1. Tous les sujets et les corrigés du diplôme national du brevet

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Le sujet (le corrigé est juste en-dessous du sujet) :
DNB Série Collège juin metropole

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Le corrigé :



PREMIERE PARTIE – QUESTIONS


NB : On rappelle que les correcteurs attendent des réponses entièrement rédigées, comme cela est précisé sur le sujet. Il ne faut pas oublier de citer le texte et de justifier ses réponses chaque fois que la consigne le demande.

I. Le portrait de l'estrassier.

1.
a) Les éléments qui caractérisent la vie d'Ali sont :
- « Il est usé par la vie, pour avoir dormi dehors et voir bu trop de vin » (l. 3)
- « Il n’avait pas de domicile et pas vraiment de métier » (l. 4)
b) L’activité qu’il exerce est celle d’« estrassier » c’est-à-dire de chiffonnier : il fait partie de ceux « qui vont de poubelle en poubelle et ramassent tout ce qui peut se revendre. » (l. 4 et 5)
2. a) Le rapport logique exprimé dans le groupe en italiques « pour avoir dormi dehors et avoir bu trop de vin » est un rapport de cause.
2. b) « Parce qu’il avait dormi dehors et qu’il avait bu trop de vin » est une proposition subordonnée exprimant le même rapport logique.

3.
a) Le champ lexical dominant dans la phrase « tout à coup il se souvint qu’il avait été soldat, autrefois, dans sa jeunesse, et qu’il était monté à l’assaut au milieu du bruit des balles » est celui de la guerre (ou de la bataille) : On y trouve en effet les mots et expressions « soldat », « monté à l’assaut », « le bruit des balles » qui font référence à ce thème.

b) Par cette phrase, le lecteur apprend qu’Ali a été autrefois un soldat vaillant et courageux. On imagine que malgré la méfiance (l. 20), il se sent prêt à mobiliser son courage (« il se souvenait des battements de son cœur de ce temps-là, de la chaleur du sang dans ses joues » (l. 25-26)), pour déloger l’éventuel intrus : « résolu à le jeter loin sur les quais » (l. 27).

4.
a) « Avec d’infinies précautions » est un complément circonstanciel de manière.
b) Le trait de caractère d’Ali qui est ainsi mis en valeur est sa délicatesse et sa douceur. Il agit avec une grande prudence.
c) Dans la suite du texte, un indice conforte cette réponse : « Il la tenait dans ses bras, sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute » (l. 43-44).

II. La découverte.

1.
a) La phrase retranscrit les pensées d’Ali.
b) Il s’agit de discours (ou style) indirect libre.
c) Transposée au discours direct, cette phrase donne « Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ? »

2. La découverte s’effectue à travers deux sens : l’ouïe et la vue :
Concernant l’ouïe (les sensations auditives), nous pouvons relever : « Il entendit quelque chose », « une voix qui l’appelait », « une voix d’enfant, une voix de bébé nouveau-né », « la voix claire, avec comme une note d’impatience », « elle appelait à petits cris répétés », « la voix se mit à pleurer ».

En ce qui concerne la vue (les sensations visuelles), nous pouvons citer :
« Ali vit que le carton remuait, s’agitait sous les coups donnés à l’intérieur ».

3. La classe grammaticale de « quelque chose » est : Locution indéfinie.
(NB : il est probable que l’on accepte aussi la réponse « pronom indéfini »).

4.
a) Les expansions du mot « voix » dans la phrase sont :
- « qui appelait » (ou « qui appelait dans le carton ») : proposition subordonnée relative.
« d'enfant » : Groupe nominal prépositionnel.
« de bébé nouveau né » : Groupe nominal prépositionnel.

b) Ces expressions permettent de préciser la nature de la découverte faite par Ali. On comprend alors qu’il ne s’agit pas d’un chat mais d’un enfant abandonné.

III. L’enfant sous le pont.

1.
a) Dans les lignes 38 à 40, le rapport logique exprimé dans les deux propositions en italiques est un rapport de cause (ou de cause à conséquence) : « si petite qu’Ali devait serrer ses mains… », « si légère qu’il avait l’impression de ne tenir qu’une poignée de feuilles ».

b) Ces propositions insistent sur le fait que le bébé est minuscule, fragile, léger et donc très vulnérable.

2. L’expression « poupée vivante », qui qualifie la petite fille est une image.
C’est une métaphore qui compare implicitement l’enfant à un jouet : une jolie petite poupée, délicate et légère, mais un jouet qui serait vivant.
Dans une certaine mesure, l’image peut aussi être considérée comme un oxymore car on a juxtaposé deux mots opposés (poupée / vivante).

3. Le bébé est en danger : « il était tout nu », « sa peau était rougie par le froid ». Il a donc froid : « l’air froid (…) s’engouffrait sous le pont ».

4. La découverte de ce bébé apparaît comme une rencontre particulièrement surprenante et inattendue : « Quelque chose d’incroyable, d’impossible » (l. 28). « C’était tellement inattendu qu’Ali s’arrêta et regarda autour de lui (…) » (l. 29)
Le bébé représente aussi et surtout un être fragile et en danger, qu’Ali se doit de protéger :
« avec d’infinies précautions », « il devait serrer ses mains pour qu’elle ne glisse pas », « il avait l’impression de ne tenir qu’une poignée de feuilles ».
Il est admiratif : « De sa vie, Ali n’avait jamais rien vu de plus joli, ni rien de plus délicat et léger que cette petite fille, cette poupée vivante » et attentionné : « il s’aperçut que le bébé était tout nu, et que sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule ».

Réécriture

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher […] sous leur
couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.

Variante également acceptée :

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne
lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher […] sous leurs
couvertures militaires qui les abritaient du froid comme une tente.

DEUXIEME PARTIE - REDACTION

Pistes pour le corrigé :

Il s’agit d’un sujet de rédaction assez classique, imposant une forme (un article) ainsi que plusieurs formes de discours (faire un texte narratif mais aussi argumentatif et explicatif).

Les critères de réussite orientent le travail de façon assez précise :

Le texte doit d’abord prendre la forme d’un article de journal. On attend donc au minium un titre adapté en rapport avec le sujet de l’article, un « chapeau » (c’est-à-dire un paragraphe d’introduction donnant envie de lire la suite), des paragraphes distincts, (éventuellement des intertitres) et une signature à la fin (le sujet précisait : signer des initiales « J.P. »).

Il faut respecter la situation d’énonciation : un journaliste emploie assez rarement le « je » (mais cela n’est pas forcément exclu). Il peut s’adresser directement à ses lecteurs à la deuxième personne (éventuellement). A l’intérieur de l’article, il n’est pas exclu de donner la parole à Ali (en intégrant des citations entre guillemets) ou pourquoi pas à la petite fille (puisque l’article est publié quelques années après l’événement raconté dans le texte).

On pouvait commencer l’article par une narration précise et détaillée des événements.

Il fallait veiller à respecter les indices et le contexte de l’histoire :

- le personnage et son statut (un sans domicile fixe).

- les circonstances de la découverte :

Le temps : un beau matin d’hiver, par une matinée de brume

Le lieu : sous un pont, près d’un canal.

Veiller à employer correctement les temps du récit et, évidement, à ne pas recopier le texte de départ.

Dans l’article, on peut faire parler Ali (et pourquoi pas la petite fille) sous forme d’interview, au discours direct (ou rapporter ses paroles au discours indirect).

Dans une seconde partie, il convenait de développer des explications et des arguments montrant comment la découverte et le fait qu’il ait gardé « l’enfant de sous le pont » ont changé la vie du personnage.

On imagine assez facilement qu’il a dû trouver un moyen de subvenir à ses besoins, lui donner l’affection et l’attention nécessaires etc. Peut-être pouvait-on indiquer aussi que cette rencontre a finalement donné un sens à sa vie et lui a permis de retrouver une vraie place dans la société (un emploi, un logement etc.), que cela a pu lui donner le sentiment d’être responsable.

Les correcteurs prendront en compte la cohérence de l’ensemble ainsi que l’expression (orthographe, grammaire, correction de la langue) et la présentation. Il est recommandé de terminer par une phrase de conclusion. Celle-ci peut éventuellement donner la « morale » de cette histoire.




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