement qui a le dernier mot. Chaque formation a son propre mode de fonctionnement. Généralement, le candidat doit remplir un formulaire ou envoyer directement une lettre de motivation à son futur établissement. Selon le projet, vous pouvez être amené à fournir des justificatifs pour témoigner de l’avancée de vos recherches.

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"On leur recommande aussi de nous contacter en amont, lors des portes ouvertes ou par mail, afin d’échanger avec eux et leur famille sur leurs projets futurs", précise Sylvie Goncalves, responsable du recrutement à l’ESC Clermont.

Le dossier est ensuite étudié en commission puis transmis à la direction de l’établissement. L'avis définitif tombe mi-juillet. L’établissement fixe également les modalités d’accompagnement et de validation de la césure pour que vous puissiez partir dès le début de l’année scolaire, en septembre.

Une admission quasi-certaine

Dans la majorité des cas, les demandes de césure sont satisfaites. À Lyon 2, 59 demandes sur les 61 ont été acceptées en 2018. Idem pour l’université de Bordeaux : 34 départs sur 36 demandes en 2018. Pour les formations plus sélectives comme en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) ou en école de commerce, les demandes se font plus rares. "Seulement deux étudiants ont souhaité effectuer leur césure pour partir en Australie", confirme Sylvie Goncalves.

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Malgré une admission quasi-certaine, quelques enseignants préfèrent rester vigilants. Emmanuel Buisson-Fenet, professeur de SES (sciences économiques et sociales) en CPGE au lycée du Parc à Lyon, estime que l’année de césure ne doit pas être prise à la légère. "Si l’élève a quelques difficultés, quelle est la probabilité qu’il se réadapte correctement à un cursus exigeant ? Nous devons prendre en compte l’intérêt de l’élève dans ses chances de réussite. Dans tous les cas, les demandes sont traitées avec sérieux et étudiées au cas par cas parce qu'on sait que c'est une expérience enrichissante pour eux."

Bien réfléchir à son projet

Ainsi, pour être sûr d’obtenir votre année de césure, misez sur votre lettre de motivation. "Les candidats doivent expliquer leur projet, réfléchir à sa faisabilité et surtout respecter les critères d’éligibilité", avance Aurélie Mialon, chargée des demandes de césure à l’université de Lyon 2.

En effet, lors d’une année de césure, plusieurs options sont possibles. Parmi les plus courantes : le service civique et le voyage culturel ou linguistique. Vous pouvez aussi effectuer des stages en entreprise, faire du bénévolat, travailler, créer votre entreprise ou faire une autre formation. "On ne peut pas prendre une année de césure pour réaliser son mémoire de master par exemple, ce n’est pas compatible avec le dispositif", poursuit Aurélie Mialon.

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De même, lorsque les projets ne sont pas assez construits ou sont jugés peu cohérents, cela peut être rédhibitoire pour les établissements. "Il faut bien réfléchir. L'objectif est de faire progresser nos étudiants. Or, l’année de césure n’est pas indispensable à leur réussite, cela répond davantage à un besoin d’expatriation, de maturité et d’envies personnelles. Il faut que ce soit encadré", détaille Sylvie Goncalves de l’ESC Clermont.

Effectuer ses démarches le plus tôt possible

Pensez donc à bien préparer en amont votre demande. Entamez les démarches de recherche de stage ou de service civique le plus tôt possible, montrez que vous avez passé des entretiens et que vous êtes bien renseigné sur la procédure à suivre. Bref, soyez actif. Cela rassurera votre établissement et fera certainement pencher la balance en votre faveur. Comme l'assure Maud Geffrault, chargée de l'insertion professionnelle à l'université de Bordeaux : "En général, les étudiants ont tout préparé lors de leur année de terminale. Mais même si tout n'est pas complet, on regarde attentivement leur dossier."

Quoi qu'il arrive, une fois que l'établissement a accepté votre année de césure, il doit obligatoirement vous garantir une place, l'année suivante, dans la formation pour laquelle vous avez postulé. "C'est beaucoup plus confortable pour eux de savoir où ils iront à leur retour, ils peuvent vivre leur césure plus sereinement", reconnaît Sylvie Goncalves.

L’année de césure : être étudiant à mi-temps

Une année de césure peut s’étendre sur une période maximale de deux semestres consécutifs, en France ou à l’étranger. Généralement, les établissements préfèrent accorder une année scolaire entière de césure pour assurer la réussite des étudiants. Cependant, vous pouvez réaliser plusieurs césures au cours de votre cursus, y compris entre deux formations.

Lors de cette période, les jeunes conservent leur statut d’étudiant et tous les avantages qui s’y rapportent comme la carte étudiante. Concernant les frais d’inscription, ils sont réduits pour les étudiants en césure. Quant à la bourse sur critères sociaux, elle peut être maintenue sur décision de l’établissement.