Comment bénéficier du nouveau "chèque psy" ?

Par Amélie Petitdemange, publié le 10 Février 2021 - Mis à jour le 22 Février 2021
3 min

Depuis le 1er février, le "chèque psy" vous permet de consulter un psychiatre ou un psychologue gratuitement dans le cadre d'un parcours de soin.

Emmanuel Macron a annoncé la création d'un "chèque d'accompagnement psychologique" lors d'une rencontre avec des étudiants à l'université Paris-Saclay, fin janvier. Mis en place depuis le 1er février, il vous permet de consulter un psychiatre ou un psychologue gratuitement. Tous les étudiants, boursiers ou non, peuvent en bénéficier.

"L'objectif, c'est que tout étudiant qui se manifeste ou qu'un proche manifeste puisse avoir accès à un parcours de soin ", a expliqué le président de la République. Il s'agit d'un "chèque virtuel" qui donne accès "un parcours de soin gratuit", a ensuite précisé Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, sur RMC. Cette mesure bénéficie à tous les étudiants des établissements publics et privés.

Consulter un médecin

Tout d'abord, vous irez voir un médecin. Il peut s'agir d'un médecin généraliste au sein de votre service de santé universitaire ou d'un médecin figurant sur une liste de médecins avec lesquels les services de santé ont passé des conventions.

Ce médecin vous préconisera soit une aide psychologique soit d'aller voir un psychiatre. Vous pourrez choisir ce praticien parmi une liste de psys conventionnés par un service de santé universitaire.

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Trois séances offertes

Le "chèque psy" ouvre droit à trois consultations de 45 minutes. Vous n'aurez rien à débourser pour ce parcours de soin et votre suivi chez un psychologue.

Le président souhaite également que "cette parole puisse être recueillie en dehors des lieux d'études". Il a expliqué qu'il s'agit de "sujets sensibles", où il ne faut "pas seulement avoir accès à un professionnel de santé mais au bon professionnel de santé, à quelqu'un qui va vraiment vous aider". Le dispositif intégrera les centres hospitaliers universitaires (CHU) et les centres hospitaliers (CH).

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Oser se manifester

Selon Emmanuel Macron, le défi ne réside pas seulement dans l'avance de ces frais mais dans la "libération de la parole". "Les étudiants qui ne se sentent pas bien doivent le dire", a martelé le chef de l'État à l'université Paris-Saclay. "Je ne peux pas faire envoyer des mails à tous les étudiants pour savoir s’ils ont besoin d’aide".

Ainsi, des tiers pourront alerter sur le mal-être d'un étudiant. Par ailleurs, Frédérique Vidal a annoncé que des référents tuteurs seraient formés pour "inciter les étudiants qui ne vont pas bien à en parler".

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