1. Semaine de l'industrie : 7 infos qui vont vous faire aimer ce secteur
Décryptage

Semaine de l'industrie : 7 infos qui vont vous faire aimer ce secteur

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Une des œuvres du concours d'affiches de la 6e Semaine de l'industrie conçue par les élèves de terminale bac pro du lycée Maximilien-Vox à Paris. // © DGE (direction générale des entreprises)
Une des œuvres du concours d'affiches de la 6e Semaine de l'industrie conçue par les élèves de terminale bac pro du lycée Maximilien-Vox à Paris. // © DGE (direction générale des entreprises)

L'industrie drague les jeunes ! Jobs datings, journées portes ouvertes, sessions de classe en entreprise… À l'occasion de la 6e Semaine de l'industrie, du 14 au 20 mars 2016, 2.500 événements sont proposés pour mieux connaître ses métiers. Car le secteur, plus moderne et porteur d'emplois qu'on ne le pense, a de beaux atouts à faire valoir.

1. Un secteur qui se conjugue au futur

Non, l'industrie n'est pas un secteur vieillot et en déclin ! Bien sûr, tout dépend de la météo propre à chaque domaine. Par exemple, la mécanique, l'aéronautique ou l'automobile se portent bien en ce moment : les commandes d'avions ou de voitures sont reparties à la hausse. En revanche, l'activité pharmaceutique est un peu moins florissante.

Dans l'ensemble, les secteurs industriels se modernisent et innovent : impression 3D, robotique, réalité virtuelle, numérisation de la chaîne de production, "big data"…

L'industrie du futur, pour laquelle l'État mobilise de l'argent public, sera plus robotisée et utilisera davantage les technologies numériques.

2. L'industrie améliore son image auprès des jeunes

Selon la 4e édition du baromètre Opinion Way réalisé pour l'école Arts et Métiers ParisTech, 76 % des 529 lycéens de sections scientifiques et technologiques interrogés ont une bonne image de l'industrie. Mais les garçons en ont toujours une image plus positive (82 %) que les filles (71 %). Toutefois, même si cela évolue (+ 2 % par rapport à 2015), l'industrie reste moins attractive que le commerce ou l'artisanat (89 %) ou les entreprises de haute technologie (94 % d'opinions favorables). Le Web brille toujours plus que l'usine... Les secteurs industriels vus comme les plus attractifs par les futurs bacheliers S ou technologiques sont l'aéronautique-aérospatial et les énergies renouvelables.

3. Des recrutements à tous les niveaux d'études

L'industrie peine à recruter sur certains métiers (par exemple chaudronnier, soudeur…). Une opportunité pour les jeunes. “Nous recrutons à tous les niveaux, mais il faut une qualification pour travailler dans l'industrie aéronautique”, explique Sonia Dumas, responsable de l'emploi et de la formation chez Airbus. On n'entre pas sans diplôme chez le champion de la construction aéronautique... Mais avec une formation courte comme un CQPM (certificat de qualification paritaire de la métallurgie), un jeune peut déjà trouver un emploi. “Nous recrutons aussi du bac pro à bac+5 et même au-delà”, poursuit Sonia Dumas, interrogée par des lycéens lors d'une table ronde organisée par la Fabrique de l'industrie à la Cité des sciences. Comme tous les secteurs d'activité, l'industrie manque également d'ingénieurs. 

4. De 80.0000 à 100.000 embauches par an jusqu'en 2020

“Contrairement aux idées reçues, les besoins en recrutements dans l'industrie sont très importants”, explique le ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique. Les secteurs industriels prévoient d'embaucher entre 80.000 et 100.000 salariés (hors alternance) chaque année jusqu'en 2020. 20 % de ces nouveaux emplois concerneront des cadres. Même si elle a supprimé des emplois pendant plusieurs années (et même 40.000 postes encore en 2015), l'industrie embauche toujours. D'une part pour faire face aux départs en retraite, d'autre part parce que le secteur se porte mieux.

Si l'aéronautique prévoit ainsi d'embaucher 10.000 personnes en 2016, la construction navale compte également recruter pour répondre à la hausse de la charge de travail. Les chantiers STX de Saint-Nazaire (44), par exemple, ont enregistré deux nouvelles commandes de paquebots. Celles-ci vont fournir du travail jusqu'en 2020, créer 500 emplois directs chez le fabricant et 1.500 chez ses sous-traitants.  

5. Près de 60.000 apprentis attendus en 2016

C'est le moment de peaufiner vos CV et lettres de motivation et de vous entraîner à passer des entretiens. 250.000 apprentis sont formés en alternance chaque année dans l'industrie. Un chiffre stable depuis plusieurs années. Plus de 57.000 nouveaux contrats d'apprentissage ont été signés en 2015 et au moins autant sont attendus en 2016. Le constructeur automobile Renault, par exemple, a prévu d'embaucher 1.000 apprentis en France en 2016. La SNCF n'est pas en reste. “Chaque année, nous formons 7.000 jeunes en alternance à nos 150 métiers, dont un millier de futurs ingénieurs”, précise Christophe Valentie, chef du département emploi, recrutement et formation.

6. En plein dans le concret

"Dans l'industrie, je vois le produit que je fabrique !" sourit Marine Brochard, ancienne apprentie devenue ingénieure qualité sécurité environnement chez Safran-Snecma, un fabricant de moteurs d'avions. Marine a d'abord travaillé pour une entreprise de services qui distribue de l'énergie, mais trouvait son travail moins passionnant. "Travailler dans le concret, c'est ce qui m'a toujours intéressée." Après son bac S, Marine a préparé un BTS assistance technique d'ingénieur à l'Aforp, un centre de formation qui prépare 1.700 apprentis par an aux métiers de l'industrie. Elle a ensuite poursuivi ses études en apprentissage à l'école d'ingénieurs EI.CESI.

7. L'industrie embauche 80 % des jeunes qu'elle forme

CAP, BTS, diplôme d'ingénieur… Les formations en alternance facilitent l'insertion dans la vie professionnelle. 80 % des jeunes formés par ce biais dans l'industrie sont intégrés par les entreprises qui les ont accueillis, selon la DGE (direction générale des entreprises) du ministère de l'Économie. Les salaires bruts varient de 1.500 € pour un ouvrier qualifié en début de carrière à 8.000 € pour un ingénieur expérimenté. Les rémunérations diffèrent selon le niveau de qualification, l'expérience et, bien sûr, le domaine d'activité.