Jobs sur les campus : travaillez où vous étudiez

Par Delphine Dauvergne, publié le 06 Septembre 2017
6 min

Tuteur, étudiant relais-santé, ou encore chargé d’accueil aux services de votre établissement, les jobs sur les campus sont variés. Leur point commun : vous permettre de concilier facilement études et... petit salaire.

Premier avantage du job étudiant sur votre campus : la proximité. Fini la course à l’heure du déjeuner pour servir des frites chez McDo, la sortie de cours en vitesse pour garder des enfants, ou encore des réveils trop matinaux pour distribuer des journaux gratuits devant l’entrée du métro. En étant tuteur, magasinier à la bibliothèque, chargé d’accueil, ou encore assistant matériel audiovisuel, vous n’avez que quelques pas à faire pour prendre votre poste.

Des horaires qui s'adaptent

Destinés à des étudiants, les emplois du temps sont souples. "Nous alternons au guichet d’accueil selon nos heures de cours et de nos partiels", témoigne Hélène, 22 ans. Cette étudiante en lettres modernes à Angers officie au SUIO-IP (service universitaire d'information, d'orientation et d'insertion professionnelle) de son université, pour 9 heures par semaine payées environ 10 € brut de l'heure. Hélène s’occupe de "prendre les rendez-vous pour la conseillère d’orientation, renseigner les étudiants à l’accueil ou par e-mail".

Pour Célestin, étudiant relais-santé à l’université du Maine, les horaires sont plus aléatoires. "Tout au long de l’année, nous montons des projets de prévention santé sur des sujets variés : nourriture, tabac, alcool au volant, sexualité… Les heures consacrées au projet sont très inégales selon les semaines : entre zéro et douze", raconte l’étudiant en STAPS. Des jobs ponctuels existent aussi, notamment pendant la période des chaînes d’inscriptions l’été.

Un minimum d’aisance orale exigé

La plupart des jobs proposés sur le campus font appel à des qualités comme l’aisance orale, car les étudiants sont souvent amenés à communiquer avec les autres jeunes, voire les interpeller ou effectuer des prises de parole publiques. "C’était l’un des prérequis essentiels pour devenir étudiant relais-santé, car nous allons à la rencontre des étudiants sur le campus", souligne Célestin.

Un avis partagé par Loïc, qui a aussi travaillé comme étudiant relais-santé à l’université de Bretagne Occidentale. "Je me suis même déguisé en préservatif géant pour la journée de lutte contre le VIH !", confie-t-il. Alors, si vous êtes trop timide pour parler de sexualité à des inconnus, visez un job qui demande moins d’assurance, comme preneur de notes pour un étudiant sportif ou handicapé, ou bien faire la plonge au self de la cantine.

Acquisition de nouvelles compétences

En plus de vous permettre de mieux connaître votre établissement et son fonctionnement, vous pourrez acquérir de nouvelles compétences. "J’ai appris à travailler en équipe, éviter les conflits en étant patient, à m’adapter aux autres", admet Hélène.

François, étudiant à GEM, est payé 250 € net par mois pour une trentaine d’heures effectuées dans la bibliothèque de son école.
François, étudiant à GEM, est payé 250 € net par mois pour une trentaine d’heures effectuées dans la bibliothèque de son école. // © Photo fournie par le témoin

Pour François, étudiant à l’école de commerce GEM, son job d’assistant bibliothécaire lui a permis de "découvrir de nouveaux outils documentaires". Chargé de mener des petits projets, il a profité de l’occasion pour "approfondir ses recherches sur le développement personnel". Une thématique qu'il aimerait utiliser pour monter une start-up.

Loïc, étudiant en AES (administration économique et sociale), a été tuteur informatique pour l’obtention du C2i trois heures par semaines pendant six mois pour un salaire mensuel de 150 €. "Je répondais aux questions des étudiants et m’occupais de la maintenance de la salle", décrit-il. Une opportunité qui lui a permis de "confirmer son projet professionnel de devenir enseignant".

Un salaire limité

"Pour les étudiants qui cherchent un job pour payer leur loyer et leurs courses c’est souvent insuffisant", souligne Célestin. Pour ne pas empiéter sur les études, les jobs proposés sont moins prenants et les heures sont souvent payées au taux horaire du SMIC. Il faut donc prendre ce job plus comme un complément de revenus.

Nicolas a signé un contrat de 200 heures à l'année pour aider les étudiants à trouver un logement à Bordeaux.
Nicolas a signé un contrat de 200 heures à l'année pour aider les étudiants à trouver un logement à Bordeaux. // © Photo fournie par le témoin

Autre inconvénient, l’appréhension de ne pas être à la hauteur face à ses pairs. "C’est stressant d’être confronté à la détresse des jeunes qui me disent que si je ne les aide pas à trouver un appartement ils vont dormir dans la rue…", admet Nicolas, 21 ans, chargé d’accueil et de recherche de logements au bureau de la vie étudiante de l’université de Bordeaux. Il ajoute cependant : "c’est aussi très valorisant lorsqu’on arrive à débloquer une situation, on se sent utile".

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